Actu générale

La rupture conventionnelle pour mieux saborder les services publics…

Comme dans le privé, les ruptures conventionnelles vont être expérimentées pendant 5 ans, après le vote par les députés  de l’article 26 tant redouté par les fonctionnaires, dans le cadre de la réforme de la Fonction publique. Cela facilitera les départs dans les trois Fonctions publiques (État, Hospitalière, Territoriale). Un fonctionnaire, contractuel ou titulaire, qui souhaite quitter son travail ne sera plus obligé de démissionner, comme aujourd’hui. Il pourra engager une rupture conventionnelle et bénéficier d’une prime de départ – dont le montant minimum n’a pas encore été fixé – et du chômage.
Bien sûr cette mesure n’a aucun rapport  avec l’objectif initial du gouvernement de supprimer 120.000 postes d’ici 2022 ! Les hôpitaux, pour ne prendre que cet exemple qui parlera à tous, vont ainsi voir, plus facilement encore, leurs services se vider…

Procès « Lombard », quelles leçons pour aujourd’hui ?

Le 6 mai prochain, va s’ouvrir le procès de 7 dirigeants et de la personne morale France Télécom, impliqués dans la crise qui a secoué l’entreprise entre 2007 et 2010.
FOCom espère que ce procès va mettre en évidence les pratiques managériales nuisibles qui ont entraîné la souffrance de très nombreux collègues au point de faire basculer certains dans des actes suicidaires.
Nous ne perdons pas de vue que parallèlement à ces pratiques condamnables, l’effondrement des effectifs de l’entreprise a été un facteur aggravant et peut-être déterminant dans cette crise.
Si aujourd’hui le Président d’Orange, Stéphane Richard, indique dans un communiqué que « cette époque appartient néanmoins au passé », on ne peut s’empêcher de noter que la baisse rapide des effectifs, en vue de faire baisser les coûts, elle, appartient bien au présent. On peut aussi noter que la première mesure prise par Stéphane Richard pour mettre un terme à la crise lors de son arrivée a été de lancer un plan de recrutement de 10 000 CDI.
Sans vouloir comparer en tous points les époques, on ne peut que constater que la baisse continue des effectifs de l’entreprise ces dernières années, 4 à 5 000 départs non remplacés chaque année, conduit aujourd’hui à des difficultés et des souffrances qui nous rappellent les années sombres. La dernière livraison du baromètre social confirme ce diagnostic et les alertes que nous lançons régulièrement à la Direction du Groupe.
Orange doit maintenant cesser de vider les services et recruter massivement afin que l’activité puisse être réalisée dans des conditions normales avec la qualité requise et que chacun retrouve du sens à son travail.
(Communiqué procès Lombard)

Macron : « Je continue… Plus vite ! »

« Les mesures n’ont pas été suffisamment rapides, humaines, radicales, mais je crois profondément qu’elles ont été justes. Les transformations en cours ne doivent pas être arrêtées. » Non seulement E. Macron ne change pas de politique mais accélère ses réformes socialement rétrogrades. Ainsi pour permettre de « travailler plus » afin de financer des baisses d’impôts, il veut “allonger la période de référence sans bouger l’âge légal pour avoir un système de décote qui incite à travailler davantage, mais sans forcer tout le monde”. Autrement dit on peut partir à 62 ans mais avec une pension misérable car on n’aura pas la durée de cotisation nécessaire pour avoir un taux plein. Mais on a le choix ! Sur la sous-indexation des retraites, près de 8 mois après avoir provoqué la colère des retraités, les retraites de moins de 2000€ seront réindexées au 1er janvier et il n’y aura plus de sous-indexation de quelque retraite que ce soit à partir de… 2021 (!). La retraite minimale pour une carrière complète serait portée à 1.000€ un montant selon lui « significativement supérieur » au minimum vieillesse qu’il a promis de relever à 900€ l’an prochain. Concernant l’objectif de cent vingt mille suppressions de postes de fonctionnaires qu’il avait fixé il se dit prêt à l’abandonner… « si ce n’est pas tenable » !!!
Macron continue sa politique anti-sociale ? Nous continuons à la combattre ! Avec pour premiers rendez-vous dans la rue les 1er et 9 mai.

Licenciements automatisés chez Amazon

Amazon multiplierait les licenciements pour défaut de productivité au moyen d’un système automatisé d’appréciation des collaborateurs et de déclenchement des procédures permettant de s’absoudre de toute intervention humaine pour écarter les moins productifs. Le géant du e-commerce a licencié de cette manière plus de 300 employés sur les 2 500 salariés de son site de Baltimore en une seule année. Rapportés à l’échelle de l’entreprise, ces licenciements dénués d’humanité pourraient concerner plusieurs milliers de salariés soumis à un système automatisé de suivi de la productivité et de résiliation de contrat. On n’arrête décidément pas le progrès !