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1er mai : le symbole des conquêtes sociales

À l’occasion du 1er mai, journée internationale des travailleuses et des travailleurs, FO Com réaffirme son attachement indéfectible aux droits sociaux, aux libertés syndicales et au progrès collectif.

Dans un contexte de transformations profondes dans nos entreprises, FO Com alerte sur les conséquences sociales des réorganisations permanentes et de la recherche accrue de rentabilité. Pour FO Com, ces évolutions ne peuvent se faire au détriment de l’emploi, des conditions de travail et du service public.

Le 1er mai est aussi un moment de mobilisation pour rappeler que les travailleurs ne sont pas une variable d’ajustement. FO Com revendique des augmentations salariales à la hauteur de l’inflation, la reconnaissance des qualifications, ainsi que le maintien de collectifs de travail solides.

En cette date anniversaire des 140 ans du 1er mai à Chicago, FO Com exprime son soutien à tous les travailleurs du monde entier.

Plus que jamais, FO Com appelle à faire cette date un temps fort de solidarité et de revendications, pour les salaires, l’emploi, la protection sociale, le service public.

Le 1er mai n’est pas un souvenir, c’est un symbole. Pas touche au 1er mai !

Trust the Future : un message d’espoir ou une illusion ?

Officiellement destiné aux salariés, le plan stratégique Trust the Future s’adresse en réalité surtout aux actionnaires, masquant certaines réalités vécues au quotidien.

Il s’articule autour de trois ambitions stratégiques :

  • Proximité client : transformer l’expérience client en relation d’exception, plus personnelle et proactive.
  • Croissance par l’innovation : créer de nouvelles sources de revenus et développer des services innovants pour les particuliers et des solutions de confiance pour les entreprises.
  • Excellence à grande échelle : tirer parti de la taille de l’entreprise et des nouvelles capacités offertes par l’IA pour atteindre des niveaux d’efficacité et d’innovation de référence dans l’industrie.

Si ces ambitions semblent prometteuses sur le papier, FOCom reste vigilante : la réalité des salariés est souvent très différente.

L’entreprise met en avant que « la confiance est notre super-pouvoir », mais la confiance ne se décrète pas : elle se mérite et ne peut se limiter à un slogan. Pour FOCom, cela implique que :

  • La confiance ne doit pas devenir un outil pour faire accepter des mesures qui fragilisent nos conditions de travail.
  • La transparence et l’écoute sincère doivent accompagner cette stratégie.
  • Le respect doit être présent partout, entre directions, salariés et représentants syndicaux.
  • L’usage de l’IA doit être encadré et discuté avec les représentants du personnel ; sa mise en œuvre sans consultation ébranle la confiance.

La réalité concrète des salariés va souvent à l’inverse de ces principes. Les montants de participation et d’intéressement sont en baisse par rapport à l’année précédente, atteignant un niveau inédit depuis 2004. Cette situation entraîne une perte de pouvoir d’achat, et l’entreprise ne propose aucune compensation réelle, si ce n’est une prime de partage de la valeur qui reste insuffisante.

Comment faire confiance à une entreprise qui annonce vouloir ouvrir une négociation nationale sur le projet Regain, mais se présente finalement en négociation locale sans enveloppe financière, et qui fait appel d’une décision judiciaire l’obligeant à ouvrir ces négociations ?

Pour FOCom, la confiance ne se décrète pas : elle se mérite !

Votre engagement est notre force. Posons les bonnes questions, exigeons des réponses claires, et continuons à défendre nos droits et notre avenir.

Voice Up : Des résultats en progression… mais à quel prix ?

En 2026, 79% des salariés ont répondu à Voice Up, une hausse de 7 points par rapport à 2025.

Cela semble traduire une hausse dans l’engagement des salariés envers l’entreprise.

Les chiffres :

  • Progression notable dans la confiance en la stratégie (+5 points) et en la direction (+7 points).
  • La majorité des salariés est fière de leur entreprise, prête à la recommander, et se sent soutenue dans leur développement.
  • La perception d’un environnement inclusif et respectueux reste très positive (82%), avec une forte conviction que l’entreprise agit pour le bien-être de ses salariés.

Mais qu’en est-il de ce que les salariés pensent réellement ?

Certains craignent que la relation entre résultats du sondage et la PVM ne pousse à répondre de manière favorable, au détriment de la vérité. Nous savons déjà que le taux de réponse ainsi que leur tendance positive ou négative sont des objectifs soumis au montant de la PVM, ce qui a incité de nombreux managers à faire une campagne, parfois insistante, pour que leurs subordonnés répondent.

Rappelons aussi que Voice Up est un questionnaire établi par l’entreprise, analysé par l’entreprise, et qu’aucun plan d’action concret n’en découle, tel que discuté en instance avec vos représentants.

Pour Focom, la seule enquête qui permet d’avoir un retour réaliste est l’enquête triennale SECAFI. Un questionnaire fait par l’entreprise, pour l’entreprise et analysé par l’entreprise n’a que peu de chances d’être autre chose qu’un outil de propagande.

En outre, les rapports annuels des médecins du travail donnent une tout autre vision de l’avis des salariés !

Pour avoir le fin mot de cette histoire, voici ce que nous devons savoir :

  • Comment est défini le taux d’engagement dans Voice Up ?
  • Quels indicateurs sont utilisés pour le mesurer ?
  • Comment ce taux influence-t-il la part de la PVM ?