Le 18 mai, FOCom et l’ensemble des Organisations Syndicales ont fait parvenir à la Directrice Générale, Christel Heydemann, un courrier revendicatif portant sur la renégociation de l’avenant à l’accord télétravail. En effet, à l’issue de dix séances de négociation, les seules propositions concrètes de la Direction portent sur l’accélération et le déploiement des environnements dynamiques de travail, sans apporter aucune réponse à nos revendications légitimes, et ce depuis le 4 mai 2020. Pire, elle déclare ne détenir aucun mandat pour augmenter les indemnités compensatrices de télétravail, au motif que les efforts de rétribution ont été concentrés sur la Négociation Annuelle Obligatoire. A l’heure où le pouvoir d’achat est plus que jamais en péril, il est totalement inacceptable et déloyal de subordonner le défraiement des 42 000 télétravailleurs du Groupe à la seule NAO. D’autant plus qu’il s’agit pour les télétravailleurs de dépenses engagées pour l’exercice de leurs missions, avec leur rémunération. Nous rappelons que la généralisation du télétravail a permis à Orange de dégager 350 millions d’euros d’économies sur l’immobilier, dans le cadre du plan Scale UP. Nous réitérons nos revendications, à savoir : L’évolution des équipements et l’augmentation du défraiement des télétravailleurs ; La mise à disposition de tiers lieux en proximité des lieux de vie des salariés sur tous les sites d’Orange facilement réservables et accessibles à ceux qui ne souhaitent pas télétravailler depuis leur domicile ; La mise à disposition de la position de travail libérée par le télétravailleur à sa seule discrétion, selon des modalités identiques à celles de l’accord actuel. FOCom et l’ensemble des OS demandent à la Direction de déléguer un mandat réel aux négociateurs afin de conférer des droits à tous les télétravailleurs, en cohérence avec les nouvelles organisations de travail. [Lire le courrier intersyndical]
mai, 2022
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20 mai
Accord RCQ : la Direction fait l’autruche !
Signataire de l’accord Reconnaissance des Compétences et des Qualifications de février 2017, FOCom s’était mise d’accord avec la Direction après 18 mois de négociation, pour que son contenu permette de reconnaître le travail et l’expertise de chaque salarié, de droit privé ou fonctionnaire. Par le biais de la reconnaissance des multiples compétences et qualifications acquises tout au long de leur carrière professionnelle, cet accord visait à rattraper l’absence de promotion pour des milliers de salariés depuis de nombreuses années. Au regard du manque de loyauté de la Direction et des engagements non tenus. FOCom continue de faire remonter les distorsions et les interprétations disparates dans la mise en œuvre de cet accord par les directions locales qui génèrent incompréhension, insatisfaction et frustration des salariés qui, pourtant, portaient beaucoup d’espoir dans cet accord pour enfin être reconnus ! [Lire notre tract : « Les impacts de l’accord RCQ pour les personnels d’Orange »]
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19 mai
Accord restauration validé une nouvelle fois
Suite à l’action en appel de la CFE-CGC pour dénoncer l’accord restauration, la cour d’appel de Paris a rendu son avis ce 19 mai 2022. Elle confirme, pour la 2ème fois donc, la validité de cet accord et a débouté la CFE-CGC de toutes ses demandes. FOCom se félicite de cette décision qui contribue à protéger notre modèle social et préserve le pouvoir d’achat des salariés en leur permettant d’accéder, sur leur lieu de travail, à une restauration de qualité à un prix raisonnable grâce au subventionnement. FOCom déplore d’ailleurs la situation des salariés des périmètres SCE et OFS qui sont contraints de déjeuner sans subventionnement ou à l’extérieur en titre-restaurant, puisque leurs CSE respectifs, majoritairement composés d’élus de la CFE-CGC, ont refusé de se joindre à la gestion de la restauration mutualisée. Pour rappel, afin que tous les salariés bénéficient des avantages de la restauration collective, rien de plus simple, il suffit que leur CSE de rattachement adhère à la mutualisation de son budget restauration au niveau national et le délègue en gestion à Orange.
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19 mai
Premières demandes pour le « congé de respiration »
Une cinquantaine de salariés, 60 % de femmes et 40 % d’hommes, vont bénéficier de ce nouveau dispositif qui permet aux salariés en milieu de carrière de prendre une pause dans leur parcours professionnel en conservant 70 % de leur rémunération. Dans le cadre de l’accord intergénérationnel 2022-2024 signé par FOCom et trois Organisations Syndicales, il permet aux salariés éligibles (10 ans d’ancienneté minimum) de faire une « pause » de 3 à 12 mois pour se consacrer à un projet personnel (projet d’études, de recherche, de formation ou associatif). Le contrat de travail n’est pas suspendu. Pour l’instant, ce dispositif est dans une phase expérimentale pour l’ensemble du personnel et prévoit 250 places (50 % pour les cadres et 50 % pour les non-cadres). Selon M. Gervais PELISSIER, directeur People et Transformation Groupe Orange, « si le dispositif est concluant, je ne vois pas d’objection à l’étendre aux salariés disposant de moins de 10 ans d’ancienneté, comme un outil de rétention ». Pour FOCom, ce dispositif ne doit en aucun cas être détourné de son objectif initial pour servir d’outil de rétention et nous attendons de son application qu’elle soit homogène, équitable et transparente. Orange doit avoir une communication proactive sur ce dispositif qui peut s’avérer une véritable opportunité pour les salariés, tant sur le plan personnel que professionnel, d’autant plus dans un environnement bousculé par de profondes transformations. Et nous attendons un accompagnement solide des personnels au moment de la reprise de leur carrière chez Orange. [Lire le tract : Dispositif respiration en milieu de carrière]
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17 mai
Domaine Intervention : des orientations observées à la loupe !
La Direction Boucle locale et Intervention a présenté, au CSEC d’avril, ses orientations ainsi qu’un « focus » sur le décommissionnement du cuivre. L’ensemble des trois axes du plan Engage 2025 serait atteint avec « un bon niveau de performance opérationnelle » (28,7 millions de prises raccordables, coûts d’intervention maîtrisés) et « une forte progression de la satisfaction client » (plan QSBL sur le cuivre, lutte contre les malfaçons FTTH). Derrière cette présentation « édulcorée », FOCom s’inquiète de l’éventualité d’une réorganisation des services opérationnels avec l’intégration des UPR dans les UI dont les effectifs sont en constante baisse du fait d’une politique mortifère de réduction des coûts. A cela s’ajoute le programme de fermeture du réseau cuivre à échéance 2030, projet titanesque sur le plan technique, qui aura de nombreuses répercussions sur le volet humain et financier, et requiert une vision prospective des emplois et des compétences. Au regard des risques accrus en termes de déformation des activités et métiers, nous exigeons que les impacts soient identifiés et analysés, en amont, en groupes pluridisciplinaires de prévention (GPP), et dûment présentés aux Instances Représentatives du Personnel. Et qu’Orange prévoie un budget conséquent en termes de reconnaissance.
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