Actualités

Actus

Retraite : FO ne fléchira pas

Ce n’est pas en martelant sur la soi-disant nécessité de la réforme des retraites que le gouvernement convaincra de son bien-fondé. Ce serait une grave erreur de faire supporter le coût de la crise sanitaire aux salariés. A l’inverse, on doit améliorer les droits à la retraite, en particulier pour ceux dont les emplois, carrières et salaires conduisent à des pensions insuffisantes comme les salariés dits de la « deuxième ligne », du secteur social et médico-social. Et il ne faut pas détruire l’existant pour lui substituer un régime unique par points dont l’objectif est de donner au gouvernement la possibilité permanente d’agir sur l’âge de départ et le niveau des pensions. Vouloir compenser le coût de la crise par le recul de l’âge de la retraite et la baisse des pensions, ou encore en durcissant les droits des demandeurs d’emplois, serait non seulement injuste socialement mais contreproductif : la priorité est d’assurer un emploi aux actifs et aux jeunes demandeurs d’emplois, de combattre effectivement la précarité et d’améliorer le pouvoir d’achat par l’augmentation des salaires.

Le TPSH3 et les mesures égalité prorogés

La dernière séance de négociation pour le nouvel accord Handicap a eu lieu le 7 janvier. Il sera proposé à la signature des organisations syndicales à partir du 18 janvier. Nous avons obtenu des avancées très significatives par rapport aux propositions initiales faites par l’entreprise. Alors que l’entreprise ne souhaitait n’avoir aucun engagement chiffré sur les personnes en situation de handicap, le futur accord prévoit 125 recrutements en CDI au minimum sur 3 ans et le recrutement à minima de 200 alternants. Les budgets spécifiques pour les aménagements de postes et besoins des salariés en situation de handicap sont maintenus à l’identique. Enfin nous avons obtenu le renouvellement de l’ensemble des formules TPSH 3 ans pour la période de l’accord alors que la Direction souhaitait la disparition du dispositif. La bataille a été rude mais nous avons obtenu des mesures dignes pour les personnes en situation de handicap.
Concernant l’égalité professionnelle, l’accord de 2018, est prorogé jusqu’au 31 décembre 2021, ce qui permet de maintenir les mesures en faveur de l’égalité que nous avons obtenues lors de la précédente négociation. La négociation reprendra à partir de juin dans un contexte, qui nous l’espérons, sera plus propice.

Vœux de Stéphane Richard. Chiche M. le Président !

Au cours de ses vœux Stéphane Richard salue l’engagement des salariés d’Orange qui ont fait preuve d’agilité lors de l’année écoulée. Il utilise le terme de « héros du réseau » pour le travail accompli par nos techniciens. Concernant l’avenir, il affirme que le premier défi sera humain et que ce sera à nous d’apporter de nouvelles réponses pour réinventer notre collectif et nos modes de travail et tendre vers encore plus d’agilité. Il insiste sur la nécessité de tirer profit de la digitalisation pour notre organisation et améliorer l’expérience client grâce au recours croissant à l’intelligence artificielle. Enfin il termine par le vœu d’une année plus sereine et généreuse.
Alors chiche M. le Président ! Vous reconnaissez l’implication de tous lors de cette année ô combien exceptionnelle. Alors soyez à notre écoute quand doivent s’ouvrir des négociations essentielles pour les salariés sur les rémunérations, le télétravail, l’intergénérationnel ou la GPEC. Si les résultats de l’entreprise permettent d’augmenter le dividende à hauteur d’un demi milliard cette année, ils doivent, a fortiori, permettre d’améliorer le quotidien des salariés qui en sont les artisans. Octroyez les moyens nécessaires pour mettre réellement l’humain au cœur des priorités de l’entreprise. Tels sont les vœux que nous formulons Monsieur le Président.

La 6G dans les tuyaux

Un mois seulement après le lancement de la 5G en France, l’Union européenne se penche déjà sur le futur standard 6G. Démarré symboliquement le 1er janvier Hexa-X est un vaste projet de recherche censé préparer ces nouveaux réseaux prévus pour 2030, avec un débit 50 fois supérieur à la 5G. Cette initiative coordonnée par Nokia avec Ericsson pour la technique, rassemble 25 industriels et universités… En fait partie Orange, dont le vice-président senior en charge des réseaux mobiles, Arnaud Vamparys, explicite « la 5G a été conçue comme un triangle, avec trois apports principaux : plus de débit, plus d’usages critiques et plus d’objets connectés. La 6G, elle, ressemblera plus à un hexagone, avec ses six côtés. L’idée est d’avoir des réseaux dotés d’un sixième sens, anticipant nos besoins. ». L’Europe lance également un programme de 6 milliards d’euros pour un Internet haut débit par satellite dans lequel Orange est également impliquée. Ce programme satellitaire renforcera le rôle des satellites dans l’écosystème 5G et évaluera les opportunités d’interopérabilité tout en tenant compte de l’évolution liée la 6G. Orange continue en parallèle à investir massivement dans la Fibre, partout et pour tous. Nous aurions mauvaise grâce à critiquer de telles implications dans l’innovation et les réseaux du futur. La technologie va vite, Orange ne peut se permettre de regarder passer les trains. C’est une question de survie.