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Fusion des allocs : davantage de perdants

Selon France Stratégie, organisme de réflexion rattaché à Matignon, il y aura plus de perdants que de gagnants dans la fusion des allocations en une seule “allocation sociale unique” (ASU) envisagée par le gouvernement : 3,55 millions de ménages verraient leurs revenus diminuer du fait de la baisse ou de la perte de leurs prestations, tandis que 3,3 millions de foyers enregistreraient une hausse de leurs ressources. Ainsi la réforme ferait “presque deux fois plus de perdants que de gagnants parmi les titulaires de l’allocation de solidarité spécifique (ASS)”, c’est-à-dire des chômeurs en fin de droit. Encore un sujet de friction pour la rencontre du 30 août entre FO et le premier ministre.

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Les Français attachés à leur système de protection sociale

Contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire pour justifier la casse de notre système de protection sociale qui serait « trop coûteux », les Français sont très attachés à leur modèle basé sur la solidarité collective et le système par répartition. Ainsi, selon la Direction régionale économique et sociale, « 63 % d’entre eux trouvent normal que le tiers du revenu national serve au financement de la protection sociale » (une proportion stable depuis 2004). Ce que ne partagent évidemment pas ceux qui veulent mettre la main sur cette manne pour leur seul profit. Tels les assureurs privés, les détenteurs de fonds de pension, les aventuriers de la finance et tous leurs appuis qui prônent la capitalisation et vantent l’individualisation.

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Formation : le big bang de la nouvelle loi

L’Assemblée nationale vient d’adopter le projet de loi dit « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».
Concernant la formation professionnelle, le texte prévoit de déréguler l’offre de formation. L’ouverture d’un centre de formation pour apprentis (CFA) sera autorisé sur simple déclaration en préfecture. Quant au financement des CFA, il sera dorénavant fixé en fonction du nombre d’inscrits ce qui fait craindre le renforcement des inégalités territoriales en matière d’accès à la formation professionnelle, singulièrement en milieu rural, avec le risque de voir disparaître des centaines de CFA.
Par ailleurs, le compte personnel de formation (CPF) sera désormais crédité en euros – de 500 € par an à 800 pour les personnes les moins qualifiées – et non plus en heures. C’était une ligne rouge pour FO, notamment car le CPF monétisé est mal taillé pour financer des formations longues et onéreuses. Or ce sont justement celles-ci qui permettent les rebonds professionnels, les augmentations de salaire, voire le retour à l’emploi.
Globalement, FO dénonce l’individualisation qui piétine les garanties collectives et l’accélération de la marchandisation de la formation professionnelle et de l’apprentissage.

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