Questions de fond

Questions de fond – Orange « NET ZERO CARBONE EN 2050 » ?

qdf-novembre_2019C’est l’objectif affiché par la direction d’Orange.
Un objectif très ambitieux quand on sait que, globalement, le digital produit 4 % des émissions de gaz à effet de serre, soit plus que le transport aérien qui en émet 2,8 %.
Les consommateurs contribuant pour 20 % de la consommation énergétique, les data centers 19 %, les réseaux 16 %, les ordinateurs (17 %), les smartphones (11 %) et la télévision (11 %).

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Résultats d’Orange : des fruits à partager

Orange a confirmé jeudi 25 octobre ses perspectives pour 2017 après un 9eme trimestre consécutif de hausse de son chiffre d’affaires (10,27 Mds d’euros au T3 en hausse de 0,9% à base comparable) porté par la poursuite du redressement sur le marché historique français (320.000 ventes nettes de forfaits mobiles).
Le résultat d’exploitation ajusté a progressé de 2,1% pour s’établir à 3,62 Mds, en dépit de l’impact de la fin des frais de roaming en Europe qui a pesé 83 millions.
Les investissements dans le réseau THD fixe et mobile (7,3 Mds d’euros pour cette année) ont notamment permis de reconquérir les centres urbains grâce aux offres fibres.
A noter une nouvelle fois la contreperformance boursière en dépit de résultats commerciaux en net redressement : le titre établi à 13,71 euros (ce qui donne une capitalisation boursière de 36,5 Mds d’euros) affiche un recul de près de 4% depuis le début de l’année dans le sillage de l’ensemble des valeurs européennes en baisse de 2,8% mais en net retrait par rapport à Free (Iliad) +16,3% et Bouygues Telecom +18,4%.
Ceci s’explique pour partie par la perspective d’une vente de tout ou partie de la participation de 23% de l’Etat au capital, par l’intensité concurrentielle sur le marché français et par le niveau élevé des investissements.
La direction a par ailleurs annoncé la prise le contrôle de la société Business & Decision afin d’accélérer la croissance de la division Orange Business Services dans le traitement des données et a confirmé le lancement d’Orange Bank la semaine prochaine.
Se félicitant de ces bons résultats portés par les personnels, FOCom demande, outre le maintien d’un haut niveau d’investissement, la réinternalisation des activités, la création des emplois nécessaires et une amélioration des conditions de travail, des promotions et des rémunérations.

Questions de fond – L’innovation, un enjeu d’avenir (été 2017)

qdf_ete_2017C’est prouvé : depuis que l’économie existe, les entreprises qui investissent en Recherche & Développement y gagnent un avantage différentiant par rapport à leurs concurrents. Elles en tirent les moyens d’imposer leurs concepts dans les organismes de normalisation et défendre au mieux leurs intérêts propres. De nombreux services ou technologies sont sortis des laboratoires de Recherche France Télécom puis Orange. Mais les réorganisations et changements de cap de ces dernières années menacent de faire perdre à Orange son Innovation et son indépendance. Au risque d’en déstabiliser sa croissance.

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Questions de fond – Touche pas à ma boîte (mars 2017)

QDFmars2017L’étude annuelle publiée par la Fédération Française des Télécoms sur l’économie du secteur ainsi que le rapport de la Cour des comptes démontrant le retard et les énormes surcoûts du plan THD du gouvernement confirment nos analyses et nos craintes. Au-delà du
sort des entreprises c’est bien de l’avenir des personnels, de leurs conditions de travail et de la pérennité d’Orange comme opérateur historique qu’il s’agit. Face à une situation porteuse de risques pour l’économie du secteur et pour le développement du numérique dans le pays, FOCom s’est adressée aux candidats à l’élection présidentielle.

  • L’état du secteur
  • Quelles solutions pour l’avenir du secteur ?
  • Lettre aux candidats à la présidence de la république

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Questions de fond – L’agilité de quoi parle-t-on ? (fév. 2017)

agilite

Il faut devenir agile! Cette injonction traverse les entreprises comme la société. Mais derrière le terme se cachent des contenus très différents et pas toujours bien intentionnés. Monsieur Drahi déclare ainsi que la suppression de 5000 emplois va rendre SFR plus agile. Le patron du MEDEF veut alléger le Code du travail pour le rendre plus agile. Les plates-formes comme Uber apprécient l’agilité dans la mesure où elle consiste à s’octroyer unilatéralement 5% de commission en plus aux dépens des chauffeurs. Pour ceux-ci, cette « agilité » à sens unique aboutit à une forme d’esclavage moderne construit sur une absence de statut salarié… L’agilité est devenue un terme fourre-tout, un mot-valise qui habille, plus élégamment que les sulfureux termes de « flexibilité »
ou d’« adaptabilité », plans de licenciements, détricotage des droits sociaux et casse des statuts.
Bien évidemment, FO est vent debout contre l’utilisation de la notion d’agilité pour masquer des réalités destructrices.

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