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Le gouvernement renvoie la plupart des personnes vulnérables sur site

A compter du 1er septembre la plupart des personnes vulnérables et les personnes vivant auprès d’elles devront retourner sur site alors que le virus continue à circuler. Le ministre des Solidarités et de la Santé Olivier Véran l’a justifié ainsi : “Notre priorité reste la santé des travailleurs. Mais nous devons aussi nous préoccuper des risques de désinsertion professionnelle, après un arrêt d’activité très long de plusieurs mois. Les personnes vulnérables en raison de leur état de santé, qui étaient jusqu’ici en activité partielle, vont donc pouvoir reprendre leur activité professionnelle”, avant d’indiquer que ce retour au travail se fera “avec des gestes barrière renforcés, en particulier le port d’un masque chirurgical, qui devra être fourni par l’employeur”. On appréciera l’hypocrisie des propos et le cynisme de la décision qui fait prendre des risques majeurs à des salariés fragiles.
La direction d’Orange a emboîté le pas au gouvernement. Elle impose à ses salariés vulnérables, femmes enceintes, seniors, malades chroniques… et à ceux qui ont une personne fragile à la maison de revenir sur site au moins 3 jours par semaine.
FOCom exige, tant que dure la pandémie, que les salariés puissent rester en télétravail 5 jours sur 5 s’ils le souhaitent, a fortiori quand ils sont vulnérables.

Dispositif de la reprise au 1er septembre

Au 1er septembre 2020, les dispositions envisagées suite à la mise à jour des instructions gouvernementales du 18 août sont :

  • Reprise de l’ensemble des activités de l’UES Orange sur site dans le cadre du respect des mesures de prévention du Plan de Reprise d’Activité (mesures prises en juin en étape 3 du PRA) avec, en plus, le port du masque systématique obligatoire en salle de réunion, open spaces et bureaux partagés.
  • Possibilité de recours au télétravail :
    – régulier ou occasionnel conformément aux dispositions de l’accord de télétravail, pour les activités éligibles au télétravail, sur validation managériale en fonction des nécessités de service,
    – exceptionnel prévu pour les « personnes fragiles »,
    – « élargi » jusqu’à la fin de l’année, pour tenir compte du contexte de crise sanitaire (écoles, transports….)  pour les activités éligibles au télétravail sur validation managériale en fonction des nécessités de service.
    A ce stade la direction prévoit seulement 2 jours de télétravail occasionnel élargi par semaine ou 8 jours par mois. Ce que FOCom conteste : tant que la situation sanitaire l’exige, nous demandons la poursuivre du télétravail 5 J/5 si le salarié le souhaite et que son activité le permet. Ce que nous demanderons lors de la réunion prévue ce vendredi entre la direction et les Organisations Syndicales.

Ensuite, selon l’évolution des consignes du gouvernement au regard de la situation sanitaire et des risques plusieurs scenarii sont prévus :

  • Nouveau renforcement des mesures sanitaires. Poursuite de l’activité dans le cadre d’un retour à l‘application des consignes sanitaires définies par le gouvernement au mois de mai 2020 en étape 2 (Plan de reprise d’activité (PRA) « robuste », avec une limitation de la capacité d’accueil des sites tertiaires).
  • Confinement local ponctuel selon le contexte sanitaire (région, département, ville..) avec demande de mise en œuvre par les pouvoirs publics de consignes sanitaires identiques ou différentes de celles de mars 2020 en étape 1.
  • Nouveau confinement national avec demande de mise en œuvre par le gouvernement de l’ensemble des consignes sanitaires de mars 2020 en étape 1.

Du nouveau sur le Quotient Familial

Conformément à la volonté des CSEE délégants, c’est-à-dire tous les CSEE sauf ceux d’OFS et SCE, les élus du CSEC réunis en séance le 25 août ont décidé de confier la gestion des QF à une société extérieure, GESTFORM. Ils ont également décidé de revaloriser les tranches de QF selon les grilles ci-dessous pour l’année 2021 avec une revalorisation de + 3,0 % (taux réalisation NAO 2019):

2020 2021
QF De à QF De à
1 0 € 4 946 € 1 0 € 5 094 e
2 4 947 € 7 878 € 2 5 095 € 8 114 €
3 7 879 € 9 427 € 3 8 115 € 9 710 €
4 9 428 € 10 615 € 4 9 711 € 10 933 €
5 10 616 € 11 983 € 5 10 934 € 12 342 €
6 11 984 € 13 696 € 6 12 343 € 14 107 €
7 13 697 € 15 755 € 7 14 108 € 16 228 €
8 15 756 € 17 980 € 8 16 229 € 18 519 €
9 17 981 € 21 520 € 9 18 520 € 22 166 €
10 21 521 € 25 544 € 10 22 167 € 26 310 €
11 25 545 € 33 288 € 11 26 311 € 34 287 €
12 33 289 € 41 201 € 12 34 288 € 42 437 €
13 41 202 € 49 439 € 13 42 438 € 50 922 €
14 49 440 € 14 50 923 €

Pour le télétravail choisi

Le retour au travail sur site est très diversement mis en œuvre suivant les entités, les métiers et les établissements. Pour certaines activités, comme l’intervention, les salariés témoignent que nous sommes passés du télétravail obligatoire au retour obligatoire sur site. Même si le mot d’ordre a été de le faire avec progressivité et souplesse, la souplesse ne revêt pas toujours le même sens. Dans certaines équipes le maintien en télétravail n’est pas permis. Or, le virus continue de circuler et le gouvernement impose le port du masque partout sauf dans les bureaux individuels et encourage le recours au télétravail partout où c’est possible. Des salariés craignent pour leur santé. FOCom demande à ce que le télétravail choisi soit la règle. C’est-à-dire que lorsqu’un salarié demande le télétravail, dans la mesure où son métier et son niveau d’autonomie sont compatibles, il lui soit systématiquement accordé.
Cela permettrait :
– de répondre favorablement aux demandes de télétravail 5j/5 à ceux qui craignent pour leur santé,
– d’éviter les probables conflits entre personnes prudentes et celles qui ne supportent pas de travailler masquées,
– d’alléger les effectifs sur sites et de permettre une meilleure distanciation,
– de ne pas imposer le télétravail à ceux pour lesquels il pose problème,
– d’alléger les contraintes de transport et diminuer les risques qui lui sont liés,
– de rester cohérent quant aux mesures sanitaires et ne pas faire en permanence le yoyo (télétravail obligé puis interdit puis permis 1j/2 etc.).