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CICE 2019 : 40 Milliards volés à la Sécu… pour combien d’emplois créés?

Dispositif phare du quinquennat de François Hollande censé créer des emplois, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) a coûté 107 milliards € entre 2014 à 2019.
Jusqu’au 31 décembre 2018, le CICE consistait en un crédit d’impôt sur les bénéfices des entreprises. Depuis le 1er janvier 2019, ce dispositif a été remplacé par un allégement des cotisations employeurs sur l’assurance maladie pour les salaires inférieurs 2,5 SMIC. A cela viennent s’ajouter, depuis le 1er octobre 2019, des allégements de cotisations sur l’assurance chômage et les retraites complémentaires pour certaines catégories de salariés. Cette transformation se traduit en 2019 par un quasi-doublement du coût budgétaire : 40 milliards.
Ces sommes ponctionnées sur le budget de la sécu ont permis de créer combien d’emplois ? Les experts estiment à 100.000 les emplois « créés ou sauvegardés » de 2014 à 2018. Dérisoire au regard des cadeaux faits. Mais comment s’en étonner puisqu’ils sont octroyés sans aucun engagement en termes d’investissement ou de création d’emplois.

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FOCom demande une nouvelle négociation pour une meilleure reconnaissance

FOCom a négocié et signé l’accord pour une reconnaissance des compétences et des qualifications (ARCQ) dans l’intérêt des salariés : alors que les choses avaient beaucoup changé depuis les reclassifications, les dispositifs d’évolution de carrière n’avaient pas bougé. Nous voulions transparence, justice et réelles avancées dans les processus de reconnaissance en particulier pour les promotions.
Trois ans après la signature de l’accord, force est de constater que nos attentes sont insuffisamment prises en compte. Nous avons donc écrit à la Direction pour demander l’ouverture d’une nouvelle négociation.
Tout d’abord, nous voulons que soit garantie la mise en œuvre intégrale des dispositifs déjà prévus. Ainsi, compte tenu du volume restant à traiter, le dispositif concernant les situations particulières (article 1.3), en particulier pour les personnes n’ayant pas bénéficié d’une promotion depuis plus de 10 ans, doit perdurer avec l’affectation d’un budget spécifique.
Ensuite, il est indispensable d’apporter les améliorations nécessaires au dispositif de reconnaissance des compétences et qualifications correspondant aux évolutions constatées de l’entreprise.
Et nous souhaitons négocier un budget dédié et sanctuarisé qui permettra la mise en œuvre d’un dispositif de reconnaissance beaucoup plus ambitieux pour 2020 et 2021, tant au niveau local que national. Une ambition à la hauteur de celle énoncée dans le plan stratégique Engage 2025 qui fixe de nouvelles exigences de montée en compétences et de reconversion professionnelle. Le budget de 1,5 Md € destiné au programme de renforcement des compétences et l’objectif de former 20 000 collaborateurs à la virtualisation des réseaux, l’intelligence artificielle, la data, le cloud computing, le code et la cybersécurité en indiquent l’ampleur !
La promesse d’employeur digital et humain doit devenir une réalité pour tous les salariés d’Orange en reconnaissant leur engagement.

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Vœux d’E. Macron : maintien de la mobilisation pour le retrait du projet

Comme l’a fait remarquer le secrétaire général de FO, Yves Veyrier, « le président n’a pas pris la mesure du fait que le projet d’un régime unique, par points, ne passe pas ».
Il s’est contenté de répéter les mêmes formules creuses destinées à mobiliser notre adhésion sans démontrer en quoi son projet de réforme répondra aux objectifs affichés d’universalité, d’équité ou d’égalité pour les femmes. Nous avons démontré, qu’à l’inverse, la retraite par points va accroître les inégalités. Le principe «un euro cotisé ouvre les mêmes droits pour tous» ne réduirait pas les inégalités. Au contraire, il reproduirait à l’identique les inégalités du marché du travail. La prise en compte de l’ensemble de la carrière au lieu des 25 meilleures années pénaliserait ceux qui ont connu des interruptions d’activité, des petits boulots ou des périodes de chômage de longue durée. Cela concerne en particulier les femmes.  Le régime par points rendrait donc plus difficile et incertain le droit à la retraite et son montant rendu fluctuant.
Ce projet de réforme n’a comme but que de réaliser des économies sur le dos des futurs retraités et, in fine, de drainer l’argent mobilisé pour les retraites vers les fonds de pension.
Concernant le dialogue, force est de constater  qu’il est très vite fermé : nous avons proposé de négocier sur une proposition du Conseil d’orientation des retraites (COR) qui est d’augmenter les cotisations de 1 % afin de rétablir l’équilibre des comptes. Le gouvernement a immédiatement répondu par la négative. Quant à la pénibilité, l’exécutif clôt d’entrée de jeu le sujet : il n’est pas question des risques chimiques ou des risques psychosociaux dont nous voulons qu’ils soient pris en compte.
Il a fallu le 5 décembre, la grève et des manifestations importantes pour que le gouvernement apporte des garanties pour les marins, les danseurs de l’Opéra, les policiers, les gendarmes et d’autres professions. Le problème dépasse largement le sujet des « régimes spéciaux », il faut qu’on soit encore plus nombreux dans le mouvement pour le retrait pur et simple du projet. FOCom appelle tous les personnels d’Orange à faire grève et à manifester le 9 janvier.
Lire le communiqué confédéral.

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