édito

Soyons prêts !

D’après le barème « pauvreté Ipsos/secours populaire » de l’automne dernier, un français sur trois n’arrive plus à boucler ses fins de mois. Les plus modestes de nos concitoyens, sont les plus impactés sur les plans sanitaire, économique et social.

À l’inverse c’est « open bar », à coup de milliards, pour de trop nombreuses grandes entreprises qui confortent dividendes et augmentation des cours de la bourse tout en saisissant l’opportunité d’effectuer quelques milliers de licenciements productifs !

À voir les pistes mises en avant par le gouvernement pour relancer l’économie, il n’est pas sûr qu’il prenne cette réalité en considération. En effet, l’État compterait sur les 120 milliards d’euros d’épargne des Français, accumulés sur la période, pour faire redémarrer la consommation. Or, 70 % de cette épargne est détenue par 20 % des plus riches. Les autres piochent depuis un bon moment dans leurs bas de laine pour combler, notamment, la baisse de rémunérations due au chômage partiel. Le risque est plus sûrement de voir l’épargne s’évader dans les marchés financiers que d’être réinjectée dans l’économie réelle.

Relancer l’économie passe par l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés et des retraités ! La réforme de l’assurance chômage, celle des retraites ainsi que la dégradation des services publics à travers les restructurations et les suppressions de missions, de services et d’emplois, sont toujours dans l’agenda gouvernemental… Et en plus il voudrait nous faire payer la crise sanitaire, devenue économique. Cerise sur le gâteau, un autre débat s’est également installé, celui de la dette (120 % du PIB). Il serait pourtant bien malvenu qu’elle soit un prétexte supplémentaire au retour de ces réformes.

Alors, pour ne pas payer la facture, un seul objectif : se développer et rester mobilisés ! Toujours et partout.

Restons mobilisés à Orange comme à La Poste face aux nombreuses négociations prévues et, ainsi, préservons et améliorons les droits de tous les personnels. Aujourd’hui, les politiques salariales et le peu de reconnaissance des deux entreprises sont inacceptables en ce qu’elles ignorent l’engagement humain des Télécommunicants comme des Postiers dans cette période si difficile.

Pour FO Com, il n’y peut y avoir d’ambition stratégique sans ambition sociale.

Il est de notre responsabilité de mettre en garde les dirigeants de nos entreprises du risque qu’ils prennent à ignorer nos revendications. Il est de notre responsabilité de mettre en garde le gouvernement dans son obstination à « contre-réformer » !

Dès aujourd’hui, construisons la mobilisation de demain.

Christine BESSEYRE