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Prime de partage de la valeur : toujours pas à la hauteur

En temps normal, quand on annonce aux salariés qu’ils vont percevoir une prime exceptionnelle, ils sont contents. Mais cette fois, nous vous conseillons de ne pas vous réjouir trop vite.

Le 08 juin, vous serez notifiés de la prime de 1200 ou 1400€ décidée par la direction. Vous pourrez alors choisir de la percevoir ou de la placer. Officiellement, cette prime n’aurait pas vocation à compenser les pertes des montants de participation et d’intéressement ! Pourtant, difficile d’y voir autre chose !

Nous ne reviendrons pas ici sur le feuilleton rocambolesque qui a suivi l’annonce des résultats annuels 2025 aux marchés financiers, entre les mails de notre DRH, les réponses pendant les Lives et autres billevesées, mais nous tenons à signaler que le compte n’y est pas !

Dans le tableau ci-dessous, vous verrez, selon votre rémunération annuelle brute hors prime, ce que vous perdez à cause de la participation et de l’intéressement, et ce que la prime va vous apporter…

salaire perte participation vs 2024 perte intéressement vs 2024 PPV différence
20 000 € -200 -1240 1400 -40
30 000 € -200 -1320 1400 -120
40 000 € -250 -1380 1200 -430
50 000 € -290 -1460 1200 -550
60 000 € -350 -1530 1200 -680
70 000 € -390 -1610 1200 -800
80 000 € -430 -1680 1200 -910

Remettez donc le champagne au frais, on le sabrera une prochaine fois ! Car hélas, nous n’obtiendrons rien de plus.

Quant à la compensation de l’inflation qui continue de peser sur le pouvoir d’achat, il faudra attendre les NAO 2027 pour savoir comment la direction compte amortir le choc pour ses salariés. Affaire à suivre…de près !

1er mai : le symbole des conquêtes sociales

À l’occasion du 1er mai, journée internationale des travailleuses et des travailleurs, FO Com réaffirme son attachement indéfectible aux droits sociaux, aux libertés syndicales et au progrès collectif.

Dans un contexte de transformations profondes dans nos entreprises, FO Com alerte sur les conséquences sociales des réorganisations permanentes et de la recherche accrue de rentabilité. Pour FO Com, ces évolutions ne peuvent se faire au détriment de l’emploi, des conditions de travail et du service public.

Le 1er mai est aussi un moment de mobilisation pour rappeler que les travailleurs ne sont pas une variable d’ajustement. FO Com revendique des augmentations salariales à la hauteur de l’inflation, la reconnaissance des qualifications, ainsi que le maintien de collectifs de travail solides.

En cette date anniversaire des 140 ans du 1er mai à Chicago, FO Com exprime son soutien à tous les travailleurs du monde entier.

Plus que jamais, FO Com appelle à faire cette date un temps fort de solidarité et de revendications, pour les salaires, l’emploi, la protection sociale, le service public.

Le 1er mai n’est pas un souvenir, c’est un symbole. Pas touche au 1er mai !

Trust the Future : un message d’espoir ou une illusion ?

Officiellement destiné aux salariés, le plan stratégique Trust the Future s’adresse en réalité surtout aux actionnaires, masquant certaines réalités vécues au quotidien.

Il s’articule autour de trois ambitions stratégiques :

  • Proximité client : transformer l’expérience client en relation d’exception, plus personnelle et proactive.
  • Croissance par l’innovation : créer de nouvelles sources de revenus et développer des services innovants pour les particuliers et des solutions de confiance pour les entreprises.
  • Excellence à grande échelle : tirer parti de la taille de l’entreprise et des nouvelles capacités offertes par l’IA pour atteindre des niveaux d’efficacité et d’innovation de référence dans l’industrie.

Si ces ambitions semblent prometteuses sur le papier, FOCom reste vigilante : la réalité des salariés est souvent très différente.

L’entreprise met en avant que « la confiance est notre super-pouvoir », mais la confiance ne se décrète pas : elle se mérite et ne peut se limiter à un slogan. Pour FOCom, cela implique que :

  • La confiance ne doit pas devenir un outil pour faire accepter des mesures qui fragilisent nos conditions de travail.
  • La transparence et l’écoute sincère doivent accompagner cette stratégie.
  • Le respect doit être présent partout, entre directions, salariés et représentants syndicaux.
  • L’usage de l’IA doit être encadré et discuté avec les représentants du personnel ; sa mise en œuvre sans consultation ébranle la confiance.

La réalité concrète des salariés va souvent à l’inverse de ces principes. Les montants de participation et d’intéressement sont en baisse par rapport à l’année précédente, atteignant un niveau inédit depuis 2004. Cette situation entraîne une perte de pouvoir d’achat, et l’entreprise ne propose aucune compensation réelle, si ce n’est une prime de partage de la valeur qui reste insuffisante.

Comment faire confiance à une entreprise qui annonce vouloir ouvrir une négociation nationale sur le projet Regain, mais se présente finalement en négociation locale sans enveloppe financière, et qui fait appel d’une décision judiciaire l’obligeant à ouvrir ces négociations ?

Pour FOCom, la confiance ne se décrète pas : elle se mérite !

Votre engagement est notre force. Posons les bonnes questions, exigeons des réponses claires, et continuons à défendre nos droits et notre avenir.