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Plafonnement des indemnités prud’homales : le Comité Européen des Droits Sociaux donne raison à FO !

Comité Européen des Droits Sociaux Suite à la réclamation collective déposée par FO en 2018, le Comité Européen des Droits Sociaux (CEDS) a reconnu que le plafonnement des indemnités prud’homales violait l’article 24 de la Charte sociale européenne (droit à une indemnité adéquate ou à une réparation appropriée). Le CEDS invite les autorités françaises à revoir rapidement leur copie (dans un délai de 4 mois), afin que notre code du travail assure une protection effective contre tout licenciement injustifié.

FO invite le gouvernement français à respecter pleinement ses engagements internationaux afin de mettre en conformité notre législation nationale et sera vigilante sur l’évolution de ce dossier.

Accord sur la directive de l’UE sur les salaires minimums !

salaires minimumsLes ministres du Travail de l’Union Européenne ont validé l’accord trouvé début juin avec le Parlement européen sur la directive de l’UE portant sur les salaires minimums en Europe. Cette directive permettra de soutenir des salaires minimums « décents » partout en Europe et de renforcer la négociation collective sur les salaires dans le respect de l’autonomie des interlocuteurs sociaux et des différents modèles nationaux. Le pouvoir d’achat des travailleurs et la juste répartition des gains de productivité sont également remis au cœur de l’évolution des salaires minimums.

La mobilisation constante et sans faille de FO aux côtés de la CES a permis de renforcer l’implication des syndicats dans la fixation et l’actualisation des salaires minimums légaux ou encore d’inclure des dispositions visant à lutter contre les pratiques antisyndicales. La directive doit être encore validée officiellement par le Parlement européen, puis au Conseil, pour sa publication officielle ouvrant un délai de transposition de deux ans au cours duquel les États Membres (EM) devront mettre en œuvre au niveau national ses dispositions.

Orange et l’alliance Blockchain France

blockchainOrange, Atos, Suez ou encore Docaposte ont décidé de se regrouper pour former l’Alliance Blockchain France aux côtés d’autres entreprises, d’universitaires et d’institutions publiques. La blockchain est une technologie informatique innovante qui permet aux participants d’un réseau de valider par consensus des échanges et des transactions, sans faire intervenir d’organe central. Elle pourrait s’appliquer à de nombreux domaines, dont l’IoT (internet des objets), où elle répond à des enjeux de sécurité, de traçabilité, de contrôle des données, de validation des communications Machine to Machine (…).  L’Alliance Blockchain France, dirigée par Antoine Maisonneuve, responsable du programme chez Orange Business Services, vise à déployer une infrastructure commune, « qui s’ouvrira progressivement à tous les industriels et administrations françaises souhaitant bénéficier des avantages de la blockchain ». La blockchain aurait la capacité de permettre des gains importants de productivité et favoriserait l’interopérabilité européenne.

Pour FOCom, cela représente une innovation dans l’enregistrement et la distribution de l’information, mais il faut également poser un cadre juridique sur la responsabilité et la régulation. Une réflexion européenne doit également être menée sur les implications éthiques de cette technologie : l’accès, le contrôle, le développement des rapports de force… Quant aux impacts sur l’emploi, il est certain que la blockchain exige des compétences rares et convoitées. Orange devra s’attacher à « soigner » son e-réputation pour attirer et surtout conserver ces talents.