Droit du travail

Le burn out non reconnu comme maladie professionnelle

Alors que selon l’étude de Technologia, 3,2 millions des actifs occupés seraient en situation de travail excessif et compulsif soit 12,6% de la population active française, ce syndrome d’épuisement professionnel ne figurera pas dans la liste des maladies professionnelle ainsi qu’il était initialement prévu dans la loi sur le dialogue social. Le ministre du travail, François Rebsamen : “Le burn-out, c’est un début de reconnaissance. C’est normal, ça peut exister. Mais ce n’est pas une maladie qui peut figurer au tableau des maladies professionnelles, parce qu’elle n’est pas uniquement liée au poste de travail”. FO continuera à se battre pour la reconnaissance du burn out comme maladie professionnelle car c’en est une par définition !

État des lieux sur le forfait jour

La Dares, l’institut statistique du ministère du Travail, a calculé les salariés en forfait jours travaillent plus. Ils comptent moins de journées de travail dans l’année, mais elles sont plus lourdes. Près d’une demi-heure de plus par jour. Si on ne prend que les cadres en forfait jours, ils passent en moyenne 44,6 heures à travailler, contre 39 heures chez les cadres “classiques”. Sur l’année, les cadres en forfait jours ont travaillé 45 heures de plus que les autres. Chez les non-cadres, la différence est encore plus grande : 62 heures de plus dans l’année par rapport aux salariés aux 35 heures.
Le système du forfait jours permet aussi de gagner plus. Un salarié sous ce régime gagne 5% de plus que son homologue aux 35 heures. Chez les non-cadres, c’est encore davantage : un bonus de 36% de salaire.

Les enjeux de la transformation digitale

La digitalisation ne peut se réduire à un énième changement organisationnel classique. Certains prédisent une transformation en profondeur idyllique de l’organisation de l’entreprise et de son mode de gouvernance, avec plus de responsabilisation pour les salariés, une plus grande autonomie dans le travail, un nouvel équilibre entre vie privée et vie professionnelle, etc. Mais face à ces promesses d’un avenir numérique radieux, il existe de vrais dangers notamment en matière d’emploi, d’évolution des métiers, de collectifs de travail, de conditions de travail, de droit du travail. Ces thématiques seront abordées lors du colloque organisé par FOCom le 25 juin et seront au cœur des négociations qui s’ouvriront le 2 juillet.
Nous avons le plaisir de vous inviter à notre table ronde « Digitalisation du travail, une maîtrise indispensable » qui se tiendra le 25 juin 2015 de 14 h à 18 h à la Confédération Force Ouvrière Salle Léon-Jouhaux 141 avenue du Maine Paris 14ème

Le compte individuel pénibilité a du plomb dans l’aile

Manuel Valls a annoncé le report de 6 mois de l’entrée en vigueur de la totalité du compte pénibilité, adopté fin 2013 lors de la réforme des retraites. On se souvient qu’un certain nombre de syndicats, dont la CFDT, avaient accepté cette réforme au prétexte de la mise en place de ce dispositif censé permettre à des salariés ayant eu des conditions de travail pénibles de partir un peu plus tôt. Quatre des critères de pénibilité retenus sont entrés en vigueur en janvier, les six autres n’y entreront qu’en juillet 2016.
Selon Manuel Valls, il s’agit d’adresser « un message de confiance aux entreprises ». Il annonce aussi une « simplifi­cation » du dispositif . D’autres dispositions devraient être introduites par amendement dans le projet de loi sur le dialogue social actuellement examiné par les députés. Tout cela ressemble à un dépeçage en règle. FO s’était vigoureusement opposée à la contre-réforme des retraites qui constituait un recul de nos droits au prétexte de la mise en place d’un hypothétique compte individuel pénibilité. Les faits nous donnent (malheureusement) raison : il ne faut jamais lâcher la proie pour l’ombre.

Pour améliorer le congé maternité

Garantir un congé maternité à 18 semaines pour toutes les européennes tel était l’objet d’un projet de directive datant de 2010 et toujours pas mis en application. Ce projet est menacé aujourd’hui d’être purement et simplement retiré sous prétexte de simplification. Alors qu’il signifierait un progrès pour les femmes et l’égalité salariale dans nombre de pays européens. En France le congé maternité est de 16 semaines.