Actualités

Actus

GAFAM et BATX s’attaquent au secteur bancaire : et Orange Bank ?

Une enquête menée par l’autorité française sur l’essor des technologies financières ou « fintech », publiée en avril pointe le risque de renforcement du pouvoir des géants du numérique comme les GAFA américains (Google, Apple, Facebook, Amazon) ou, à terme, les BATX chinois (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi).  Apple Pay, Google Pay, Amazon Pay, les poids lourds du Net offrent de multiples services de paiement. Ce statut d’initiateurs de paiement leur permet de « retirer des bénéfices significatifs, sans être pour autant soumis aux contraintes réglementaires » du secteur bancaire. Les mastodontes du Web peuvent exploiter des données sensibles sur les usages et sur les paiements. La  « pré installation dans certains téléphones de solutions de paiement sans contact » pourrait conduire au « verrouillage des consommateurs dans un écosystème donné » alerte le rapport. L’arrivée en force des Big Tech (GAFAM et BATX) dans les paiements représente un enjeu décisif pour les banques traditionnelles et une « possible remise en cause du modèle de la banque universelle » au service des particuliers. Orange Bank risquerait d’en faire les frais. Au point que Ramon Fernandez lui-même a tweeté : « Un débat nécessaire sur les conséquences de la possible remise en cause par les #GAFA du modèle de la banque universelle ». Pour FOCom, ce manque de régulation et de fermeté laisse place à tous les débordements des « BIG ».

Face à la pauvreté, une politique sociale ambitieuse

Dans son rapport qui sera remis le 12 mai à Jean Castex, le Conseil National des politiques de Lutte contre la pauvreté et l’Exclusion sociale (CNLE) analyse l’impact de la crise sanitaire sur les Français. Celle-ci a fortement exacerbé les inégalités. Selon son président, « le nombre d’allocataires du RSA, qui a crû de 6,2% entre janvier 2020 et janvier 2021, témoigne d’un choc d’une ampleur historique ». La dernière enquête de l’INSEE montre que les pertes de revenu, lors du premier confinement, ont touché un quart des ménages et 35% des 10% les plus modestes. 300.000 emplois ont été détruits entre décembre 2019 et décembre 2020. La crise a empêché les personnes en précarité d’en sortir et a précipité dans la pauvreté des gens qui en étaient proches (salariés et indépendants à statut déjà précaire, intermittents, à temps partiel ou CDD). Les jeunes travailleurs et les étudiants ont également payé un lourd tribut et risquent d’être durablement impactés. Les conséquences sanitaires, sociales, économiques et psychologiques sont sans précédent. Dans cette situation, Orange, qui se targue d’être socialement responsable, doit avoir une politique de l’emploi responsable et ambitieuse, en recrutant de façon pérenne des jeunes et des chômeurs au lieu de continuer à supprimer massivement les emplois. Elle doit également participer à la relance en rémunérant mieux son personnel au lieu de perpétuer l’austérité salariale comme elle semble vouloir encore le faire cette année. Contrairement à d’autres entreprises qui souffrent de la crise sanitaire, comme les transports ou la restauration, Orange tire largement son épingle du jeu et a les moyens d’une telle politique sociale exemplaire s’engageant concrètement contre l’exclusion et la pauvreté.

Début de négociation salariale à Orange : une proposition indécente

Lors de la négociation salariale du 5 mai, FOCom a réitéré sa revendication d’un 13ème mois pour tous soit 8.33% d’augmentation. Avec un minimum garanti de 2800€, cela permettrait de couvrir tous les salaires <=33K. Cette revendication, qui engloberait les mesures seuils et les mesures début de carrière répondrait également à une nécessité de collectif et de simplification. En acceptant cette proposition,  Orange prouverait qu’elle  prend soin de ses salariés. En réponses aux différentes demandes des négociateurs, la direction a annoncé des premières propositions parfaitement indécentes :

  • 230€ annuels d’augmentation pour les salariés contractuels non cadres,  aucune augmentation collective minimale pour les fonctionnaires non cadres ainsi que les cadres.
  • un budget reconnaissance insuffisant à 0.5% et  intégrant la mobilité, qui n’est ni une compétence, ni une qualification
  • zéro budget pour les 22.000 salariés non promus depuis plus de 10 ans.

FOCom ainsi que les autres organisations syndicales ont manifesté leur mécontentement en suspendant la séance et en demandant à la direction de revoir sa copie salariale.

FO conteste la possibilité d’imposer 8 jours de congés aux salariés

La ministre du Travail a fait part de son intention de pérenniser la faculté d’imposer 6 jours de congés aux salariés. Pire, elle envisage de l’allonger à 8 jours avec un délai de prévenance réduit à un seul jour et de faire figurer cette disposition dans le projet de loi relatif à la sortie de crise sanitaire. FO a fait connaître son opposition à une telle mesure qui serait injuste et stigmatisante et rappelle que l’ordonnance de mars 2020 conditionnait cette faculté à l’adoption d’un accord d’entreprise.