Orange

Réseau mobile 5G : déploiement prévu pour juillet

l’ARCEP vient de confirmer que les quatre grands opérateurs, à savoir Orange, Bouygues Telecom, Free Mobile et SFR, sont candidats pour obtenir un bloc de fréquences sur la bande 3,4/3,8 Ghz. L’organisme attribuera les précieuses fréquences au mois de juin 2020, et le réseau 5G devrait ainsi être lancé dès juillet. Selon l’ARCEP : « A son lancement, la 5G sera avant tout une 4G améliorée. » Elle offrira tout de même un débit environ dix fois plus élevé que notre 4G actuelle. « Une étape importante doit être franchie autour de 2022, avec la 5G dite stand alone, qui apportera des fonctions de gestion intelligente du réseau et une interactivité en temps quasi-réel ».
Outre-mer, le réseau mobile 5G devrait être lancé à La Réunion d’ici environ un an et d’ici environ deux ans à la Martinique, en Guadeloupe, en Guyane et dans les autres territoires.
Pour profiter d’un réseau mobile 5G, il faudra non seulement se situer dans une zone couverte, mais aussi disposer d’un smartphone compatible avec ce réseau nouvelle génération.

Vœux du Président : « Orange doit se réinventer avec vous »

Pas d’annonce comme l’an dernier d’une prime exceptionnelle. Pour bien commencer l’année, nous espérions une réponse positive à notre demande d’une prime significative pour l’ensemble du personnel en remerciement du bilan positif de 2019. « Réussite obtenue grâce à l’implication de tous » selon le Président lui-même.  Pour ce qui concerne l’avenir, on aura compris que « la réinvention de notre modèle d’opérateur » va nécessiter d’énormes efforts d’adaptation en termes de compétences et de reconversion. Pour relever ces défis accompagnement, écoute et soutien de chacun d’entre nous sont évoquésPlus que des promesses nous attendons des actes notamment pour ce qui manque le plus : des moyens en termes d’emploi, l’amélioration des conditions de travail, de la rétribution et des promotions. Quand Stéphane Richard évoque le besoin de pédagogie pour réaliser les mutations à venir, cela signifie-t-il qu’il faudra déployer beaucoup de force de conviction pour envoyer les salariés « au charbon » sans contrepartie ? Nous ne sommes pas des enfants et plus que de pédagogie nous voulons du concret en retour du travail et des efforts déployés.

Le verdict du procès France Télécom doit être une protection pour l’ensemble du monde du travail

Ce vendredi 20 décembre sera rendu le verdict du procès de 7 dirigeants et de la personne morale France Télécom, impliqués dans la crise qui a secoué l’entreprise entre 2007 et 2010.
Ce procès a mis en évidence les pratiques managériales qui ont entraîné la souffrance de très nombreux collègues au point d’en faire basculer certains dans des actes désespérés.
Sur le plan judiciaire, FOCom, partie civile au procès, a plaidé pour que soient établies les responsabilités des dirigeants de l’époque, comme de l’entreprise, dans la crise et ses conséquences dramatiques. C’est indispensable pour les victimes et leurs proches, pour que ceux qui ont subi cette période puissent retrouver une certaine sérénité. C’est pourquoi nous attendons un verdict qui caractérise clairement ces pratiques néfastes afin que cela fasse jurisprudence dans l’ensemble du monde du travail.
Au-delà de cet enjeu judiciaire, une condamnation claire donnerait d’autant plus de légitimité au dispositif de réparation mis en place par Orange en faveur des victimes de cette période. FOCom souhaite que les indemnisations puissent concerner les victimes plus largement que pour la période de prévention retenue par la justice.
FOCom attend de la Direction d’Orange qu’elle tienne son engagement de ne pas faire appel, quel que soit le verdict.

Engage 2025 : premières analyses de FOCom

Stéphane Richard a communiqué comme prévu le 10 décembre sur le nouveau plan stratégique Engage 2025 et la raison d’être d’Orange.
Concernant les salariés, FOCom prend note que la Direction préconise « pédagogie, douceur et respect de chacun ». Cela nous conforte dans notre contestation d’une nouvelle diminution des coûts de 1 milliard d’ici 2023. Cet objectif a des conséquences d’une grande brutalité pour les salariés puisqu’il repose pour l’essentiel sur eux, se traduisant en particulier par une nouvelle décrue des effectifs et une aggravation de leurs conditions de travail.
Nous considérons que les fonctions centrales doivent être effectivement davantage au service de l’opérationnel et dans le conseil plus que dans la consigne. Cependant FOCom refuse leur affaiblissement programmé. On voit déjà les conséquences des cures d’amaigrissement subies par les Fonctions Support et Finances. Fonte des effectifs, sous-traitance des missions, fusions ont les mêmes conséquences que les saignées décriées par Molière : les équipes deviennent exsangues. Et elles ne peuvent plus assurer correctement leurs missions au service du collectif et de l’organisation.
Nous avons noté qu’en 2025, plus d’un salarié sur deux sera établi hors de France, contre 38% aujourd’hui. Et que l’entreprise aura besoin de deux fois plus d’experts IA, big data, cybersécurité. FOCom interroge la Direction sur l’impact de la mise en place des différentes filiales d’infrastructure pour l’organisation et les personnels. La Direction envisage-t-elle de basculer des personnels d’Orange SA dans Orange Concession (gestion des prises RIP), dans la future TowerCo (gestion des pylônes) et plus tard la FiberCo (gestion de la fibre) ? Dans quelles conditions ? Et quelle part gardera la maison mère dans ces filiales ? Les 1,5 Milliard prévus pour la montée en compétence et les reconversions indiquent par leur ampleur la pression exercée. FOCom restera vigilante sur le maintien des statuts et des acquis, l’accompagnement et la « douceur » des rythmes dans les réorganisations.
Après une « promesse digitale et humaine » qui n’a pas tenu ses engagements, pour FOCom les paroles doivent se traduire en actes. La Direction pense que « pour attirer les plus jeunes, aux engagements sociétaux forts, l’entreprise doit viser la neutralité carbone en 2040, dix ans plus tôt que le reste de l’industrie des télécoms ». Certes ! Mais nous l’avons déjà dit à différentes reprises l’attractivité d’une entreprise réside essentiellement dans le traitement de ses personnels en termes de reconnaissance, de contions de travail et du sens qu’ils peuvent accorder à leur travail.

« Engage 2025 » : les salariés en attente

La Direction d’Orange a annoncé ce mercredi son nouveau plan stratégique à l’horizon 2025. « Engage2025 » prend la suite du plan  « Essentiels2020 » lancé en 2015. Sur le plan financier, Orange vise une croissance annuelle de l’EBITDAaL comprise entre 2% et 3% par an en moyenne sur la période 2021-2023 et un cash-flow organique des activités télécoms en croissance entre 2020 et 2023 avec une cible comprise entre 3,5 et 4 milliards d’euros en 2023 (contre plus de 2 milliards d’euros en 2019). A ce stade on n’a pas beaucoup plus d’informations, Stéphane Richard ayant prévenu par mail à chaque salarié que le plan stratégique et « la raison d’être » seront détaillés le 10 décembre. FOCom réitère son exigence que les salariés soient au centre, que l’unité de l’entreprise soit maintenue et que les déclarations d’engagements tant sociaux qu’environnementaux n’en restent pas à des opérations de communication.