RSE/environnement

Net zéro carbone : pour une transition écologique exemplaire

Net zéro carbone transition écolologiquePour atteindre le « Net Zéro Carbone » en 2040, Orange va recourir à des équipements remis à neuf pour son réseau mobile en signant un accord avec Nokia.

Ainsi, l’équipementier télécoms pourra proposer à Orange des antennes reconditionnées pour ses réseaux 4G ou 5G. La capacité à proposer des équipements de seconde main sera « un élément de différenciation entre les fournisseurs », souligne Ramon Fernandez, directeur finance, performances et développement d’Orange. Cet accord devrait contribuer à réduire l’impact environnemental d’Orange et de ses fournisseurs en limitant le recours aux matières premières et en réalisant des gains sur le transport. Pollution qualifiée « d’invisible », le numérique produit 3,5 % des gaz à effet de serre de la planète contre 2 % pour le trafic aérien et la part de l’énergie consommée augmente de 6 % par an (rapport 2020 du Shift Project). Au-delà de la question environnementale, des gains économiques sont aussi attendus, puisque les équipements reconditionnés permettent d’obtenir des prix inférieurs de 15 %  à 30 % par rapport au neuf.

Pour FOCom, Orange doit aller encore plus loin dans ses engagements environnementaux par exemple en investissant dans la recherche innovation axée sur des technologies vertes et en privilégiant les comportements éco-responsables individuels et collectifs y compris, et surtout, dans les usages internet.

Les réseaux impactés par le réchauffement climatique

Réseaux et climatLes infrastructures réseaux d’Orange sont de plus en plus impactées par le réchauffement climatique, notamment en France. Selon le dernier rapport du GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) les inondations, tempêtes et sécheresses augmentent et cela dans des proportions qui ne cessent de s’amplifier. Pour Fabienne Dulac, Directrice Générale Adjointe et CEO d’Orange France « On parle beaucoup du vandalisme et de la destruction des antennes mobiles, mais les phénomènes climatiques sont plus réguliers, plus massifs et plus coûteux ».

Pour FOCom, cela confirme la nécessité de renforcer la qualité du réseau cuivre sur l’ensemble du territoire et souligne l’urgence de la transition écologique et énergétique. L’entreprise doit s’engager plus résolument dans la lutte contre le réchauffement climatique en étant exemplaire en matière de performance environnementale (efficacité et autonomie énergétique des réseaux, atteinte rapide du net zéro carbone, éco-responsabilité de nos produits et de nos comportements…).

Environnement : Arcep écartée, gouvernement dans la confusion

Le Conseil constitutionnel a censuré cet été l’article 16 de la loi « Climat et Résilience » qui aurait permis à l’Arcep de collecter des données sur l’empreinte environnementale des opérateurs et des fabricants de Smartphones. Les juges constitutionnels ont estimé que cet article était un cavalier législatif. En effet donner une base légale au nouveau pouvoir voulu par le gouvernement pour l’Arcep leur a semblé être trop éloigné de l’objectif initial du texte qui devait traduire dans le droit certaines mesures issues de la Conférence citoyenne sur le climat. C’est un revers pour le régulateur des télécoms, qui perd donc son pouvoir environnemental avant même de l’avoir exercé, et pour le gouvernement, pour lequel il s’agissait de l’une des mesures phares affichées pour réduire la pollution due au numérique.

Pour FOCom donner du pouvoir supplémentaire à l’Arcep, qui ne sait manier que le bâton, n’est pas nécessairement la meilleure solution. Nous sommes en tout cas très attentifs à ce qu’Orange verdisse réellement ses activités et tienne ses engagements en matière environnementale. Et nous soutenons toutes les initiatives de bon sens comme la collecte des vieux téléphones qui dorment dans les tiroirs et la vente de Smartphones reconditionnés. Aussi ne comprenons-nous pas que soit infligée, depuis cet été, une redevance de 7 euros sur chaque Smartphone reconditionné… soi-disant pour soutenir la culture. La culture contre la nature ? Il faudrait que le gouvernement accorde ses violons !

Recyclage à Orange : poursuivons les efforts !

Dans le cadre du plan Engage 2025, Stéphane Richard s’est engagé à baisser de 30 % les émissions carbone à l’échelle du Groupe afin d’être Net Zéro Carbone en 2040. Cela passe par un investissement accru dans l’économie circulaire et en particulier dans le recyclage des mobiles. Chez Orange, le taux de collecte des téléphones usagés est d’environ 30 % mais cela reste insuffisant. Les mobiles sont composés de plastique, de verre, de métaux précieux et terres rares en très petites quantités. Il faut environ 70 kg de matière première pour fabriquer un smartphone de 120 g sans compter que les Français changent de téléphone tous les deux ans alors que, dans 88 % des cas, leurs téléphones portables fonctionnent encore. Orange, qui, entre autres, est associée aux mairies pour collecter ces mobiles, leur redonner vie ou utiliser les composants utiles, doit aller encore plus loin dans sa feuille de route pour atteindre les objectifs fixés. En effet, 100 millions de téléphones portables usagés dorment dans nos tiroirs et attendent d’être recyclés. A FO, nous sommes engagés syndicalement sur les enjeux environnementaux et climatiques et leurs conséquences sur la santé, la sécurité, les conditions de travail et l’emploi. Nous exigeons de l’entreprise qu’elle poursuive et renforce les engagements pris !

Taxe sur le recyclage des téléphones

Orange lance actuellement une campagne de récupération de smartphones dans l’Académie de Nice à l’instar de nos agences sur tout le territoire. Alors que la collecte d’anciens terminaux est à la fois un enjeu environnemental mais aussi sociétal, l’État se pose la question de créer une taxe sur le recyclage des mobiles ou, à défaut, une taxe sur les produits neufs ou reconditionnés importés. Au ministère de la Transition écologique et à Bercy, la tonalité est  tout autre. « Je souhaite que nous trouvions des alternatives à la taxation indifférenciée et égalitaire de tous les terminaux afin de ne pas handicaper les acteurs locaux indispensables à la transition environnementale », déclare Cédric O, secrétaire d’État au Numérique, qui évoque une hausse de la taxe sur les produits neufs et les reconditionnés importés. Ainsi, pour Benoît Varin, président de la fédération des professionnels du secteur du recyclage, la menace est sérieuse. Quelque 10 000 emplois, en local et souvent solidaires, seraient en jeu en France sur les 30 000 à 40 000 que compte ce secteur en pleine croissance. Il pèse désormais un peu plus de 10 % des ventes de smartphones dans l’Hexagone. « Le marché du reconditionné améliore le pouvoir d’achat », ajoute Benoît Varin, alors que les smartphones concernés sont généralement vendus entre 30 et 50 % moins cher que les neufs. Le risque est de voir les consommateurs se détourner des reconditionneurs français, au profit de plateformes de vente en ligne étrangères. Or, un circuit court permet de limiter l’impact environnemental !
Pour FOCom, l’État ne peut avoir en permanence des injonctions contradictoires, déclarer défendre l’environnement et taxer les produits recyclés en risquant de mettre en danger des milliers d’emplois de cette filière !