Actualités

Actus

Un plan européen pour relancer le monde d’avant ?

L’initiative commune annoncée le 18 mai par les chefs d’Etat français et allemand sur la création du fonds de relance européen de 500 milliards d’euros, constitue sans doute un tournant dans l’approche budgétaire de l’Union européenne.

Nous sommes toutefois en droit de nous interroger quant aux finalités réelles de cette initiative car l’octroi de cette aide serait assorti d’un engagement des États Membres à appliquer des « politiques économiques saines et des programmes de réforme ambitieux ». Ces formulations étaient déjà très utilisées dans « le monde d’avant » par l’Union Européenne pour indiquer ses exigences en matière de politiques d’austérité et de destruction des services publics. L’aide aux économies nationales ou sectorielles serait-elle conditionnée à la poursuite de ce qui a conduit à la catastrophe ?

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someonePrint this page

L’entreprise doit équiper les télétravailleurs

Contrairement à ce que nous avions compris des propos de Fabienne Dulac, il semblerait que l’équipement des télétravailleurs, notamment en siège ergonomique, n’aille pas de soi dès lors que le salarié en exprime le besoin. Il lui serait exigé un certificat médical.

Or l’accord télétravail est très explicite :  « L’entreprise met à disposition du télétravailleur qui le souhaite un meuble de bureau, un caisson de rangement fermant à clé et un siège ergonomique » (art.7-5). En aucun cas l’attribution de siège nécessite la prescription du médecin du travail. Une telle prescription n’est exigible que pour des pathologies particulières nécessitant une forme de siège particulier.

Pour FOCom, c’est un très mauvais calcul de faire freiner l’équipement des travailleurs à domicile : pour la santé des salariés comme pour l’entreprise. Celle-ci doit assurer la santé et la sécurité de ses salariés. Et au final, la multiplication des TMS (troubles musculo-squelettiques) et des maux de dos lui coûteront beaucoup plus cher.

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someonePrint this page

Les agressions contre les salariés des télécoms doivent cesser

Face à l’augmentation des agressions, en France et dans de nombreux pays d’Europe, dont sont victimes les salariés des entreprises de télécommunication, les organisations européennes de travailleurs regroupées dans l’UNI Europa (dont FOCom fait partie) ont réagi à travers une prise de position (à lire ici) signée en commun avec les organisations européennes d’employeurs des télécoms, ETNO et GSMA.

Ce texte publié le 19 mai appelle les autorités publiques européennes et nationales à prendre des mesures pour faire cesser les attaques. Cette situation est le produit d’une campagne relayée depuis des mois sur les réseaux sociaux, expliquant que les antennes mobiles sont très dangereuses pour la santé et, depuis le début de la pandémie actuelle, que la 5G est liée à la propagation du coronavirus. Cette désinformation a suscité depuis quelques mois de nombreuses agressions de techniciens ou d’employés des télécommunications et des sabotages d’installations techniques (des centaines d’attaques dans 10 pays de l’UE).

Pour FOCom, chaque travailleur a le droit absolu à un environnement de travail sûr. Nous demandons donc aux pouvoirs publics de prendre rapidement des mesures pour protéger la sécurité des travailleurs et pour lutter contre ces allégations mensongères concernant la technologie mobile.

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someonePrint this page

Parents sans solution de garde : FOCom propose des solutions non discriminatoires

Le dispositif ASA/Congés/ Chômage partiel (« 2+3 »), mis en place par la direction entre le 11 mai et le 2 juin, pénalise et discrimine les parents.

Avec cette décision, la direction inflige une double voire triple peine aux salariés concernés : pénurie de congés pour cet été ou d’autres besoins au 2ème semestre, pénalité pour les parents d’enfants en situation de handicap, perte de pouvoir d’achat pour de jeunes parents ou des familles monoparentales avec des bas salaires et qui, pour garder leurs congés, vont devoir se placer en chômage partiel.

Pour que tous les salariés parents conservent leurs droits à congés et leur pouvoir d’achat, FOCom demande qu’ils puissent bénéficier d’ASA Coronavirus jusqu’à la reprise complète de la scolarité de leurs enfants qui se prolongera vraisemblablement au-delà du 2 juin.

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someonePrint this page