Christel Heydemann, directrice générale, a annoncé le 30 novembre lors d’une audition au Sénat qu’Orange allait déposer un recours devant le Conseil d’Etat contre l’Arcep pour « excès de pouvoir » au sujet du tarif du dégroupage, le prix que paye les autres opérateurs pour pouvoir se connecter sur le réseau cuivre historique. Depuis des années, le Groupe demande que le tarif du dégroupage régulé par l’Arcep, environ 12 euros par ligne et par mois, soit relevé afin de faire face aux pertes de revenus liées au cuivre. En 2021, le nombre de clients cuivre a baissé de 15 %, et la tendance va se poursuivre. Les investissements nécessaires pour entretenir ce réseau sont colossaux avec 500 millions d’euros investis chaque année pour maintenir en état cette infrastructure encore utilisée par 16,5 millions de Français. A cela s’ajoute l’inflation, qui fait grimper les coûts d’entretien de +37 %. Selon Christel Heydemann, au total, les coûts non compensés par le dégroupage atteindront 130 millions d’euros en 2023.
FOCom rappelle que les enjeux inhérents au décommissionnement du cuivre, à horizon 2030, sont considérables. Aussi, nous attendons des pouvoirs publics un soutien sans faille de l’opérateur historique qui doit à la fois remplir ses missions de service public, investir dans les territoires porteurs de croissance pour renforcer sa compétitivité dans un marché en évolution constante et surtout garantir l’avenir de ses personnels.
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Les travaux confiés à la direction Qualité de Vie au Travail, concernant l’accompagnement des managers et de la ligne RH sur l’évaluation et la régulation de la charge de travail, ont été présentés en Commission de Prévention des Risques Professionnels et de Promotion de la Santé au Travail. Bien que certaines actions entreprises aillent dans le bon sens, elles semblent toujours insuffisantes et en décalage face à l’urgence terrain. Les activités se multiplient avec davantage de tâches hors périmètre à effectuer, ce qui ajoute une charge mentale conséquente à celle déjà existante. A cela s’ajoutent les effets induits par le non-remplacement des départs. A titre d’exemple, certains collègues de Delivery se retrouvent seuls à devoir absorber des traitements de commandes spécifiques (THD) et croulent sous le poids d’une charge de travail surdimensionnée.
Lors de la CPRPPST de novembre, la direction a présenté les points saillants du bilan d’activité 2021 du Service Social. Il en ressort que 48,5 % des salariés accompagnés sont des femmes alors qu’elles représentent 37 % de l’effectif total. Cela illustre le fait qu’Orange n’est pas suffisamment engagée dans la mise en œuvre de la politique d’égalité professionnelle en matière de rémunération, reconnaissance, suppression des stéréotypes (…). Les CDD et stagiaires sont surreprésentés. Il est nécessaire de réduire au maximum les activités précaires. L’une des principales causes de problèmes de santé et sécurité dans l’entreprise est le manque de personnel en CDI. Des recrutements massifs solutionneraient également les difficultés sociales apparaissant dans ce bilan. Enfin, la majorité des sollicitations proviennent de salariés non-cadres, et en activité vente ou technique.