Actu générale

Le positionnement de FO sur la situation

Veuillez trouver la Déclaration de la Commission exécutive confédérale du 19 février 2020.

Elle rappelle, après une analyse de la situation que « FO n’est pas dupe de l’opération menée dans le cadre de ladite conférence de financement qui, dans de telles conditions, ne peut conduire qu’à une impasse dans laquelle elle ne se laissera pas enfermer. La Commission exécutive donne mandat en conséquence au Bureau confédéral pour décider d’en sortir le moment opportun.
FO réaffirme sa détermination à maintenir la mobilisation, engagée par la grève le 5 décembre, contre le projet de système universel de retraite par points pour en obtenir l’abandon. »

Journée des droits de l’Homme

La Journée des droits de l’homme est célébrée chaque année le 10 décembre, jour anniversaire de l’adoption en 1948 par l’Assemblée générale des Nations Unies de la Déclaration universelle des droits de l’homme, un document fondateur qui a proclamé les droits inaliénables de chaque individu en tant qu’être humain, sans distinction aucune, notamment de race, de couleur, de sexe, de langue, de religion, d’opinion politique ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou sociale, de fortune, de naissance ou de toute autre situation. Cette déclaration est la première reconnaissance universelle du fait que les libertés et les droits fondamentaux sont inhérents à tout être humain, qu’ils sont inaliénables et s’appliquent également à tous, que nous sommes tous nés libres et égaux en dignité et en droits.

Pas de « coup de pouce » au Smic

Dans la foulée du « groupe d’experts » qui recommande de ne pas donner de coup de pouce au Smic, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire s’est également dit opposé à une augmentation allant au-delà de la revalorisation automatique du salaire minimum en début d’année. Le 1er janvier 2019, cette revalorisation avait été de 1,5%. A rapprocher des 12% d’augmentation des revenus des patrons du CAC40 en 2018, ce qui les porte à 277 SMIC en moyenne. Un record depuis 2003 qui continue de creuser l’écart entre les ultra riches et le reste de la population.

Les réformes fiscales ont d’abord profité aux plus riches

Les Français les plus aisés ont été les principaux bénéficiaires des mesures fiscales mises en oeuvre en 2018, selon l’édition 2019 de l’étude de l’Insee « France, portrait social ».
– Impôt de solidarité sur la fortune remplacé par un impôt sur la fortune immobilière
– mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique (« flat tax ») de 30% sur les revenus du capital
– réduction de la taxe d’habitation 
– transfert d’une partie des cotisations sociales vers la CSG (contribution sociale généralisée) qui a pénalisé les retraités…
L’effet consolidé de ces mesures destinées en théorie à encourager l’investissement, la croissance et l’emploi, a conduit à une hausse globale du niveau de vie de 1,1%, mais cette augmentation s’est élevée à 1,4% pour les 10% de Français les plus aisés.
Les mesures socio-fiscales mises en oeuvre en 2018 font augmenter le niveau de vie beaucoup plus fortement sur cette catégorie (+790 € par an en moyenne), que pour le reste de la population (+130 à +230 € en moyenne par an).

Un G7 contre les inégalités ?

Le G7 qui réunit les sept chefs des États parmi les plus riches du 24 au 26 août à Biarritz s’est donné l’objectif de « lutter contre les inégalités ». Emmanuel Macron a déclaré que ce sommet va « rendre le capitalisme plus juste », aller « vers la réduction des inégalités et la justice fiscale » et même « mettre fin à l’évasion fiscale ». Quel crédit peut-on donner à un président qui regrette qu’on mette « un pognon de dingue dans les minimas sociaux » et qui s’attelle à affaiblir méthodiquement la protection sociale, les services publics et le droit du travail ? Quel crédit apporter aux dirigeants du G7 pour lutter contre les inégalités alors que celles-ci augmentent dans la plupart des pays depuis une quarantaine d’années ? Selon la Banque mondiale, plus de 700 millions de personnes, soit 10% de la population mondiale, vivent avec moins de 1,9 dollar par jour. Et ce nombre repart à la hausse, tandis que les personnes qui souffrent de la faim sont de plus en plus nombreuses. Cela valait-il le coup (et le coût aussi !) de transformer Biarritz et la région en camp retranché au mépris de sa population et de dépenser « un pognon dingue » pour ne pas modifier d’un iota les politiques néo-libérales intrinsèquement porteuses d’inégalités sociales ?