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Espagne : non au licenciement de 15% des effectifs

Lors de la présentation des résultats du Groupe, l’Espagne est sortie avec des résultats négatifs. Le secteur des télécommunications en Espagne connaît depuis plusieurs années des baisses de chiffre d’affaires en raison de l’hypercompétitivité du marché et de la multiplicité des acteurs low-cost. Le positionnement d’Orange Espagne a été de rester sur des offres haut de gamme. En application de son plan stratégique 2025, la direction remercie l’implication de ses salariés face à la crise sanitaire en leur annonçant, le 14 mai 2021, la suppression de 485 postes, soit 15% des effectifs d’Orange Espagne. Le plus surprenant étant que les raisons avancées ne sont pas économiques mais organisationnelles. En effet, la direction veut renouveler la force de travail en Espagne et la remplacer par des salariés avec un profil «plus Numérique». Une première réunion de négociation aura lieu avec l’entreprise le 31 mai, et si il n’y a pas d’accord entre les deux parties, le licenciement collectif pourra avoir lieu à partir du 30 juin alors que le marché du travail en Espagne est complètement saturé. Les syndicats d’Orange Espagne ont mis en ligne une pétition et déposé un préavis de grève pour le 18 juin que FOCom soutient aux côtés de l’Alliance UNI. FOCom dénonce l’accélération de la politique de suppression d’emplois dans le Groupe déjà en œuvre en République Démocratique du Congo, au Royaume Uni, en Pologne et en France. Et maintenant en Espagne !

« Deuxième ligne » : les travaux de la DARES plaident pour une revalorisation d’ensemble

Dans une étude parue le 18 mai consacrée aux conditions de travail des métiers de la « deuxième ligne », la DARES confirme largement le constat et les attentes exprimées depuis des mois par FO.  Cela fait plus d’un an que les salariés dits de la « deuxième ligne » attendent davantage de reconnaissance après avoir été particulièrement exposés dans le cadre de leur activité professionnelle lors du premier confinement. La DARES souligne que ces 4,6 millions de salariés ont des conditions d’emplois hétérogènes, mais « nettement moins favorables que celles de la moyenne des salariés du secteur privé ». Cette étude confirme le constat que ces travailleurs perçoivent des salaires plus bas (de 30% inférieurs), sont plus souvent précaires, davantage concernés par le temps partiel et les horaires atypiques, connaissent davantage le chômage, encourent plus de risques professionnels et subissent plus d’accidents. Ces constats confortent donc largement la campagne engagée par FO dès le début de 2019 en faveur de la reconsidération et de la revalorisation des emplois de services à la personne, campagne élargie dès le début de la crise sanitaire à l’ensemble des travailleurs de la dite deuxième ligne. FO rappelle que le versement d’une prime ne peut remplacer des augmentations de salaire pérennes et revendique la revalorisation du SMIC afin qu’il soit porté à 1.450€ net soit 80% du salaire médian.

L’innovation, une priorité pour l’avenir

TGI (Technology & Global Innovation) n’est pas épargnée par la baisse des effectifs. Les chiffres présentés au CSEC de mai en attestent avec -5 % annoncés pour 2021. A cela s’ajoute une baisse continue des moyens financiers avec -25,4 % en 11 ans. L’accélération des projets de transformation au sein des équipes et le transfert de leur activité vers les Unités d’Affaires ou vers d’autres pays font craindre un risque de démantèlement progressif de TGI au profit des autres entités du Groupe. Pour FOCom, Orange doit conserver son expertise en interne et sa capacité à garder une longueur d’avance sur ses concurrents. Au CSEE TGI d’avril 2021, la direction a annoncé sa volonté de regrouper, au 1er juin, les 8 portefeuilles Innovation créés en 2019 dans le cadre du projet de transformation « Vanille », en 3 domaines d’innovation. Ce projet montre une volonté d’aligner l’activité Delivery avec les 3 plateformes intégratives de la Recherche Home’In, Plug’In et Thing’In, introduisant le risque d’une absorption de la gouvernance de la Recherche. Nous nous opposons fermement à une telle politique qui, en réduisant les effectifs et les moyens affectés à la Recherche et à l’Innovation, affaiblit ce secteur clef pour l’avenir du Groupe. Les résultats 2020 des équipes, dans ce domaine comme ailleurs à Orange, sont remarquables malgré la crise sanitaire et la baisse récurrente de la force au travail. Les performances réalisées en soutien aux services opérationnels, ont nourri la croissance du Groupe. Aussi exigeons-nous des recrutements, une reconnaissance plus respectueuse des efforts consentis et une politique plus adaptée aux défis technologiques que doit relever Orange.

Réseaux en danger !

Le 20 mai, Fabienne Dulac et Patrice Faure, Préfet du Morbihan, signent à Vannes une Convention territoriale de lutte contre les malveillances visant les réseaux de télécommunication. Depuis 18 mois, les actes de vandalisme sur les infrastructures réseaux fixe et mobile se multiplient (vols de câble cuivre, armoires vandalisées, fibres optique sectionnées, sites mobile incendiés) avec plus de 130 actes de sabotage dont 61 sites mobiles dégradés, privant ainsi de nombreux foyers, entreprises et organismes publics de moyens de communication. Au-delà des actes de vandalisme, contre lesquels il faut lutter, nous n’avons de cesse de déplorer la dégradation de nos infrastructures et le recours accru à la sous-traitance qui impactent significativement la qualité de service. Nous exigeons des moyens financiers et humains à la hauteur des ambitions d’Orange.