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Objectifs commerciaux en Agence Entreprise, la coupe est pleine !

Face à la dégradation des conditions de travail des salariés des agences Entreprise, FOCom n’a eu de cesse d’alerter la Direction Entreprise France (DEF) sur les conséquences désastreuses engendrées par de multiples réorganisations imposées à Orange, sans concertation préalable, notamment sur la définition des objectifs commerciaux. Nous rappelons que l’accord Organisation du Travail du 27 septembre 2010 précise que l’entreprise doit assurer la transparence du processus de fixation des objectifs et tenir compte des situations personnelles ainsi que des moyens disponibles pour les atteindre. Tout salarié qui conteste la détermination des objectifs dispose de voies de recours (niveau hiérarchique supérieur, représentants du personnel, instances paritaires). Nous exigeons le respect et l’application de l’accord Organisation du travail. Les objectifs doivent être pertinents, atteignables, réalistes et contextualisés. Ainsi, nous demandons à la direction, sans attendre, une remise à plat de la politique de définition des objectifs. Les représentants FOCom sont mobilisés et à vos côtés pour vous accompagner ! Lire notre tract [Objectifs commerciaux : toujours plus et sans concertation. Un recadrage s’impose !]

Vent de RDV en boutiques

Les orientations du domaine de la Relation Client Grand Public, incarnation des 11 programmes prioritaires d’Orange France pour réussir Engage 2025 et présentées en CSEC le 20 avril, suscitent de vives inquiétudes. L’un des projets phares du programme est la généralisation de l’outil Wynd, qui consiste à mieux qualifier la prise de RDV client affectée aux conseillers. Pour FOCom, le point d’alerte ne porte pas sur la pratique du RDV client mais sur la pérennité d’une pratique mise en place au départ pour limiter les contaminations en période de crise sanitaire et sur ses conséquences organisationnelles. Cette nouvelle pratique risque de complexifier davantage le quotidien des conseillers et surtout des managers, et d’affecter l’organisation (gestion des pauses méridiennes, des congés, des absences imprévues, des clients sans RDV…) et les conditions de travail de ces salariés. Pour FOCom, en attendant que de véritables études d’impacts soient réalisées, afin d’identifier les risques et de mettre en œuvre des plans d’actions de corrections, les nombreux points de vigilance imposent la suspension de la généralisation de WYND.

Boutiques en danger !

Dans le cadre du schéma directeur de la distribution 2021 et après l’annonce en février de 26 fermetures et 21 relocalisations de boutiques en régions, l’Ile de France va présenter un projet d’arrêt d’exploitation des boutiques, au CSE de la DO IDF les 25 et 26 mars. Dans un premier temps, les boutiques concernées seront celles d’Enghien Les Bains, de Provins et de St Germain en Laye puis suivront celles de Fontainebleau, d’Etampes et de Montreuil. Selon la direction, la crise sanitaire induit un changement durable du comportement des clients qui utilisent de plus en plus le canal digital. Il s’agit en réalité d’un alibi opportun qui permet à l’entreprise de poursuivre le démantèlement du réseau Orange France. Or, nous dénonçons depuis plusieurs années la refonte du maillage des boutiques Orange dont le seul objectif est de faire des économies sur la masse salariale. Pour FOCom, il est bien question ici de casse sociale, ce que nous contestons. Et nous réaffirmons notre opposition à toute politique de filialisation.
Ce nouveau projet inquiète fortement nos collègues de boutique qui, rappelons-le, sont sur le pont depuis le début de la crise Covid-19. Leurs conditions de travail, déjà difficiles, vont être à nouveau lourdement impactées (déplacement sur un site plus éloigné, changement de métier et/ou d’environnement). Nous demandons l’intégration de la GDT au sein de la maison mère, l’arrêt du dumping social ainsi qu’un accompagnement solide pour les salariés afin de préserver leur pouvoir d’achat.

Boutiques : maintien de la totalité de la PVC !

Le 29 janvier, le gouvernement a annoncé la fermeture des boutiques des centres commerciaux de plus de 20 000 m2. Les 128 boutiques Orange fermées représentent 38% de l’activité. Seuls 1/4 des clients se reportent sur d’autres boutiques. Depuis le 9 février, un dispositif d’entraide « sur la base du volontariat » a été mis en place par la Direction pour venir en aide aux 235 boutiques restées ouvertes. FOCom conteste cette décision unilatérale. Ces mesures d’entraide doivent faire l’objet d’une concertation avec les organisations syndicales afin de ne pas pénaliser les conseillers sur leur PVC, qu’ils soient dans leur propre boutique ou en entraide. Par ailleurs, nous craignons que le volume d’affaires soit insuffisant pour assurer aux salariés le maintien de leur PVC. Le dispositif ASA Covid mis en place actuellement dispense d’activité, avec une rémunération à 100% uniquement sur la partie fixe, sans intégrer la PVC. C’est totalement inacceptable. Nous exigeons que la PVC moyenne soit maintenue pour tous les salariés y compris ceux des boutiques fermées pendant la durée de fermeture imposée par le 1er Ministre.
Concernant le capacitaire, la jauge est de 8m2 par client pour les boutiques de moins de 400 m² et de 10m² au-delà, et ce indépendamment du nombre de salariés. Dans de telles conditions, garantir la sécurité sanitaire des salariés et des clients sera un véritable challenge !

Fermeture de boutiques dans les centres commerciaux

La direction nous a informés que, suite à la décision du gouvernement de fermer, à compter du dimanche 31 janvier, les commerces non alimentaires des centres commerciaux et galeries marchandes d’une surface commerciale utile supérieure à 20.000 m2 (à l’exception des zones commerciales, parcs d’activité et villages de marques où la circulation du public entre les commerces intervient en extérieur), 124 boutiques en Agence de Distribution sont fermées (voir la liste). Et que, « dans l’immédiat pour les personnels concernés le dispositif ASA Covid, avec maintien de la rémunération fixe, est mis en œuvre ». FOCom s’attachera a ce qu’au-delà de la rémunération fixe garantie par l’entreprise, les salariés touchent une PVV recalculée afin de ne pas avoir de pertes de salaire.