Actualités

Actus

Les dangers de l’ubérisation

Une étude du ministère du Travail conforte notre condamnation de l’ubérisation de la société. Cette étude indique en effet que les emplois flexibles proposés par les plateformes types Uber ou Hopwork peuvent dégrader la qualité des emplois en augmentant la précarité et les risques psychosociaux, surtout s’ils se substituent à des emplois salariés mieux protégés : « L’économie des plateformes peut faire voler en éclats le statut de salarié tel qu’il a été construit tout au long du XXesiècle, un statut qui, en échange de la subordination à l’employeur, offre de nombreuses garanties matérielles. En cela, elle s’inscrit dans le prolongement du mouvement d’externalisation et de segmentation des processus productifs amorcé dans les années 1990, qui n’est pas sans effet sur la qualité des emplois, et en particulier sur le partage des risques économiques. » Le document du ministère du Travail fait état de nombreux travaux qui accréditent la thèse d’une hausse des inégalités en lien avec la révolution numérique. A côté d’emplois hautement qualifiés et rémunérés, se trouve une « communauté de travailleurs partenaires » peu qualifiés, mal rémunérés et mis en concurrence les uns avec les autres.
Face à cette situation, pour FO l’urgence est bien de renforcer les droits du travail, et non de les « alléger ».

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someonePrint this page

Compliance ne doit pas rimer avec souffrance

De nombreux témoignages nous parviennent pour dénoncer une dégradation des conditions de travail dans les services de l’AGPRO. Ainsi par exemple : « Le plateau d’Annecy est en souffrance suite aux changements intervenus depuis le début de l’année (RCE, numéro unique, compliance…).
Nous en sommes à la 3ème alerte pour RPS et rien ne bouge au niveau de la Direction. Le service SOS clients de Mulhouse est aussi très impacté par la mise en place de compliance.
Les clients sont déjà en vrille quand ils arrivent dans le service et tout est devenu plus compliqué. Les dossiers s’empilent, les délais de traitement s’allongent désespérément impactant collègues et clients. De façon générale on manque cruellement de moyens humains dans les UI pour répondre à toutes les demandes qui s’accumulent. Il est URGENT que la Direction prenne les mesures pour régler ces problèmes. »

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someonePrint this page

Pavlov, carotte et THD

Emmanuel Macron a promis lors de la Conférence nationale des territoires, une couverture de la France entière “en haut et très haut débit” d’ici “à la fin de l’année 2020”.  Pour ce faire, le directeur de l’Agence du numérique, Antoine Darodes, a indiqué 19 juillet, devant la commission de l’aménagement du territoire du Sénat que le gouvernement veut conclure une “sorte de contrat” avec les opérateurs de télécommunications qui « sont des organismes généralement rationnels, voire pavloviens parfois ». Il serait ainsi “relativement simple”, selon lui, d’arriver à un accord à condition qu’ils signalent « à quelle carotte ils sont prêts à répondre ».
Sans être pavloviens, nous estimons à FOCom que les opérateurs doivent être sécurisés quand ils s’engagent dans des plans d’investissement, la moindre des choses est qu’ils aient une réelle visibilité sur la réglementation, la régulation, la fiscalité et la marge de manoeuvre dont ils disposent. Nous nous félicitons que le dogme du « tout fibre » ne soit plus de mise et que toutes les solutions technologiques soient mobilisées, Antoine Darodes citant « une meilleure mobilisation du réseau classique en cuivre, l’utilisation du satellite, les boucles locales radio, la 4G, et puis, pourquoi pas, d’autres solutions ».
Mais nous persistons à penser que l’État doit prendre toutes ses responsabilités en termes d’organisation de la filière et de planification de l’équipement du territoire. Cela signifie qu’il doit rester actionnaire déterminant dans le capital d’Orange et faire de l’opérateur historique le fer de lance de ce plan. Tout indique que ce sont la concurrence artificiellement entretenue entre opérateurs, l’affaiblissement programmé de ceux qui investissent et le pouvoir octroyé aux RIP qui aboutissent à l’immobilisme et au gaspillage, notamment des finances publiques. Ce n’est pas de carotte mais d’engagement dont nous avons besoin.

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someonePrint this page