Actualités

Election CCP - CAP 2018 du Groupe Orange France

Actus

100% flexibles

Le travail précaire explose en Grande-Bretagne : les contrats « zéro heure » représentent près de 3% de l’emploi total et le « travail indépendant » 15%.
Un rapport censé mieux encadrer «l’économie des petits boulots» vient d’être publié. Il a été confié au très libéral Matthew Taylor, à une avocate d’affaires internationales et à un investisseur de Deliveroo, entreprise de
livraison de nourriture par des coursiers à vélo. Celle-ci fonctionne selon le modèle Uber avec une plate-forme digitale de mise en relation entre clients et prestataires, utilisant essentiellement des travailleurs indépendants, sans salaire minimum ni protection sociale basique ou des «contrats zéro heure» disponibles à tout moment sans garantie d’un volume minimal d’heures travaillées.
Loin de condamner cette flexibilité ultime, les rapporteurs l’estiment au contraire « importante et nécessaire ». Et pour l’ancrer dans le monde du travail, ils proposent la création du statut de «contractant dépendant». Ni employé ni véritablement auto-entrepreneur, il aurait un contrat de travail dès son embauche, sans application stricte du salaire minimum, mais avec tout de même un accès à la protection sociale des employés traditionnels (arrêt maladie et congés payés par exemple).
Une sécurisation a minima confortant la flexibilité à sens unique qui fait porter tous les risques sur des travailleurs sans droits sociaux. Au regard du profil des auteurs du rapport, on ne pouvait guère s’attendre à une approche différente, il faut compter sur nous-mêmes pour organiser la résistance à la précarisation et à la flexibilité.

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someonePrint this page

Non à la fusion des IRP et des DS

Les Organisations Syndicales représentatives ont été entendues ce 12 juillet par la commission des affaires sociales du Sénat dans le cadre du projet de loi d’habilitation à réformer par ordonnances le code du travail actuellement examiné à l’assemblée nationale. Elles ont unanimement critiqué le projet du gouvernement de fusionner les 3 instances de consultation (comité d’entreprise, délégué du personnel et CHSCT). Projet qui envisage d’inclure dans la même instance, par accord d’entreprise ou de branche, les délégués syndicaux. Nommée « conseil d’entreprise », cette instance aurait la possibilité de négociation. Déjà qualifié de « ligne rouge » par FO, ce projet a été dénoncé par son représentant comme « un contournement des organisations syndicales ».

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someonePrint this page

Coup double contre les fonctionnaires

Abandonné en 2014, le jour de carence dans la fonction publique, qui consiste à supprimer la paie le premier jour d’absence pour maladie, sera rétabli dès 2018, a annoncé le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.
« Même si le jour de carence ne doit pas être le seul instrument pour lutter contre l’absentéisme des agents, qui est aussi la conséquence de souffrances d’une partie d’entre eux (…), il permet de lutter contre le micro-absentéisme qui désorganise les services, alourdit la charge de travail des collègues en poste et coûte environ 170 millions d’euros par an », a-t-il déclaré.
Après le gel de la valeur du point d’indice pour 2018, il s’agit d’une nouvelle attaque frontale contre les fonctionnaires.
Jean-Claude Mailly, a estimé sur BFM-TV que cette mesure était « une manière de stigmatiser les fonctionnaires ».
L’ensemble des syndicats de la fonction publique à l’exception de l’Unsa et de la CFE-CGC, ont mis en garde le gouvernement contre des réformes qui, « ne peuvent en rien être synonymes de reculs voire de démantèlement ».
Rappelons que, lorsque le jour de carenceavait été mis en place en 2012, FOCom avait obtenu lors de la NAO qu’Orange le prenne à sa charge.

Share on FacebookTweet about this on TwitterEmail this to someonePrint this page