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Résultats de Free : l’arroseur arrosé

Chiffre d’affaires en baisse, croissance au ralenti, marges en diminution, action qui plonge en bourse, l’année 2018 aura été particulièrement rude pour le groupe Iliad et sa filiale Free qui a aussi perdu pour la première fois de son histoire des abonnés sur le fixe et le mobile. Le 4ème trimestre, dont les résultats financiers viennent d’être présentés, ne permet pas de redresser la barre, loin s’en faut.
Free ne compte plus que 6,4 millions d’abonnés à l’accès Internet fixe au 31 décembre 2018. En un an,  93.000 clients se sont envolés dont 32 000 au dernier trimestre malgré la sortie hyper médiatisée de sa (très chère) Freebox Delta.  L’Arpu (le revenu moyen par utilisateur) haut et très haut débit fixe a, lui aussi, encore baissé, passant de 34 à 32€ par abonné.
Free a également perdu 254.000 abonnés mobiles sur 2018, dont  94.000 clients au dernier trimestre. L’offre à 2€ est la plus touchée, tandis que la promotion permanente à 8,99 et le forfait à 19,9€ semblent résister.
Le plus croustillant réside dans la raison invoquée par Free dans son communiqué de presse pour expliquer cette situation : la faute serait à un “contexte concurrentiel exacerbé” !!! L’arrivée du 4ème opérateur en 2012, Free en l’occurrence, a déclenché une guerre concurrentielle d’une grande violence qui s’est traduite par des pratiques de surenchère dans le dumping commercial (et social) extrêmement dommageables pour l’ensemble du secteur. FOCom n’a eu de cesse de dénoncer cette politique basée sur une doctrine consumériste ultra libérale.

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Procès de France Télécom

Le procès de France Télécom s’ouvrira en mai.
Les fédérations syndicales et syndicats de France Télécom, ainsi que deux associations de victimes se sont portées parties civiles dans le procès de la crise sociale de 2007-2010 où la direction de l’époque a mis en œuvre des méthodes particulièrement violentes de harcèlement institutionnalisé, pour supprimer 22.000 emplois en trois ans, « par la porte ou par la fenêtre », dixit Didier Lombard, PDG de l’époque.
Le procès de France Télécom et sept de ses anciens dirigeants (dont Didier Lombard) va s’ouvrir en mai 2019, soit presque dix ans après l’ouverture de l’instruction sur cette affaire, à la suite (pour partie) de procédures dilatoires des accusés. Beaucoup de victimes ont quitté l’entreprise, rares sont celles qui ont pu demander et obtenir une indemnisation. Si certaines ont tourné la page, d’autres ont vu leur carrière, leur vie basculer dans le vide de cette période, sans pouvoir se reconstruire, ou tout du moins, sans séquelles et souvenirs douloureux. France Télécom n’a jamais souhaité ouvrir une quelconque négociation sur les réparations, individuelles ou collectives, dans un déni des préjudices subis, que cela soit dans les collectifs de travail, dans la carrière, la santé, l’environnement familial et social de ses salariés. Cela n’est pas acceptable.
Il faut que justice soit rendue !
Ce procès doit être le procès des responsables de cette crise sociale. Nous souhaitons une condamnation exemplaire, pour que les dirigeants d’entreprises tentés par ces méthodes de management connaissent désormais la menace que la Justice pourra faire désormais peser sur eux. La crise des suicides à France Télécom peut facilement se produire dans d’autres entreprises, tant la financiarisation de l’économie pousse leurs dirigeants à accroître sans cesse la productivité et la rentabilité à court terme,  les salariés étant les premiers à en subir les effets négatifs avec des restructurations incessantes, la précarisation et les suppressions massives d’emplois, jusqu’à y perdre leur santé et même leur vie. Cet argent facile, les salariés le paient aujourd’hui dans leur vie.
Ainsi, nous souhaitons que ce jugement débouche sur une inscription dans la loi, car la crise sociale connue à France Télécom n’est pas un cas isolé dans un monde du travail où il est toujours si difficile de faire reconnaître les victimes du harcèlement patronal.
La parole des victimes doit être entendue !
Nous refusons que les victimes de France Télécom Orange soient passées par pertes et profits et ce procès devra entendre, d’une manière ou d’une autre, la voix des victimes et de leurs proches.
Communiqué de presse : ASD Pro, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FOCom, SUD, UNSA.

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Le contrat santé des fonctionnaires a soufflé sa 1ère bougie

Ce n’était pas sans inquiétude que nous attendions la première commission de suivi de ce contrat collectif mis en place au 1er janvier 2018. Nous voici entièrement rassurés, les comptes de résultat du régime sont positifs pour un montant de 5.098.925 € soit un ratio technique de 88 % (recettes/dépenses).
Au 31 décembre 2018, nous comptabilisons 52 430 bénéficiaires dont 36 888 assurés principaux (fonctionnaires en activité – moyenne d’âge : 57,3 ans), 12.676 enfants et 2.866 conjoints bénéficiaires et/ou cotisants.
Nous saluons le comportement vertueux de toutes et tous et vous rappelons que, conformément aux engagements de la Mutuelle Générale, une remise commerciale de 30€ pour l’année 2019 sera versée à chaque assuré dans le courant du mois d’avril. En revanche, notre demande renouvelée pour la mise en place d’une couverture Prévoyance à l’attention des fonctionnaires d’Orange a de nouveau reçu une fin de non-recevoir.

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