Actualités

Actus

Le coronavirus… questions de bon sens

Dans le cadre « transformer la contrainte en opportunité »… s’il faut repenser nos modèles économiques et notamment l’externisation à tout va de nos industries, nous suggérons de commencer par remonter les cloisons dans les open space.

Coronavirus : réaction à l’allocution du président de la République

FO prend acte des annonces du président de la République quant aux dispositions requises pour faire face à la crise sanitaire, sociale et économique due à l’épidémie de Coronavirus.

En premier lieu, FO constate un discours reconnaissant quant à l’engagement des agents des services de santé, dont les services hospitaliers, ou encore de la recherche, qui tend à rompre avec une lecture strictement budgétaire et comptable qui a trop longtemps prévalu, et encore récemment, et conduit à une situation de grave difficulté. Cela doit valoir pour l’ensemble des services publics qui sont d’ores et déjà mobilisés et le seront fortement, de la fourniture d’énergie, à la continuité des transports, en passant par les services en charge de l’économie et de l’emploi notamment.
FO espère, et y sera attentive, que le discours tenu quant aux leçons qui seront tirées de cette situation vaudront plus largement.
Le président ayant tenu un discours volontariste sur le plan économique, évoquant des mesures massives de chômage partiel – en effet attendues – FO s’attend à ce que la ministre du Travail qui doit recevoir demain les organisations syndicales et patronales annonce qu’elle renonce à la mise en œuvre de la réforme restreignant les droits à indemnisation des demandeurs d’emplois et rétablisse ces droits tels que prévus par la convention négociée et signée entre les interlocuteurs sociaux en avril 2017.

FO renouvelle sa demande que dans une telle situation les Direccte soient mobilisées systématiquement pour assurer le suivi avec les organisations syndicales et patronales de la situation économique et sociale dans chaque département. FO appelle à ce sujet à ce que soient responsabilisées les entreprises « donneurs d’ordre » vis-à-vis des sous-traitants.
FO demande que, dans ce cadre, soit également assuré le suivi de la mise en œuvre des consignes sanitaires destinées à protéger la santé des salariés en particulier dans les TPE et notamment les secteurs de services à la personne.

FO relève que le président de la République a évoqué la limitation au maximum des rassemblements. Si « faire bloc » est nécessaire face à une telle crise, FO s’exprime et agit en tant qu’organisation syndicale. C’est à ce titre que FO ne peut que renouveler la nécessité que l’apaisement l’emporte et que par voie de conséquence soit notamment stoppé le processus d’adoption du projet de loi réformant les retraites.

Coronavirus : indemnisation des salariés soumis à l’isolement

Un décret publié le 31 janvier 2020 accorde des indemnités journalières sans délai de carence aux personnes faisant l’objet d’une mesure d’isolement (du fait d’avoir été en contact avec une personne malade du coronavirus ou d’avoir séjourné dans une zone concernée par un foyer épidémique de ce virus et dans des conditions d’exposition de nature à transmettre cette maladie).
Les personnes non malades placées à l’isolement et les parents d’enfants en quarantaine ont donc droit à :
– jusqu’à 20 jours d’indemnités
– des indemnités dès le 1er jour d’arrêt
sans obligation de remplir les conditions que doit normalement remplir un salarié pour être indemnisé en cas d’arrêt de travail, à condition que l’avis d’arrêt de travail soit délivré par le médecin de l’Agence régionale de santé (ARS) et non par le médecin traitant.

La direction d’Orange a annoncé qu’à compter du 28 février, quel que soit le pays :
– l’ensemble des voyages professionnels, même au sein du pays,
– ainsi que toutes les manifestations (séminaires, conventions, salons..) organisés par Orange ou auxquels participe Orange,
doivent être reportés ou annulés jusqu’au 31 mars.
Tout retour professionnel ou personnel de :
– Chine
– Hong-Kong
– Macao
– Taiwan
– Singapour
– Corée du sud
– Italie
– Iran
est soumis à une quarantaine en télétravail (ou à une autorisation d’absence rémunérée si télétravail impossible).

Formation 2025 : et voilà maintenant la FEST !

Le plan stratégique « Engage 2025 » a prévu de consacrer 1,5 Md € à la formation d’ici 2025.

L’objectif est de répondre à la digitalisation qui est en train de bouleverser l’entreprise à un rythme jamais vu jusqu’à présent, de renforcer son expertise en doublant en cinq ans le nombre de ses experts en technologies (le groupe en veut 20.000) et d’accompagner les salariés dans la perspective d’évoluer : « Ils doivent intégrer les usages des technologies qui sont au cœur de la data, de l’IA ou de la cybersécurité, et développer leurs compétences humaines, sociales relationnelles, adaptatives », précise la DRH.

On demande donc aux salariés un colossal effort de « mise à niveau » sachant que les deux tiers d’entre eux vont voir leur métier profondément transformé. Mais l’entreprise dite « apprenante » attend également de son personnel une véritable révolution dans les modes d’apprentissage. Ainsi la direction prévoit que le présentiel qui représentait 97% des formations en 2015 n’en représentera plus que 50% en 2025. Le digital occupera 30% d’entre elles et les nouvelles approches immersives 20%. Parmi ces dernières, figure « la formation en situation de travail (FEST) qui vise à se glisser dans le continuum du travail ». Selon Jean-Pierre Charon, directeur adjoint de la formation et du développement des compétences « il s’agit de partir de situations vécues dans l’entreprise comme une réunion sous l’œil d’un pair ou d’un formateur. C’est important que cet accompagnateur soit formé, qu’il ait de la bienveillance et une certaine séniorité. Ensuite, il débriefe sur les points à améliorer ».
Pour FOCom, la mise à niveau des compétences ajoutée à l’adaptation aux nouvelles méthodes d’apprentissage constitue une double exigence extrêmement ambitieuse voire, dans bien des cas sans doute, irréaliste. Rappelant que l’humain doit primer sur tout autre objectif, nous mettons la direction en garde contre ce qui pourrait être ressenti comme une injonction à évoluer, source de stress et d’insécurisation. Et, comme tout projet, ce chantier très ambitieux ayant d’énormes impacts humains doit être présenté et discuté dans les instances (information-consultation au CSEC et dans les CSEE). Outre les garde-fous nécessaires pour adapter les formations aux besoins des salariés (et non l’inverse), nous exigeons en particulier que toutes les compétences acquises soient reconnues.