Santé

Canicule : que faire ?

Le code du travail ne prévoit pas de niveau de température au-delà de laquelle le plan canicule doit être déclenché ou le travail cesser. Néanmoins à partir de 30° dans les bureaux ou 28° sur les chantiers  il y a risque. Et danger dès 33°. Les salariés ont alors un droit de retrait. Le code du travail prévoit que « l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé des travailleurs par la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés. » (article L4121-1 du code du travail).
Ces mesures et moyens sont :
– la ventilation et aération des locaux de façon à maintenir un état de pureté de l’atmosphère et d’éviter les élévations exagérées de température, les odeurs désagréables et les condensations (article R4222-1 à R4222-3 du code du travail),
– la mise à disposition d’eau fraîche potable et notamment de bouteilles d’eau gratuites et même des boissons non alcoolisées fraîches (articles R2225-2 à R2225-4 du code du travail).
A ces deux mesures obligatoires peuvent s’ajouter (sans obligation mais recommandé par l’INRS (institut national de recherche et de sécurité) le décalage ponctuel des horaires (arriver et repartir plus tôt), la limitation des cadences avec des plages de repos plus fréquentes etc.
Il est possible d’obtenir de limiter ou d’aménager les déplacements, notamment en utilisant les possibilités mises en place par l’entreprise : télétravail, adaptation horaires…
Que ce soit pour la pollution ou pour ménager votre santé, n’hésitez pas à utiliser votre droit au télétravail occasionnel (demande à faire via intranoo).
Et en cas de difficultés n’hésitez pas à saisir les militants FOCom.

La médecine du travail ne doit pas devenir une médecine virtuelle

Depuis le 15 septembre les médecins peuvent pratiquer des actes de téléconsultation par vidéotransmission remboursables par l’Assurance-maladie, c’est-à-dire proposer à leurs patients des consultations à distance via une liaison vidéo sécurisée permettant de protéger les données médicales, confidentielles et sensibles par nature. Pour FO, si les techniques modernes sont les bienvenues dès lors qu’elles améliorent la prise en charge des malades, elles ne doivent pas être un palliatif aux « zones grises » (non couvertes par l’implantation médicale) et aux pénuries induites par des années de « numerus clausus » imposé dans les études médicales.
Concernant la santé au travail, la prudence est particulièrement justifiée. Il est rappelé que la téléconsultation relève de la décision de chaque médecin qui juge de l’opportunité de l’utilisation de cette technique, assortie du consentement du salarié. L’entreprise n’a pas vocation à interférer dans le choix de son utilisation. En particulier, la téléconsultation ne peut devenir un modèle imposé d’organisation des visites médicales ou un moyen de diminuer le nombre des médecins du travail.
Au CNHSCT d’Orange des 11 et 12 avril, le médecin coordonnateur qui a présenté la mise en œuvre de la télémédecine à Orange a rappelé qu’elle « n’a pas vocation à se substituer de façon systématique à la visite en présentiel qui doit rester le mode d’exercice à privilégier ». FOCom ne peut que souscrire : la médecine du travail doit rester le plus proche possible des salariés pour assurer un vrai moment d’échange et de partage. Elle ne saurait pallier la pénurie de médecins du travail et compenser l’accroissement des périmètres imposé par la Direction. Étant donné le climat social actuel au sein de l’entreprise, le médecin du travail ne peut, a fortiori, devenir un médecin virtuel !

Le contrat santé des fonctionnaires a soufflé sa 1ère bougie

Ce n’était pas sans inquiétude que nous attendions la première commission de suivi de ce contrat collectif mis en place au 1er janvier 2018. Nous voici entièrement rassurés, les comptes de résultat du régime sont positifs pour un montant de 5.098.925 € soit un ratio technique de 88 % (recettes/dépenses).
Au 31 décembre 2018, nous comptabilisons 52 430 bénéficiaires dont 36 888 assurés principaux (fonctionnaires en activité – moyenne d’âge : 57,3 ans), 12.676 enfants et 2.866 conjoints bénéficiaires et/ou cotisants.
Nous saluons le comportement vertueux de toutes et tous et vous rappelons que, conformément aux engagements de la Mutuelle Générale, une remise commerciale de 30€ pour l’année 2019 sera versée à chaque assuré dans le courant du mois d’avril. En revanche, notre demande renouvelée pour la mise en place d’une couverture Prévoyance à l’attention des fonctionnaires d’Orange a de nouveau reçu une fin de non-recevoir.

Contrat prévoyance : maintien du niveau des prestations ! FOCom signe l’avenant 2018

Pour FOCom, il était, d’une part, totalement exclu de dégrader le niveau des prestations concernant ce « risque lourd », et d’autre part, l’augmentation des cotisations devait se révéler le plus indolore possible pour les salariés.
Aussi, au fil de la négociation, après avoir acté le maintien à l’identique des prestations prévoyance, nous avons obtenu de l’entreprise qu’elle prenne en charge 80 % du montant de l’augmentation des cotisations.

Lire le tract : Contrat prévoyance : maintien du niveau des prestations ! FOCom signe l’avenant 2018

Garantir la prévoyance pour les salariés de droit privé

Depuis plusieurs années, la partie prévoyance (arrêt de travail, incapacité, invalidité et décès) du régime bénéficiant aux salariés de droit privé d’Orange, accuse un déficit de l’ordre de 8 millions € par an alors que la partie santé du même contrat est à l’équilibre, voire légèrement excédentaire.
Afin de revenir à l’équilibre sur sa partie prévoyance (sans toucher aux prestations santé, ni diminuer les prestations prévoyance), une des pistes retenue dans la négociation en cours, serait d’augmenter les cotisations prévoyance de 20% (70% de cette majoration seraient pris en charge par l’employeur).
Cependant, à ce stade de la négociation, la répartition « globale » de la cotisation reste inchangée.
FOCom exige la prise en charge par l’entreprise de l’entièreté de la future cotisation et de 70% de la cotisation globale qui n’en prend à l’heure actuelle que 60%.
Nous demandons également l’ajout de la garantie dépendance à la partie santé du contrat collectif des salariés de droit privé, à l’identique du contrat collectif AFO et l’ouverture immédiate de la négociation de la prévoyance pour les AFO.