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Pénurie de semi-conducteurs : ce ne sera pas sans conséquences

pénurie de semi-conducteurs Depuis plusieurs mois, l’industrie est confrontée à une pénurie de semi-conducteurs et cela pourrait durer jusqu’en 2023. La crise sanitaire a impacté la production de composants et a accéléré la numérisation de la société. Ces composants électroniques sont aujourd’hui le quatrième produit le plus échangé au monde et les secteurs technologiques sont particulièrement touchés. Ainsi, dans la téléphonie mobile, on estime qu’il faudrait  une hausse de 20 % de  la capacité de production pour répondre à la demande. L’industrie du semi-conducteur est extrêmement concentrée et sous-traitée (75 % de la production vient d’Asie de l’est).

Pour FO, la pénurie de semi-conducteurs apparait comme l’expression des contradictions de la mondialisation : externalisation de la production et pratique du flux tendu, dépendance aux chaines d’approvisionnement, aléas du marché qui s’imposent brutalement aux salariés. Les ajustements finissent par porter sur les conditions de travail, les salaires et l’emploi.

FO demande un travail de filière sur le sujet afin de permettre la mise en place d’une stratégie industrielle pilotée et planifiée, d’autant que la demande est vouée à  augmenter avec le développement des nouvelles technologies, des infrastructures numériques et des objets connectés.

En grève « together » le 21 septembre

La nouvelle opération d’actionnariat salarié « Together  2021 » est lancée : la réservation est ouverte du 17 au 30 septembre. La période de rétractation/souscription va du 4 au 8 novembre inclus. Les parts ou les actions seront disponibles le 1er juin 2026, sauf cas de déblocage anticipé. Le prix de souscription sera annoncé le 3 novembre pour une livraison des actions le 1er décembre. Proposée aux 140.000 salariés éligibles de ses entités françaises et internationales adhérentes au plan d’épargne Groupe (PEG) ou du plan d’épargne Groupe international (PEGI), ainsi qu’aux 45 000 retraités détenant des avoirs dans le PEG, elle porte sur environ 1 % du capital. Le prix de souscription sera égal à la moyenne des cours moyens constatés du 5 octobre au 1er novembre auquel sera appliquée une décote de 30 %. (Lire, pour plus de détails, notre inFOrému de juin 2021).

Nous reconnaissons que cette nouvelle opération nous rapproche de l’objectif de 10 % d’actionnariat salarié promis par Stéphane Richard. FOCom avait demandé un versement d’actions gratuites à tous les salariés : on a obtenu 400€ d‘actions gratuites, auxquelles s’appliquera la décote, pour tous les salariés du Groupe en France. C’est un premier pas car certains salariés ne peuvent ou ne veulent pas acheter d’actions (en juin dernier, encore 20 % des salariés du groupe n’étaient pas actionnaires d’Orange). D’autre part, nous mesurons la fragilité du marché boursier, à nouveau menacé récemment par la chute du promoteur immobilier chinois Evergrande. Bref, cette nouvelle opération « Together 2021 » ne suffit pas.

Nous  exigeons une augmentation conséquente des rémunérations de tous les salariés, en reconnaissance de leur engagement.

Tous ensemble mobilisés le 21 septembre ! 

Pour un réseau de qualité

Toutes les semaines, des sites de réseaux fixes et mobiles subissent des actes de malveillance privant ainsi de connexion des milliers de clients Orange. Antennes incendiées, vols de câbles cuivre, fibre sectionnée, toutes ces dégradations ont parfois des conséquences humaines et économiques considérables, que ce soit pour l’activité des entreprises, les télétravailleurs ou les personnes qui bénéficient d’une télésurveillance médicale à domicile. Quant aux techniciens, ils sont de plus en plus pris à partie lors des interventions, ce qui est inacceptable. Depuis le mois d’août, les actes de vandalisme se sont multipliés à un rythme alarmant avec un coût qui se chiffre à plusieurs millions d’euros par an pour l’entreprise. Pour FOCom, la sécurité des personnels en intervention tout comme celle de nos concitoyens doit être une priorité. L’entreprise doit intensifier ses actions de sécurisation et de maintenance préventive mais la lutte contre le vandalisme relève également de la responsabilité de l’Etat et des collectivités locales.

Réaction FOCom aux propos de Stéphane Richard

Dans une interview accordée au Journal du Dimanche en date du 12 septembre, Stéphane Richard fait plusieurs annonces. Il exprime tout d’abord son désir de rester président d’Orange s’il est à nouveau relaxé le 6 octobre dans l’affaire Tapie et si le conseil d’administration lui renouvelle sa confiance à la fin de son mandat en mai 2022. Puis, s’appuyant sur les évolutions récentes dans la gouvernance des sociétés du CAC 40 qui devient de plus en plus complexe, il envisage de proposer un tandem à la tête de l’entreprise, en scindant les fonctions de président du conseil d’administration et de directeur général. Pour tenir ce poste de directeur général, sans démentir la rumeur sur une candidature de Ramon Fernandez, l’actuel directeur général délégué, il insiste sur la nécessité de trouver quelqu’un capable de concilier rigueur financière et capacité de prendre des paris pour l’avenir, comme le groupe l’a fait dans la fibre, en investissant 13 milliards d’euros en dix ans. Concernant la gouvernance de l’entreprise, nous partageons le constat que l’entreprise doit relever des défis importants notamment pour faire face aux GAFAM, et nous dénonçons depuis longtemps l’hyper-concurrence imposée par l’Europe et le régulateur  qui, en minimisant les prix, pèse sur les résultats et la capacité à investir. Ce sont là des choix politiques qui ne relèvent pas de l’entreprise.

Nous déplorons, en revanche, que la direction prenne des décisions qui entament largement « la relation de confiance avec les salariés » qu’appelle de ses vœux Stéphane Richard. La grève du 21 septembre pour défendre les rémunérations, les carrières, les emplois et les conditions de travail, appelée par l’ensemble des syndicats sauf un, n’est pas à prendre à la légère. La direction doit se ressaisir et entendre les revendications légitimes de salariés auxquels il est énormément demandé. Il en va de la qualité du climat social, clef majeure pour l’avenir du Groupe.