Orange

Orange s’engage dans l’e.santé

Sanofi, Capgemini, Generali et Orange ont annoncé le 25 janvier la création d’une société commune en France pour mutualiser leurs expertises dans le domaine de la santé et du numérique. « L’ambition est d’accélérer le développement de solutions concrètes en matière de santé et leurs mises à disposition sur le marché au bénéfice des patients », ont détaillé les quatre entreprises qui prévoient un investissement initial de 24 millions d’euros. Ce projet d’une ampleur unique en Europe rassemblera les meilleures expertises scientifiques et technologiques françaises et européennes, avec  une plateforme numérique opérationnelle en juin et un lieu physique à Paris en décembre. A l’heure où la pénurie des doses de vaccins anti-Covid met en lumière les carences de la recherche médicale et du système de soin en France et dans la communauté européenne, on ne peut que se féliciter de cette initiative axée sur la recherche et le développement concentrés sur des thèmes ciblés pour une ou deux années et qui pourront « s’articuler autour d’une technologie, d’une pathologie, d’une population de patients ou être en lien avec un sujet de santé publique « .

Orange Concessions : les vrais enjeux

Afin de soutenir son investissement dans la fibre optique dans les zones moins denses et de mieux valoriser ses infrastructures, Orange avait annoncé la création d’une filiale Orange Concessions à laquelle pourraient se joindre des investisseurs. Vendredi la Direction a annoncé la cession, pour fin 2021, de 50 % d’Orange Concessions, valorisée à 2,675 milliards d’euros, à un consortium formé par La Banque des Territoires (Caisse des Dépôts), CNP Assurances (CNP) et EDF Invest. Concernant le danger de perdre la maîtrise de sa filiale qui sera le premier opérateur en France des réseaux de fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH), la Direction se veut rassurante : Orange « disposera d’une option d’achat à terme lui permettant de prendre le contrôle et de consolider Orange Concessions“.
L’enjeu ne concerne en effet que le contrôle d’Orange Concessions. C’est important car OC a vocation à devenir le premier opérateur en France des réseaux de fibre optique jusqu’à l’abonné (FTTH). Mais ces réseaux sont déployés et opérés par divers opérateurs en concurrence pour le compte des collectivités territoriales ce qui veut malheureusement dire que les infrastructures déployées par Orange à travers les RIP ne lui appartiennent pas. Car, et on ne cesse de le regretter, le gouvernement a fait le choix, dès 2012, de l’émiettement du réseau FTTH en dizaines de réseaux d’initiatives publiques (RIP) qui relèvent des collectivités territoriales… avec la gabegie que l’on sait en termes de finances publiques dilapidées et de mise en œuvre retardée. Reste que, pour FOCom, Orange doit absolument conserver la maîtrise de son cœur de métier et de ce qui fait « sa différence », ses réseaux et ses infrastructures, son appareil industriel efficace et éprouvé avec lequel l’entreprise doit continuer à assurer le déploiement et la maintenance. Et nous nous opposerons de toutes nos forces à toute velléité de scission ou de bradage de ses meilleurs atouts. Il en va de son avenir et de celui de son personnel.

Vœux de Stéphane Richard. Chiche M. le Président !

Au cours de ses vœux Stéphane Richard salue l’engagement des salariés d’Orange qui ont fait preuve d’agilité lors de l’année écoulée. Il utilise le terme de « héros du réseau » pour le travail accompli par nos techniciens. Concernant l’avenir, il affirme que le premier défi sera humain et que ce sera à nous d’apporter de nouvelles réponses pour réinventer notre collectif et nos modes de travail et tendre vers encore plus d’agilité. Il insiste sur la nécessité de tirer profit de la digitalisation pour notre organisation et améliorer l’expérience client grâce au recours croissant à l’intelligence artificielle. Enfin il termine par le vœu d’une année plus sereine et généreuse.
Alors chiche M. le Président ! Vous reconnaissez l’implication de tous lors de cette année ô combien exceptionnelle. Alors soyez à notre écoute quand doivent s’ouvrir des négociations essentielles pour les salariés sur les rémunérations, le télétravail, l’intergénérationnel ou la GPEC. Si les résultats de l’entreprise permettent d’augmenter le dividende à hauteur d’un demi milliard cette année, ils doivent, a fortiori, permettre d’améliorer le quotidien des salariés qui en sont les artisans. Octroyez les moyens nécessaires pour mettre réellement l’humain au cœur des priorités de l’entreprise. Tels sont les vœux que nous formulons Monsieur le Président.

