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Orange, une marque qui pèse

Comme chaque année, Brand Finance publie son classement des marques les plus valorisées au monde. Ce classement prend en compte la force de la marque, son poids dans les décisions d’achats, ses revenus actuels et ses revenus futurs.

Tandis que la valeur totale des 150 marques françaises les plus valorisées baisse de 11% en 2021 sous l’impact Covid-19, Orange « rayonne et reprend son titre de marque française la plus valorisée à 16,25 milliards d’euros ». Une marque qui compte malgré la pandémie, notamment grâce à l’engagement indéfectible de son personnel. La direction devra s’en souvenir lors de la négociation salariale qui va débuter mi-avril.

Négociation salariale 2021 : des augmentations et de la reconnaissance pour tous !

Nous avons obtenu, grâce à notre  lettre ouverte à Stéphane Richard, le démarrage de la négociation salariale à mi-avril, contrairement au calendrier tardif que voulait imposer l’entreprise.
La décision unilatérale de l’entreprise en 2020 était basée sur la prétendue décroissance économique de l’entreprise, ce qui a été démenti par les très bons résultats financiers d’Orange présentés en ce début d’année. Tous les budgets et augmentations avaient été divisés par 2 par rapport à l’accord salarial de 2019, zéro euro pour les situations particulières, aucune prime collective pour récompenser la réactivité et l’adaptation des salariés pendant cette crise sanitaire. Les bilans 2020 NAO des DO et Divisions montrent déjà des résultats négatifs sur le pilotage et en particulier sur l’égalité professionnelle, ce qui creuse à nouveau l’écart salarial et l’évolution professionnelle femmes/hommes. C’est inconcevable pour une entreprise comme Orange qui se vante de sa bonne note sur l’index salarial gouvernemental, méthode de calcul d’ailleurs largement contestée par FOCom. Nous demanderons que soient mises en place des mesures de rattrapage significatives. Nous défendrons des augmentations de salaires collectives importantes, en adéquation avec le chiffre d’affaires et la richesse produite par le personnel. Nous revendiquerons également un budget conséquent pour l’attribution de mesures de reconnaissance qui ont baissé de 40% en 2020. L’entreprise Orange doit se montrer exemplaire en 2021, à l’image de tous  ses salariés 

Pour un plan de mobilité mieux disant !

Une nouvelle séance de négociation sur le Plan De Mobilité (PDM) s’est tenue le 22 mars 2021. Beaucoup de chemin reste à parcourir avant  que  l’entreprise atteigne les objectifs du plan stratégique Engage 2025 ! En effet, en ce qui concerne les transports collectifs domicile-travail, la prise en charge reste à son strict minimum légal, c’est-à-dire 50 %, alors que nous demandons une prise en charge totale.

De plus, nous revendiquons une participation aux trajets de covoiturage à hauteur 2€ au lieu de 1,50€ et une participation journalière pour l’utilisation du vélo à 2€ au lieu de 1,50€. Enfin, nous déplorons que l’entreprise refuse l’attribution de tickets carburants aux salariés dont le seul mode de transport possible est le véhicule personnel. La Direction a néanmoins d’ores et déjà accédé à plusieurs demandes de FOCom : la condition d’ancienneté pour pouvoir bénéficier des futures mesures passerait à 1 mois (au lieu de 3 mois actuellement) et le choix de plateforme de covoiturage serait élargi à l’ensemble des plateformes existantes et ne concernerait plus seulement Klaxit. FOCom a demandé à l’entreprise de revenir à la prochaine séance de négociation avec de nouvelles propositions conformes à ses revendications, aux ambitions affichées par l’entreprise et aux attentes de tous les personnels.

Bridge : qui va à la chasse…

Les clés du nouveau siège social « collaboratif » d’Orange ont été remises jeudi 18 mars. Le cadre serait idyllique avec des bureaux où les salariés se sentiraient « mieux qu’à la maison » : terrasse plantée, auditorium, salle de sport, etc. L’architecte a baptisé cet immeuble « Bridge » pour « les ponts qu’il déploie et sa volonté d’effacer les murs ». Au-delà de l’aggravation des temps de trajet que vont subir la plupart des salariés, il est surtout question d’une nouvelle façon de travailler. Selon Stéphane Richard, « Ce qui nous a intéressés, c’est l’horizontalité du bâtiment. Nous avons à cœur de développer la transversalité, le travail d’équipe. Nous sortons d’une tour qui est la négation de l’horizontalité, où on ne se croise que dans les ascenseurs ». Ce qu’il omet d’évoquer c’est qu’en dépit de ses engagements, Open-space et Flex-desk seront omniprésents. Il sera donc imposé un mode d’organisation largement rejeté par les salariés et contesté par les experts du travail, et dont l’unique objectif est de faire des économies et d’optimiser les m². Malgré les actions de FOCom qui ont permis l’attribution de 30% des places, 70% ne seront plus attitrées : premier arrivé, premier servi. Comment prétendre dans ces conditions que le collectif de travail sera favorisé ? Cette organisation source de risques psychosociaux va à nouveau reposer sur les épaules des managers. Pour FOCom, il est inadmissible de mépriser la volonté des premiers concernés en imposant des méthodes de travail inadaptées. Nous continuons à demander l’adaptation de l’aménagement des espaces de travail conforme aux attentes des salariés.

FOCom a signé l’accord sur les modalités d’accompagnement du déménagement mais continue à revendiquer un aménagement des espaces de travail conformes aux choix des salariés : on ne doit imposer à personne Open space ou Flex Desk. Voir le tract