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Coronavirus : nouveau dispositif

En principe, la direction a adressé à chaque salarié les dispositions complémentaires qu’elle a prises suite aux dernières annonces gouvernementales. Ces consignes Groupe seront en application pour les 4 prochaines semaines en France métropolitaine. FOCOm veillera à ce que ces mesures soient bien appliquées. N’hésitez pas à nous faire part des difficultés que vous pourriez rencontrer. Nos militants sont à votre écoute.
Pour mémoire voici le dispositif annoncé :
« Le télétravail demeure la norme et tous les salariés qui le peuvent sont invités à exercer leur activité à distance. Dans ce contexte, nous vous incitons à la plus grande attention quant au rythme des réunions à distance, ainsi qu’au respect des pauses méridiennes et autres moments en début et fin de la journée permettant à chacune et chacun un bon équilibre vie professionnelle-vie personnelle.
Les salariés d’Orange en France métropolitaine qui en expriment le besoin, peuvent toutefois continuer à revenir travailler sur site un jour par semaine maximum, sur validation managériale préalable et selon les procédures en place.
Compte tenu de la situation sanitaire, il n’est pas prévu de mettre à disposition une offre de restauration collective sur site, et ce a minima jusqu’au 30 avril.
Les salariés qui le souhaitent peuvent modifier les dates des congés qu’ils auraient déposés jusqu’au 30 avril, en concertation avec leurs managers et en fonction des nécessités de service. Pour mémoire, la date d’écrêtage des Congés Annuels 2020 est fixée au 31 mai 2021.
Pour ce qui concerne le dépôt d’ASA (Autorisation Spéciale d’Absence) pour « Garde d’enfants de moins de 16 ans », le dispositif « 2 jours + 3 jours » qui était en vigueur en mai et juin 2020 est exceptionnellement remis en place jusqu’au 30 avril : si la semaine comporte 5 jours de travail, les salariés doivent poser 2 jours (JTL/CA/RC) et l’entreprise autorise ensuite à poser 3 jours d’ASA Coronavirus motif « Garde d’enfants de moins de 16 ans » (attestation à fournir) ; si la semaine comporte 4 jours de travail, les salariés doivent poser 1,5 jour (JTL/CA/RC) et l’entreprise autorise ensuite à poser 2,5 jours d’ASA. Pour mémoire, les jours d’ASA « Garde d’enfants de moins de 16 ans » ne sont pas cumulables ou transférables d’une semaine à l’autre.
En cette période difficile pour tous, les managers, les correspondants RH, ainsi que les médecins du travail et leurs équipes restent à la disposition des salariés, de même que le dispositif de soutien psychologique est accessible en France, par téléphone 24/7 au 0800 85 50 50 ».

Taxe sur le recyclage des téléphones

recyclageOrange lance actuellement une campagne de récupération de smartphones dans l’Académie de Nice à l’instar de nos agences sur tout le territoire. Alors que la collecte d’anciens terminaux est à la fois un enjeu environnemental mais aussi sociétal, l’État se pose la question de créer une taxe sur le recyclage des mobiles ou, à défaut, une taxe sur les produits neufs ou reconditionnés importés. Au ministère de la Transition écologique et à Bercy, la tonalité est  tout autre. « Je souhaite que nous trouvions des alternatives à la taxation indifférenciée et égalitaire de tous les terminaux afin de ne pas handicaper les acteurs locaux indispensables à la transition environnementale », déclare Cédric O, secrétaire d’État au Numérique, qui évoque une hausse de la taxe sur les produits neufs et les reconditionnés importés. Ainsi, pour Benoît Varin, président de la fédération des professionnels du secteur du recyclage, la menace est sérieuse. Quelque 10 000 emplois, en local et souvent solidaires, seraient en jeu en France sur les 30 000 à 40 000 que compte ce secteur en pleine croissance. Il pèse désormais un peu plus de 10 % des ventes de smartphones dans l’Hexagone. « Le marché du reconditionné améliore le pouvoir d’achat », ajoute Benoît Varin, alors que les smartphones concernés sont généralement vendus entre 30 et 50 % moins cher que les neufs. Le risque est de voir les consommateurs se détourner des reconditionneurs français, au profit de plateformes de vente en ligne étrangères. Or, un circuit court permet de limiter l’impact environnemental !
Pour FOCom, l’État ne peut avoir en permanence des injonctions contradictoires, déclarer défendre l’environnement et taxer les produits recyclés en risquant de mettre en danger des milliers d’emplois de cette filière !

Le modèle prôné par Free est-il viable ?

Depuis 2012, l’opérateur conteste l’approche commerciale qui permet à ses concurrents de vendre des smartphones à prix réduits en échange de la souscription d’un abonnement avec au moins deux ans d’engagement. Free s’entête dans ses procédures judiciaires. Il exige depuis 2018 que le tribunal de commerce de Paris ordonne la fin de ce modèle et a réévalué la somme du préjudice présumé. Pour Orange, il estime celui-ci à 790 millions d’euros et à 722 millions d’euros pour Bouygues. Soit un total de 1,512 milliard d’euros. Que se cache-t-il derrière ces procédures judiciaires ? Une vieille bagarre menée depuis des années par Xavier Niel. Selon le cabinet de conseil SIA Partners le modèle sans engagement, proposé depuis toujours par Free Mobile, ne permet pas de faire du mobile subventionné. C’est la raison pour laquelle Free a proposé une alternative avec la location, mais cela est compliqué à gérer et c’est un échec pour Free.  A défaut de proposition marketing de même valeur il alimenterait son compte de résultat par le fruit de ces procédures, si elles étaient gagnées… Pour Orange comme pour Bouygues la subvention de mobiles n’entrave en rien la concurrence. Le modèle de Xavier Niel, basé sur une concurrence exacerbée, continue de provoquer une pression considérable sur toute la filière, au détriment des salariés et de l’emploi.

PRO-PME : évolution ou dégradation ?

Lors du CSEC du 26 mars, FOCom a de nouveau alerté l’entreprise sur l’approche, quelque peu arbitraire, du projet d’évolution du modèle de ventes PRO/PME vers les métiers de Conseiller Client Proactif et Conseiller Client Spécialisé. Même si nous comprenons la nécessité d’évoluer et de s’adapter, cela ne peut se faire au détriment des salariés qui font déjà face à des conditions de travail dégradées (SI inefficient, taux d’échec d’installation élevé…). Ce projet induit une iniquité des chances au sein des 5 agences PRO/PME ainsi que des Risques Psychosociaux. Les analyses SECAFI, Technologia et de l’Institut des Métiers mettent en évidence un accroissement de la complexité du travail et le rapport des médecins du travail alerte sur la fatigue physique et psychique des salariés. De plus, les managers sont eux à la limite de l’épuisement professionnel. Outre nos revendications pour un accompagnement de qualité (minoration des objectifs pendant 1 an, 6 mois minimum de PVC garantie..), nous exigeons des actions immédiates garantissant la santé et la sécurité de tous ainsi que la suspension du projet pendant cette période.