Orange Marine : et si nous relocalisions

Orange a annoncé en grande pompe la commande de son nouveau navire câblier. Si on peut se féliciter qu’Orange Marine se donne les moyens de ses ambitions internationales au travers de la pose de câbles sous-marins, créneaux dans lequel nous sommes leaders, nous pouvons nous étonner du choix du chantier naval. En effet, alors que les politiques appellent à la relocalisation de nos industries pour soutenir l’économie française, la construction de ce nouveau navire est prévue au Sri Lanka. Vincent Faujour, administrateur du groupement professionnel du secteur regroupant 197 entreprises françaises de conception et fabrication de bateaux alerte : « On n’a pas grand-chose qui rentre. On exécute les carnets de commandes mais, sans nouveaux contrats, la situation pour beaucoup, va devenir compliquée ». FOCom exige des actes en cohérence avec les déclarations et les bonnes intentions affichées d’ « Orange entreprise citoyenne ». En particulier la relocalisation des activités pouvant l’être. D’autant plus en cette période de chômage accentué par la crise sanitaire.

Multi Orange France : nous restons sur notre faim

2MilliardsLors de la multilatérale organisée par la directrice d’Orange France le 8 décembre, FOCom a rappelé ses revendications. Voici les réponses apportées… Sur l’emploi « 1900 recrutements sont prévus en 2021, il est trop tôt pour dire vers quels métiers. » Concernant les parts variables elles seront garanties « avec des solutions a posteriori » et sachant que « nos résultats sont bons et les perspectives business sont positives ». Sur les boutiques, face à la recrudescence des agressions il faut être vigilant mais « il n’y aura pas d’agent de sécurité systématiquement ». « La restauration se passe bien, des rotations sont effectuées sur le temps de repas ». « Le PSD des boutiques n’a pas été réalisé en 2020 et subira une accélération en 2021 ». Sur la fusion SCO/UAT « l’objectif est d‘atteindre sur le marché grand public un NPS à 40 en 2025, de générer plus de clients promoteurs et de renforcer nos spécialistes. Le projet SCO/UAT s’inscrit dans l’efficacité opérationnelle avec une unité client par DO et 3 métiers : front, back et spécialistes ». Sur l’adressage commercial en AE « la mise en œuvre des nouveaux portefeuilles est reportée au 1er avril 2021. La PVV sera simplifiée dès janvier 2021 : un seul chiffre d’affaires et une seule prise d’ordre. Il y aura une unicité de la rémunération en fidélisation ou en Win back, à la demande des équipes sur le terrain ». Concernant Pro/PME « le modèle de vente MAPS doit améliorer notre couverture clients de 20%. Deux nouveaux métiers sont créés : chargé de clients proactif et vendeur spécialisé de niveau 2. La PVC mensuelle deviendra trimestrielle, le déclaratif sera supprimé au profit du réel ».  Sur le Télétravail « 15 € seront versés pour chaque mois de télétravail occasionnel dans le cadre du confinement, au prorata et avec un versement à M+2 ». Sur notre demande d’une prime en relation avec les 2,4 Mds € récupérés, « le Conseil d’Administration a confirmé une offre aux personnels de 30 millions d’actions dans le but d’atteindre une participation des actionnaires salariés à hauteur de 10% du capital de l’entreprise ».
Insatisfaits par ces réponses, nous continuons à demander une prime immédiate pour TOUS les salariés. FOCom attend également un redressement de la direction sur la qualité du dialogue social qui doit s’incarner, en particulier, dans la reconnaissance des salariés.