Orange

Nouvelle cession d’actifs : un goût d’orange amère

Alors que le gouvernement projette de céder entre 5 et 10 Mds € de ses actifs dans le cadre du budget 2015, la menace d’un nouveau bradage de ses parts dans Orange refait surface. C’est l’agence de notation Moody’s qui l’évoque dans un communiqué en soulignant que cela pourrait se traduire par une “détérioration de sa qualité de crédit… en dépit de la possibilité octroyée par la loi Florange de compenser la réduction de la participation de l’État par une augmentation de ses droits de vote”, (cette loi donnant un droit de vote double pour les actions détenues depuis au moins 2 ans).
Et l’agence prévient qu’elle interprèterait négativement une telle décision de l’état quant à “sa volonté d’apporter son aide à titre exceptionnel en cas de besoin”. Autrement dit, une nouvelle cession d’actifs signifierait une très grande fragilisation de l’opérateur historique
Notamment en cas de coup dur. Une OPA par exemple.
C’est aussi pourquoi FOCom dénonce une nouvelle fois avec force tout nouveau désengagement de l’Etat dans le capital d’Orange.

Qui perd… perd

La Commission européenne a adressé à Orange un relevé des griefs qu’elle oppose à son projet de rachat de l’opérateur espagnol Jazztel. Toujours sous le même motif : le rachat de Jazztel par le groupe français nuirait à la concurrence sur le marché de l’accès fixe à internet et des offres fixe-mobile en Espagne, avec un risque de hausse des prix. Décidément les dogmes européens les plus stupides ont la vie dure ! Concurrence et consumérisme ont déjà amplement montré leur nuisance pour le développement du secteur, la résistance aux prédateurs extra européens, l’investissement et les emplois. Et une fois de plus c’est l’opérateur historique qui est visé. Plus que jamais notre mot d’ordre est d’actualité pour défendre Orange et l’avenir de ses salariés : “touche pas ma boîte !”
Décision fin avril.

Accouchement difficile de la mission Champsaur

La mission vient seulement de présenter son rapport ce 19 février à Emmanuel Macron et Axelle Lemaire. Difficile sans doute de concilier une vision nationale de l’intérêt public et la volonté de certains potentats locaux d’asseoir leur pouvoir sur “leur” réseau fibre. Reçue par la mission, FOCom avait notamment fait valoir le non sens technique de l’extinction du réseau cuivre. Le rapport évoque “la création d’un statut de « zone fibrée », statut qui serait accordé par l’Etat lorsque la totalité d’une zone, par exemple une commune, est desservie par un réseau à très haut débit en fibre optique. L’accession au statut de « zone fibrée » déclencherait la mise en œuvre de mesures d’accompagnement pour migrer la totalité des utilisateurs du réseau de cuivre vers le réseau FttH.” Cela semble signifier que notre réseau cuivre ne va pas être éteint brutalement et que l’initiative en sera laissée à l’opérateur historique ce qui est une bonne chose. En revanche ce qui nous paraît regrettable c’est le maintien d’une logique d’émiettement et de balkanisation des réseaux… au détriment de l’intérêt général.