Vie au travail

Pour chaque projet immobilier FOCom revendique :

– le droit à un poste de travail pour chacun (pas de flex desk) et une surface minimale de 10m² nets par personne (normes Afnor NF X 35-102),
– le droit à un environnement de travail calme et propice aux échanges et, en particulier, pas d’open space imposé,
– un droit systématique à l’essai pour chaque équipe en vraies conditions, avec les matériaux (cloisons, revêtement) qui seront ceux retenus in fine,
– des nouveaux bâtiments à bilan énergétique positif et des rénovations vers des bâtiments a minima passifs.

Eastview, un projet Immobilier aux enjeux multiples

Parmi le foisonnement des projets immobiliers à Orange, les enjeux du projet de regroupement des équipes de l’AE Ile de France Sud et Est des sites de Créteil, Paris Villette et Montreuil sur le site de Bagnolet Eastview dans le cadre du projet managérial autour du parcours client suscitent quelques attentions. L’aspect économique en est un bon exemple, avec une réduction significative des charges immobilières, passant de 2,155 à 1,2 millions annuel, les dépenses d’investissement et d’exploitation supportées par l’unité représentant 1,250 million d’euros. L’aspect social en est un autre. Les personnels, dont un quart a plus de 55 ans, verront pour une majorité d’entre eux (60%) un allongement de leur trajet domicile travail… Si pour les occupants de Créteil, effectifs les plus nombreux concernés par le projet, l’accroissement moyen du trajet domicile travail est de 10 mn, ce sont 71% des collègues qui verront leur temps de trajet augmenter (en moyenne de 19 minutes), dont plus de la moitié allongé de plus de 20 minutes. Quant à l’ambition du projet, il vise à mettre le client au cœur de la stratégie du Groupe en rapprochant les équipes autour du client grâce au regroupement des métiers, en favorisant le travail coopératif en favorisant la mise en place d’une organisation apprenante par le biais d’un fonctionnement en mode projet. Mais cette ambition n’est absolument pas corrélée avec un accompagnement social conforme aux engagements du Groupe. A ce titre, les atermoiements de la Direction quant à la prise en compte des principes de la décision 14 en témoignent.

Par ailleurs, quid des aménagements qui accompagnent la refonte des organisations du travail, non soumises à l’appréciation et à l’avis des personnels et représentants concernés ?

La 1ère clef pour éviter que ce projet soit un échec sera la reconnaissance par la Direction de l’AE ISE de l’existence des déménagements dans ce projet et donc de mettre en œuvre les moyens, en particulier financier.

Choisir son environnement collaboratif

Parmi les 10 thématiques du « programme de transformation du Groupe » actuellement ä l’étude au niveau du Comex, il en est un qui impacte directement et durablement notre quotidien. C’est celui « des environnements de travail facilitants et collaboratifs à tous niveaux ». FOCom demande instamment une réelle concertation sur ce sujet en amont des nouveaux aménagements de travail alors que la plupart des salariés déménagés sont mis devant le fait accompli : ce sont open space et flex office imposés. Nous dénonçons une posture dogmatique sous tendue par des motivations essentiellement financières. Les salariés et équipes concernés doivent être consultés et avoir le choix des espaces et modes de travail. Nous rappelons que la réussite du collectif suppose que l’organisation et les conditions de travail soient propices et adaptées aux missions et aux particularités de celles-ci.

Décevante multilatérale sur l’emploi

Le RDV annuel avec Stéphane Richard est généralement l’occasion pour la direction d’annoncer des recrutements supplémentaires pour finir l’année dans de meilleures conditions. Cette fois-ci, pour toute réponse à nos alertes sur les conséquences désastreuses de la chute des effectifs, le PDG a annoncé… le gel des recrutements pour 2019 à compter d’août ! Au prétexte qu’il y a 770 départs en moins que prévu sur 2019. Nous rappelons que, même si les estimations sur les départs sont sur-évaluées, les besoins en CDI restent chroniquement non couverts. Le déficit prévu par la direction elle-même entre besoins et effectifs pour 2019-2021 se situe entre 3850 et 6370 CDI (chiffres GPEC présentés au CCUES de septembre).

Emploi : l’hémorragie continue

FOCom dénonce une situation de l’emploi, déjà très dégradée, qui empire d’année en année. Et ceci en dépit de nos mises en garde répétées étayées par le vécu des salariés qui subissent les effets désastreux de ce déficit : surcharge de travail, compétences perdues, dégradation du service rendu à nos clients, externalisation de nos activités y compris stratégiques. Dans son rapport PEC qu’elle vient de publier, la direction prévoit une  nouvelle chute des emplois à 13.100 à 13.790 ETPCDI entre 2019 et 2021. Pour 2021 la direction estime que les ressources internes après les départs se situeront entre 54.030 et 54.720. Les besoins se situeraient entre 58.570 et 60.400. Au mieux, le  déficit entre besoins et ressources est donc de 3.850. Mais il peut atteindre 6.370 ETPCDI. Les sous-effectifs se situent dans l’intervention (de 1.340 à 1.980 emplois), les réseaux et services (entre 577 et 817), l’activité ventes et services entreprises (entre 433 et 723). Le SI et les activités transverses sont aussi atteints. Seules la relation client et la distribution grand public voient leurs besoins à peu près couverts. 
FOCom va de nouveau monter au créneau pour exiger les emplois nécessaires, en particulier lors de la rencontre annuelle avec Stéphane Richard le 3 octobre.