Actu générale

Elections dans les Très Petites Entreprises : FO progresse !

Les résultats de l’élection des représentants des salariés des très petites entreprises (TPE) qui s’est déroulée du 22 mars au 6 avril ont été proclamés vendredi 16 avril. Cette élection est importante car elle s’adresse à des salariés souvent isolés et fragiles dont il est difficile de faire respecter les droits. Plus de 265 000 salariés des TPE et employés à domicile ont pris part à ce scrutin malgré les difficultés conjoncturelles liées à la situation sanitaire. A l’absence habituelle d’information dans les medias, se sont rajoutées les restrictions de circulation, les réunions limitées et les fermetures de beaucoup de TPE (hôtels, cafés, restaurants, entreprises du spectacle, activités touristiques…). Avec sa progression de près de 1 point, FO va poursuivre son action de défense de ces personnels. Ses conseillers et ses défenseurs syndicaux sont à leurs côtés, pas au dernier moment à des fins électoralistes, mais en permanence pour les aider et répondre à leurs sollicitations.

1er mai 2021 : ensemble pour les droits sociaux et les libertés

Le 1er mai tire son origine des combats du mouvement ouvrier dès la fin du XIXème siècle, mais plus précisément c’est le 1er mai 1884 que les syndicats américains se donnèrent 2 ans pour obtenir la limitation de la journée travail à 8h. Les journées de travail restant à 10h, 11h voire 14h, le 1er mai 1886 est déclarée la grève générale dans tout le pays. Les manifestations seront durement réprimées et le 1er mai deviendra une journée symbolique, non pas de fête pour les syndicats, mais de solidarité et d’expression des revendications sociales. Avec la crise sanitaire mondiale qui a considérablement aggravé les conditions de vie et de travail, les emplois et les salaires restent une priorité pour FO. C’est le thème de  son affiche pour le 1er mai 2021. Et les organisations FO, CGT, FSU et Solidaires « appellent toutes les travailleuses et travailleurs à se saisir du 1er mai, partout en France, pour en faire une journée de mobilisation et de manifestation, pour s’engager avec détermination pour l’emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale, les libertés et la paix dans le monde. »

Etats généraux de la laïcité : réaction FO

La Confédération FO s’étonne à nouveau de la conception gouvernementale des relations avec les organisations syndicales et du débat public. Comment comprendre en effet la décision soudainement annoncée d’états généraux de la laïcité, quand dans le même temps se déroule au parlement un débat sur le projet de loi censé conforter le respect des principes de la République, en procédure accélérée, et pour lequel le gouvernement n’a pas pris la peine de consulter au préalable la commission nationale consultative des droits de l’homme, où sont représentées notamment les organisations syndicales ?
FO n’entend pas se prêter à ce type de démarche. Pour ce qui concerne la laïcité, elle réaffirme son attachement indéfectible à la loi de 1905. Conforter les principes de la République passe prioritairement par la lutte contre les inégalités, notamment économiques et sociales, par la confortation des services publics, en termes de moyens, de personnels, de statuts et d’implantations, par la préservation et la confortation de la protection sociale collective fondée sur la solidarité.

Rapport Arthuis : nouvelle dose d’austérité

La crise de la Covid a mis en lumière les effets désastreux de la baisse des dépenses publiques, en particulier pour l’hôpital et l’école. Pourtant le tout récent « rapport Arthuis pour l’avenir des finances publiques » persiste et appelle à un nouveau tour de vis contre les dépenses publiques, sans se préoccuper de leur utilité. Obsédé par la dette et le déficit, il n’évoque pas les baisses d’impôts sur les riches et les grandes entreprises (qui n’ont pourtant impulsé aucune croissance) mais propose d’anticiper la future règle budgétaire européenne en s’engageant à ce que la croissance des dépenses publiques soit obligatoirement inférieure à celle du PIB. Il y ajoute un plancher pour les dépenses d’avenir, ce qui veut dire que celles-ci, comme les restrictions budgétaires, se feraient au détriment des dépenses sociales alors que les besoins sont énormes en matière de retraite, de dépendance, de santé.
A FO nous plaidons pour une autre politique budgétaire dégageant les ressources nécessaires pour satisfaire l’ensemble des besoins sociaux et assurer une croissance durable et respectueuse de l’environnement, sans règles arbitraires préétablies.

Face à la crise, FO plaide pour la redistribution des richesses

Alors que les salariés subissent parfois durement les effets de la crise sanitaire, cette nouvelle édition du Spécial impôts pour 2021 présente les principaux changements intervenus lors de l’adoption des dernières lois de finances dont les mesures les plus emblématiques pour la fiscalité des ménages sont la baisse du barème de l’impôt sur le revenu 2020 sur les premières tranches ou la poursuite de l’exonération de la taxe d’habitation pour les 20% des ménages restants jusqu’à sa suppression totale pour tous les contribuables au 1er janvier 2023.
La France a dû faire face, comme tous les pays occidentaux, à la plus forte chute de son PIB en 2020 en temps de paix. La question du niveau des finances publiques et de l’intervention de l’État dans ce contexte de crise sanitaire et économique a joué un rôle fondamental par la mise en place de stabilisateurs économiques visant à éviter la multiplication du nombre de faillites et l’augmentation du chômage (PGE, activité partielle, FSE, report de cotisations et impôts…). Mais Bercy souhaiterait déjà sortir au plus vite de cette politique du « quoi qu’il en coûte » et revenir rapidement à la surveillance étroite des finances publiques. Une fois la crise passée reviendront les vieux réflexes sur la maîtrise des dépenses publiques et les stratégies de réduction du déficit et de la dette publique. Le risque d’un retour à l’austérité n’est pas écarté. La fiscalité des entreprises et la baisse des impôts de production représentent un montant de 31 milliards d’euros d’ici 2022. Ces baisses d’impôts consenties aux entreprises sont sans commune mesure avec les augmentations d’impôts pesant depuis plus de dix ans sur les ménages, en particulier la hausse de la CSG et taxes indirectes (TVA, fiscalité environnementale, carburants, tabac…).
Or le gouvernement a largement négligé la relance par la consommation et le soutien aux salaires (revalorisation du SMIC, point d’indice dans la fonction publique), comme celui des investissements publics dans des secteurs clés (santé, éducation, transition écologique) ou l’augmentation des minimas sociaux pour les plus fragiles et notamment les jeunes.
Pour FO, il faut avant tout redéfinir des politiques de redistribution assises sur une réforme fiscale d’ampleur qui viserait à réhabiliter l’impôt progressif et son consentement tout en intégrant les nouveaux défis environnementaux, mais également renforcer les services publics en écartant les politiques d’austérité budgétaire inefficaces et contreproductives menées notamment après la crise financière de 2008. Retrouvez le Spécial Impôts FO 2021 en cliquant ici.