Actu générale

Traité CETA, une lourde menace…

Les députés ont approuvé ce 23 juillet la ratification de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada par 266 voix contre 213. Il sera soumis au Sénat à une date encore indéterminée. L’accord qui entend supprimer notamment les droits de douane sur 98% des produits échangés entre les 2 zones. Négocié pendant plus de 7 ans, approuvé par le Parlement européen en 2017, il doit maintenant être ratifié par les 38 assemblées nationales et régionales d’Europe.
FO rappelle sa ferme opposition à ce nouveau projet de traité de libre échange qui menace l’agriculture et l’économie européennes et françaises. Celles-ci seraient en effet sacrifiées au nom d’un libéralisme sans barrière et sans régulation qui remet en cause les réglementations protégeant l’environnement, les droits sociaux et la santé. Le CETA prétend ainsi instaurer un système juridictionnel des investissements qui permet à une entreprise d’attaquer un Etat devant un tribunal arbitral d’exception si elle estime qu’une décision politique a lésé ses intérêts économiques (par ex. un Etat prenant des mesures contre le tabagisme pourrait être attaqué par une multinationale cigarettière). Outre l’invasion d’OGM, de pesticides et autres produits actuellement interdits dans nos régions, ce traité détruirait selon diverses études plus de 200.000 emplois en Europe…

Assurance chômage : FO dénonce une réforme sur le dos des plus précaires

Le gouvernement a dévoilé le 18 juin la réforme du régime d’Assurance chômage, avec pour objectif 3,4 Mds € d’économies en 3 ans.
Au 1er novembre 2019 il faudra avoir travaillé 6 mois au cours des 24 derniers mois (contre 4 mois sur 28 actuellement) pour ouvrir des droits à l’Assurance chômage. Selon FO, plus de 300.000 demandeurs d’emploi vont ainsi être privés d’un droit à l’indemnisation. Pourtant, actuellement, seulement la moitié des demandeurs d’emploi sont indemnisés. De même, pour recharger ses droits, il faudra avoir travaillé 6 mois (contre un actuellement) durant la période de chômage pour prolonger d’autant la durée d’indemnisation. Là encore, nombre de précaires sortiront de l’indemnisation. Pire encore, à partir d’avril 2020, le montant de l’indemnisation ne sera plus calculé selon le salaire journalier de référence, basé sur les jours de travail, mais sur le revenu mensuel moyen du travail. Seront inclus les jours non travaillés que subissent les salariés contraints d’enchaîner des CDD avec des périodes d’interruption, pour qui ce système aboutira à une baisse de l’allocation mensuelle. FO conteste l’ensemble de ces mesures et le raisonnement consistant à faire le procès des salariés précaires qui seraient responsables de leur situation.
Le gouvernement instaure également une mesure de dégressivité pour les cadres gagnant plus de 4.500 € bruts par mois. Leur indemnisation sera réduite de 30% à partir du 7ème mois de chômage, avec un montant plancher de 2.261 € nets par mois. La mesure sera mise en place en novembre 2019. Seuls les seniors de plus de 57 ans en seront exemptés.

Congrès de FOCom : résister, revendiquer, reconquérir

Le congrès FOCom vient de se terminer avec l’élection de Christine Besseyre, première femme Secrétaire Générale de la Fédération de la Communication.

Notre secrétaire général confédéral, Yves Veyrier, a clôturé le congrès en revenant sur la force du collectif au sein de FO et sur l’importance de construire nos positions par les débats internes puis de les porter ensemble avec conviction et fierté.

Beaucoup d’absents dans le discours du premier ministre

Dans son discours de politique générale devant les députés ce mercredi 12 juin, le Premier ministre Edouard Philippe annonce… qu’il continue comme avant !

Premier grand absent,  le dialogue social et ce que portent les syndicats. Pourtant le Premier ministre parle bien de considération pour tous à la fin de son discours et le Président de la République de cohérence entre les paroles et les actes à l’Organisation Internationale du Travail.

FO appelle à ouvrir au plus vite de véritables négociations sur larémunération, les conditions de travail et l’emploi.

Autre grand absent, les salaires. Tout est fait pour éviter leur augmentation au profit d’éléments annexes de rémunération.

FO réaffirme la nécessité de l’augmentation du SMIC de la valeur du point d’indice des fonctionnaires et la relance des négociations de branches sur les salaires.

FO appelle encore une fois le gouvernement à redonner une pleine considération à la négociation collective et aux analyses et revendications portées par les syndicats et confirme sa détermination à mobiliser les salariés. 

La rupture conventionnelle pour mieux saborder les services publics…

Comme dans le privé, les ruptures conventionnelles vont être expérimentées pendant 5 ans, après le vote par les députés  de l’article 26 tant redouté par les fonctionnaires, dans le cadre de la réforme de la Fonction publique. Cela facilitera les départs dans les trois Fonctions publiques (État, Hospitalière, Territoriale). Un fonctionnaire, contractuel ou titulaire, qui souhaite quitter son travail ne sera plus obligé de démissionner, comme aujourd’hui. Il pourra engager une rupture conventionnelle et bénéficier d’une prime de départ – dont le montant minimum n’a pas encore été fixé – et du chômage.
Bien sûr cette mesure n’a aucun rapport  avec l’objectif initial du gouvernement de supprimer 120.000 postes d’ici 2022 ! Les hôpitaux, pour ne prendre que cet exemple qui parlera à tous, vont ainsi voir, plus facilement encore, leurs services se vider…