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Dialogue social en berne, c’est au tour de l’USC !

La 3ème réunion de négociation en USC concernant l’accompagnement des salariés vers le métier de spécialiste s’est tenue le 27 mai. La direction a envoyé, aux Organisations Syndicales, un projet d’accord le jour même de la séance de négociation. FOCom est intervenue pour faire part de son mécontentement et a rappelé le principe de loyauté dans le cadre des négociations à savoir le respect du délai relatif à la préparation pour les négociateurs et la communication de toutes les informations nécessaires à l’élaboration des revendications. En séance, la direction a précisé qu’elle n’avait pas de budget spécifique pour la nouvelle organisation et que seul le budget salarial général de la Négociation Obligatoire Annuelle  couvrira cette négociation. Pour FOCom, l’accompagnement des salariés vers le métier de spécialiste doit faire l’objet de mesures financières spécifiques, clairement identifiées. FOCom persiste à demander à la direction le positionnement des personnels concernant la fiche métier « Spécialistes du domaine client  » afin de s’assurer qu’ils ont bien bénéficié des mesures ARCQ de 4% minimum dans le cadre de l’article 2.4.1.

Pétition pour des mesures salariales 2021 à la hauteur de mon investissement et des très bons résultats de l’entreprise

Les NAO (négociations annuelles obligatoires portant notamment sur les salaires) ont démarré le 5 mai chez Orange SA. Face à l’indécence de la première proposition de mesures salariales, unanimement, les organisations syndicales ont quitté la séance dans l’attente d’une nouvelle proposition.
Hélas, à la 2ème séance du 12 mai, l’entreprise n’a fait aucune nouvelle proposition, reléguant la NAO à une négociation de seconde zone.
Le budget proposé par la direction à ce jour est le plus faible jamais proposé dans l’histoire de l’entreprise pour les augmentations de salaire et la reconnaissance : 1% toutes mesures confondues contre 3% en 2019 lors de l’accord salarial signé à l’unanimité, soit une division par 3 en 2 ans !
Alors que les besoins en augmentations de salaire, reconnaissance, promotion et correction de salaires, notamment Femmes/Hommes, sont très importants, une nouvelle décision unilatérale sur cette base générerait davantage d’injustice entre salariés et dégraderait significativement leur pouvoir d’achat, a fortiori dans une période de reprise de l’inflation.
L’ensemble des organisations syndicales dénoncent le manque de respect de l’entreprise vis-à-vis des salariés pourtant qualifiés de « héros » par l’ensemble des cadres dirigeants. Leur mobilisation sans faille et leur investissement ont permis à l’entreprise de réaliser des résultats 2020 exceptionnels, les meilleurs depuis plusieurs années : Orange a dégagé 5Mds€ de bénéfice net en 2020 (2,8 Mds€ si on ne tient pas compte du produit fiscal). En parallèle, près de 2,4Mds€ de dividendes auront été distribués aux actionnaires sur l’exercice 2020.
C’est pourquoi l’ensemble des organisations syndicales représentatives à Orange ont décidé de s’unir pour défendre vos intérêts. D’un commun accord, elles ont gelé leur participation aux négociations Intergénérationnel, GPEC et NAO, dans l’attente de propositions de mesures salariales 2021 pour tous les salarié-e-s en rapport avec leur investissement exceptionnel et les résultats financiers 2020.

Aussi, les organisations syndicales CFE-CGC, CFDT, CGT, FOCom et SUD proposent de porter la voix de l’ensemble des salariés Orange par la signature de cette pétition, revendiquant notamment :

  • La reprise d’une négociation loyale sur les salaires et la reconnaissance, avec comme point de départ le budget global a minima de 3% en référence à l’accord salarial 2019 signé unanimement,
  • des augmentations collectives conséquentes pour tous,
  • un budget de reconnaissance et promotion à la hauteur des énormes besoins, notamment vers les plus de 20000 salariés en attente d’une promotion depuis plus de 10 ans,
  • une véritable égalité salariale Femme / Homme.

NE VOUS LAISSEZ PAS VOLER VOS AUGMENTATIONS SIGNEZ MASSIVEMENT !!!

Négociation pour le nouvel accord d’Intéressement : c’est parti !

La négociation pour le futur accord d’intéressement 2022-2024 vient de s’ouvrir. Elle doit être obligatoirement terminée avant le 30 juin pour que les salariés puissent toucher de l’intéressement l’année prochaine. L’entreprise souhaite modifier plusieurs items de l’accord en vigueur afin, selon ses dires, de revenir à un intéressement plus conforme à la réalité des résultats de l’entreprise. Il semble, une fois le flou dissipé, que ce soit en fait l’inverse et que l’entreprise veuille introduire des items beaucoup plus risqués. Nous ne pouvons accepter que, malgré la «formidable implication des salariés» encore rappelée par la direction lors de L’AG des actionnaires, l’entreprise cherche à faire des économies en s’arrangeant pour que les intéressements futurs soient inférieurs à ceux versés les années précédentes. FOCom demande une juste rétribution des gains de productivité réalisés par les salariés et exige une proposition d’accord qui leur soit plus favorable.

Allongement du congé de paternité

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2021, précisée par le décret du 12 mai, a arrêté que, pour les naissances à compter du 1er juillet, le congé paternité sera de 25 jours (au lieu de 11 jours actuellement) pour une naissance simple et de 32 jours pour des naissances multiples (au lieu de 18). Les jours restants après avoir pris les 4 jours obligatoires accolés aux jours de naissance, peuvent être pris dans les 6 mois suivant la naissance. Ce solde de jours peut être fractionné en deux périodes d’une durée minimale de 5 jours chacune. Le salaire est maintenu pendant la durée de ce congé. IL faut prévenir l’employeur un mois avant la date prévisionnelle d’accouchement.
Constatant que la maternité est une des causes majeures des fortes inégalités salariales entre femmes et hommes, FO revendiquait depuis longtemps, pour le congé de paternité et d’accueil de l’enfant, une durée d’un mois au minimum, obligatoire, indemnisé à 100% et pris dans les quatre mois suivant la naissance. Le gouvernement, après avoir prévu que la moitié de ce congé serait obligatoire, a finalement renoncé. Nous le regrettons car le risque est grand que la totalité du congé (partie non obligatoire) ne soit pas prise sur la pression de certains employeurs.
Pour FO, si l’allongement de ce congé est une bonne chose, cela reste insuffisant si l’on souhaite réellement atteindre l’égalité femme – homme, initier un véritable lien entre le père et l’enfant, ainsi que l’épanouissement du bébé dès les premiers jours.