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FOCom soutient les personnels d’Orange Niger en cours de rachat

Le groupe Telecel, filiale de Niel Telecom, serait le repreneur des actifs de l’opérateur français Orange Niger, qui a décidé de quitter le marché nigérien, à la suite de son contentieux avec les autorités fiscales. La filiale nigérienne d’Orange a vu ses locaux professionnels fermés après avoir refusé de s’acquitter d’un redressement fiscal d’un montant de 22 milliards de FCFA (33 millions €), soit près de la moitié de son chiffre d’affaires annuel. La conclusion de l’opération devrait intervenir dans les prochaines semaines. Restent quelques détails à régler et l’obtention de l’approbation des autorités nigériennes. Quoi qu’il en soit, FOCom soutient les personnels d’Orange Niger qui exigent des primes, ainsi que le maintien de tous les emplois, comme s’y était engagée la direction d’Orange Niger. Ils ont menacé de faire grève s’ils n’obtenaient pas des garanties.

Organisation Internationale du Travail : en phase avec l’actualité du procès de France Télécom

La 108e Conférence de l’Organisation  Internationale du Travail, qui se tient à Genève, marque aussi le centenaire de l’OIT, qui affirmait à sa constitution qu’une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale

Cette conférence doit traiter le respect des normes internationales du travail par les différents pays, dont 24 feront l’objet d’une attention particulière du fait notamment d’infractions graves à la liberté syndicale. Elle doit aussi adopter une convention importante, destinée à lutter contre toutes les formes de violence et de harcèlement au travail, sujet revenu à la une de l’actualité en France avec le procès concernant France Télécom.

Un accord commercial à combattre

L’UNI, dont FO est membre actif, vient de publier une analyse de l’Accord sur le Commerce des Services (ACS ou TiSA selon l’acronyme anglais). Cet accord qui fait l’objet de négociations secrètes à Genève depuis 2013 a pour objet de « consolider l’idéologie néolibérale… Les entreprises auraient la garantie de pouvoir exercer leurs activités dans le monde entier sans discontinuité, et les gouvernements ne s’engageraient jamais à réglementer des services et technologies pour l’instant inconnus, quels que soient leurs impacts sur la société, l’économie, le développement, l’emploi et l’environnement ou leur contribution au changement climatique. » Est en oeuvre l’oligopole des multinationales qui « veulent exercer un pouvoir inconditionnel sur l’économie de réseaux mondialisée et empêcher les gouvernements de réglementer leurs technologies, services et pratiques à l’avenir ». La protection des salariés, la législation du travail et les « rigidités » du marché du travail sont perçus comme des « obstacles au commerce… Le travail précaire est considéré comme la norme ».
Concernant les Télécoms, les entreprises transnationales (GAFAM etc.) veulent pouvoir utiliser des infrastructures financées et entretenues par les puissances publiques pour faire librement leurs affaires sans contraintes réglementaires ni obligation de service universel. Selon une vieille logique libérale consistant à étatiser les pertes et privatiser les profits.

Le Ceta ratifié

Le Parlement européen a adopté le 15 février par 408 voix pour, 254 contre et 33 abstentions le traité de libre-échange entre l’Union Européenne et le Canada. Cet accord économique et commercial global (AECG), plus connu sous le nom de Ceta, est le résultat de négociations conduites dans l’opacité la plus totale. Il donne aux multinationales le pouvoir de poursuivre des gouvernements et de contester les mesures politiques ou sociales adoptées nationalement pour protéger les droits des salariés, les consommateurs, la santé et l’environnement. Autre détail qui montre le caractère hautement démocratique de ce traité :  90 % de son contenu entrera en « application provisoire » dès le 1er mars, sans attendre l’approbation des parlements nationaux des 28 États membres ! La résistance reste de mise.