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Coup de pouce pour le PERCO

Lors de la négociation de l’avenant  portant sur le PERCO, la direction voulait rester sur le même abondement que l’an passé soit 500€ pour 500€ placés (en maintenant 600€ d’abondement pour 500€ placés dans le PEG).
Compte tenu des résultats de l’entreprise et de l’engagement des salariés dans cette période particulièrement difficile, FOCom a demandé une amélioration significative de la contribution de l’entreprise, en particulier pour les petits épargnants.
Nous avons finalement obtenu un coup de pouce de 50€ pour 500€ placés sur le PERCO soit un abondement de 550€ réparti dans les conditions suivantes :
– abondement de 300% des 100 premiers euros placés, soit de 0 à 300€ d’abondement annuel,
– abondement de 100% des 101 aux 300€ suivants, soit de 0 à 200€ d’abondement annuel,
– abondement de 25% des 301 aux 500€ suivants, soit de 0 à 50€ d’abondement annuel.

Négociations 2021 : cadence infernale et incertitudes

Pas moins de 14 négociations sont programmées cette année, le calendrier vient d’être présenté aux organisations syndicales. Trois négociations sont déclarées « prioritaires » par Gervais Pellissier, Directeur Général People et Transformation : la Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences (GPEC) et l’Intergénérationnel (qui inclut les dispositifs d’aménagement de fin de carrière) sont prévues au T1 2021 puis une nouvelle négociation intitulée « Mobilité et fluidité » aurait lieu en juin. Des interrogations, voire des inquiétudes, demeurent quant au contenu. Des « mesures d’âge » seraient introduites pour l’Intergénérationnel. La mobilité serait, soi-disant, réclamée par le personnel à travers le baromètre salarié, dont nous contestons régulièrement  l’interprétation abusive des résultats réalisée par la direction.
La négociation salariale n’est pas citée comme prioritaire, l’entreprise souhaite même la différer au mois de mai. FOCom y voit un mauvais signe pour les perspectives de reconnaissance financière en 2021 et demande un démarrage dès le T1 2021, compte tenu de l’attente des salariés.
Nous avons obtenu que la renégociation de l’accord Télétravail, très attendue également et maintes fois reportée en 2020, commence en  juin au lieu du S2 2021. L’entreprise déclare vouloir « faire évoluer le modèle social », FOCom veillera avant tout dans ses négociations à la préservation des droits et réclamera de nouveaux avantages pour tous les salariés d’Orange ainsi qu’une reconnaissance  légitime de leur investissement.

Les oubliés de la fibre

Comme on pouvait s’en douter le plan France Très Haut Débit, lancé en 2013 ne tiendra pas sa promesse d’équiper tous les Français. Selon la fédération Infranum entre 1% et 2% des 40 millions de foyers et entreprises à raccorder n’aura jamais la fibre, surtout dans les zones rurales ou de montagnes les plus reculées : 400.000 à 800.0000 personnes sont concernées. Pour assurer la couverture promise des « déserts numériques », enjeu majeur pour l’élection présidentielle de 2022, ne sont maintenant proposées que les solutions alternatives. C’est dans ce cadre que l’Arcep vient d’autoriser l’Américain Starlink à utiliser certaines fréquences pour apporter du très haut débit par satellite dans les zones reculées de l’Hexagone.
Le hic pour les oubliés de la fibre c’est que ces solutions alternatives offrent des débits bien inférieurs au 1 Gb/s de celle-ci, pour des tarifs beaucoup plus élevés. Ainsi l’offre Internet illimité par satellite de Nordnet, la filiale d’Orange, coûte depuis la semaine dernière 40€ par mois (60€ en temps normal). Il faut ajouter 149€ pour acheter l’équipement, ou 8€ par mois pour sa location. Et ce, pour un débit de 100 Mb/s maximum. Quant à Starlink, il n’a pas encore dévoilé ses prix pour la France. Mais pour des débits de 50 à 150 Mb/s, son offre aux Etats-Unis démarre à 99$, auxquels il faut ajouter 499$ pour le matériel.
Les inégalités numériques demeureront donc malgré les engagements des politiques et du régulateur. Inégalités qui ont des répercussions sur la capacité d’entreprendre, sur le métier à l’heure du télétravail, sur l’accès à certains services au moment du tout connecté. On se prend à rêver à une époque où, sous les auspices du service public des PTT chaque citoyen avait été équipé d’une ligne téléphonique qu’il soit habitant d’un coin reculé des Pyrénées ou d’une grande ville, pour le même prix d’abonnement. La péréquation des coûts et des tarifs pratiqués par l’opérateur historique permettait qu’il n’y ait aucun laissé-pour-compte alors qu’avec la concurrence, chacun, comme au Mistigri, cherche à se débarrasser du valet noir… qui ne sera jamais fibré.

Participation intéressement 2021

Suite aux résultats 2020 du Groupe Orange, présentés par la Direction ce 18 février, vous trouverez ci-dessous les montants de la participation qui sera versée sur la paie d’avril et de l’intéressement qui sera versé sur celle de mai, si vous choisissez cette solution plutôt que le versement sur votre PEG ou votre PERCO.
Sans choix de votre part :
– la participation est versée pour moitié sur le PERCO et pour l’autre moitié sur le PEG,
– l’intéressement est versé sur le fonds Equilibris du PEG.

(1) le calcul sur le premier niveau de salaire prend en compte le salaire plancher prévu par l’accord. Les données  sont calculées pour un salarié à temps plein et sans absences sur 2020.

Grâce aux accords intéressement et participation signés par FOCom, vous allez bénéficier en 2021 d’un montant de rétribution collective allant de 0.8 à 1.8 mois de salaire. Cependant, si le montant de l’intéressement atteint le maximum possible, les objectifs de tous les indicateurs de performance ayant été dépassés, nous déplorons une diminution sensible de la participation.
En effet, fondée sur les résultats d’exploitation, deux éléments l’ont affectée :
–  les coûts directement liés au COVID (EPI, masque, gel),
– l’augmentation des créances clients résultant de la crise (les comptes consolidés du groupe révèle un débit de 488 millions d’euros pour 2020, plus de dix fois supérieur à celui de 2019).
Pour FOCom, il est inacceptable que les salariés paient le prix de la crise sanitaire : les créances de nos clients et les mesures liées à la Responsabilité Sociale de l’Entreprise ne doivent pas être mis au débit des salariés du Groupe ! Il est intolérable que le montant de la participation diminue précisément l’année où la crise sanitaire a rendu les conditions de travail plus difficiles. C’est pourquoi nous exigeons un supplément de participation compensatoire.

Et, au regard de l’investissement exigé du personnel, qui doit déployer de nouvelles compétences et des capacités d’adaptation exceptionnelles pour répondre aux défis du plan stratégique, et des 20 centimes supplémentaires de dividendes versés aux actionnaires, soit plus de 510 millions d’euros, nous continuons à revendiquer :
– le 13ème mois en plus des mesures salariales et de rattrapage que nous attendons de la négociation salariale,
– une prime immédiate de performance pour tous,
– un plan d’attribution d’actions gratuites pour atteindre 10 % du capital détenus par les salariés (ambition affichée par Stéphane Richard en 2016).