Santé

Contrat prévoyance : maintien du niveau des prestations ! FOCom signe l’avenant 2018

Pour FOCom, il était, d’une part, totalement exclu de dégrader le niveau des prestations concernant ce « risque lourd », et d’autre part, l’augmentation des cotisations devait se révéler le plus indolore possible pour les salariés.
Aussi, au fil de la négociation, après avoir acté le maintien à l’identique des prestations prévoyance, nous avons obtenu de l’entreprise qu’elle prenne en charge 80 % du montant de l’augmentation des cotisations.

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Garantir la prévoyance pour les salariés de droit privé

Depuis plusieurs années, la partie prévoyance (arrêt de travail, incapacité, invalidité et décès) du régime bénéficiant aux salariés de droit privé d’Orange, accuse un déficit de l’ordre de 8 millions € par an alors que la partie santé du même contrat est à l’équilibre, voire légèrement excédentaire.
Afin de revenir à l’équilibre sur sa partie prévoyance (sans toucher aux prestations santé, ni diminuer les prestations prévoyance), une des pistes retenue dans la négociation en cours, serait d’augmenter les cotisations prévoyance de 20% (70% de cette majoration seraient pris en charge par l’employeur).
Cependant, à ce stade de la négociation, la répartition « globale » de la cotisation reste inchangée.
FOCom exige la prise en charge par l’entreprise de l’entièreté de la future cotisation et de 70% de la cotisation globale qui n’en prend à l’heure actuelle que 60%.
Nous demandons également l’ajout de la garantie dépendance à la partie santé du contrat collectif des salariés de droit privé, à l’identique du contrat collectif AFO et l’ouverture immédiate de la négociation de la prévoyance pour les AFO.

Santé : le reste à charge zéro va (nous) coûter cher

La prise en charge à 100% des lunettes, prothèses dentaires et auditives promise par E. Macron entraînerait, selon les experts, une hausse des tarifs des complémentaires santé de l’ordre de 7% alors que le gouvernement promettait qu’elles n’augmenteraient pas. Les retraités notamment verraient un bond de leur cotisation mutuelle de 9,4% sur l’année. Pour un couple de retraités qui paie 170 euros par mois pour sa complémentaire santé individuelle, à terme, la facture annuelle serait de 192 euros.

La Sécu spoliée

Au début de l’été, un rapport « resté discret » sur « la rénovation des relations financières entre l’État et la Sécurité sociale » a été remis au gouvernement. Il propose notamment une règle de « solidarité » entre l’État et la Sécurité sociale. Ainsi, au 1er janvier 2019, le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi – le CICE, chèque en blanc aux entreprises, de l’ordre de 20 Mds € par an – sera « transformé » en allègement de cotisations patronales. Cela induira une perte sèche pour la Sécurité sociale alors que ses comptes se redressent. La loi prévoit qu’au-dessus du seuil de 0,8 point de PIB, l’excédent sera écrêté au profit de l’État : 3 Mds en 2019, 14 en 2020, 20 en 2021, et plus de 27 en 2022.
FO dénonce depuis des années la confiscation des recettes de la Sécu par l’État que ce soit pour son propre désendettement, sa politique économique ou pour renflouer les entreprises. L’affaiblissement de la Sécu induit le développement des assurances privées aux dépens des droits collectifs. Concrètement, les ponctions réalisées sur les finances de la Sécu conduisent à l’amputation des prestations, des remboursements, du budget des hôpitaux, de l’autonomie, des pensions de retraites, des indemnités pour maladies… FO rejette toute atteinte à notre système de protection sociale. Une raison supplémentaire de nous mobiliser le 9 octobre.

Mais d’où vient la hausse des dépenses d’indemnités journalières ?

Depuis 2014, le montant des indemnités journalières est en hausse. Après avoir progressé de 3,7% en 2015 et de 4,6% en 2016, en 2017, ces dépenses ont augmenté de 4,4% pour atteindre 10,3 milliards d’euros. La tendance est même à l’accélération de cette hausse. Depuis le début de l’année, les indemnités journalières ont augmenté de 5,7%, selon le dernier communiqué des dépenses de l’Assurance maladie. Pour le mois de mai, cela représentait une dépense de 904 millions d’euros.
Contrairement à ce que dit le gouvernement cette augmentation ne vient pas d’une subite montée de l’irresponsabilité des salariés qui abuseraient d’un système « illisible et déresponsabilisant » ce qui « encourage l’arrêt de travail de complaisance, l’absence répétée du vendredi ou le congé maladie ». La raison est à chercher dans le recul de l’âge de départ à la retraite et la dégradation des conditions de travail. Il faut arrêter de stigmatiser malades et médecins pour justifier le pillage de notre Sécu.