Cadres

Assurance-chômage : les cadres pris pour cible !

Après l’échec des négociations sur l’assurance-chômage, la volonté de plafonner davantage l’indemnisation des cadres demandeurs d’emploi refait surface dans les propos de la ministre du travail lors de la conférence de presse du 26 février à Matignon.
Une nouvelle fois les cadres sont pris pour cible. Ils sont présentés comme des salariés profitant d’un système trop généreux au regard de leur statut. Or ils sont moins de 7% à être indemnisés par l’assurance-chômage et à peine 0,05% à percevoir l’allocation maximale de 6 615€ net par mois selon les chiffres de l’Unedic en 2017. Sans oublier qu’ils sont également soumis au différé d’indemnisation spécifique calculé en fonction de l’indemnité de licenciement versée pouvant aller jusque 150 jours et qui vise tout particulièrement les cadres…

Lire le communiqué confédéral : Assurance Chômage – les cadres pris pour cible par le gouvernement

Les cadres en attente d’un statut protecteur

Au point mort depuis mars, la négociation entre patronat et syndicats sur le statut de cadre revêt pour nous un caractère urgent dans la mesure où la notion d’encadrement n’est pas définie dans le code du travail. Le statut reposait jusqu’alors essentiellement sur la convention fondatrice du régime de retraites des cadres (Agirc) de 1947. Or la fusion au 1er janvier prochain des régimes de retraite Agirc et Arrco (non cadres) fait sauter de facto ce socle. Dans l’accord du 30 octobre 2015 qui a entériné cette fusion, il est prévu de redéfinir le statut de cadre d’ici fin 2018. Tout à fait logiquement, le patronat ne voit pas avec enthousiasme une définition nationale interprofessionnelle à laquelle seraient associés des droits particuliers telle qu’une rémunération minimale. Il préfère laisser toute latitude aux accords de branche. Plus étonnant est en revanche le positionnement de la CFDT et de la CFTC qui se sont désolidarisées de la conférence de presse commune de l’ensemble des organisations syndicales organisée ce 5 novembre sous prétexte, semble-t-il, qu’il faut d’abord s’accorder sur un calendrier. Quelque 4,7 millions de cadres sont concernés…

Part variable pour les CET : la DRH nous donne raison

Nous avons interpellé la Direction des ressources humaines d’Orange sur le fait que dans certaines entités, la part variable n’était plus versée aux collègues utilisant leur droit à CET (Compte Épargne Temps) au prétexte de l’impossibilité de fixer des objectifs durant la période d’absence.
Or, nos accords (cf. accord pour tous du 2/2/2000 & accord social du 09/01/1997) précisent que la période du congé ouvrant droit à indemnisation dans le cadre du CET est assimilée à une période d’activité. Le salarié doit percevoir, pendant ce congé, une indemnisation calculée sur la base du salaire perçu au moment de la prise de congé. Pour un salarié dont le contrat de travail inclut une part variable, celle-ci doit donc être préservée pendant le congé payé.

La Direction vient de nous donner raison et elle s’est engagée à ce que « la préservation de la part variable durant l’utilisation des congés CET soit mise en oeuvre de façon homogène dans l’ensemble des entités ».

Managers les demis de mêlée de la transformation d’Orange ?

Les orientations et positions de l’entreprise vers les nouvelles méthodes de travail (NEO, méthodes agiles,…) adossées à la refonte des référentiels métiers font poindre un désengagement de l’entreprise sur sa responsabilité quant à son fonctionnement, et par-là même sur sa performance, en la déchargeant sur les salariés et plus particulièrement sur les managers. Sans aborder les questions liées à la définition des objectifs à atteindre et des moyens donnés (effectifs, outils) pour y parvenir, le risque est bien d’accentuer les injonctions paradoxales auxquelles ils font face. FOCom confirme son rôle d’Avant, en poussant vers la direction les difficultés rencontrées par les managers afin de les aider dans ces situations et de marquer l’essai collectif de la transformation de notre entreprise humaine et digitale.