Conditions de travail : la direction dans le déni

Lors de la multilatérale Orange France du 5 octobre, en réponse à nos alertes concernant la dégradation des conditions de travail et du climat social dans de nombreux services, Fabienne Dulac a prévenu : « Nous ne sommes pas en crise sociale et soyons vigilants à ne pas faire de la surenchère. C’est notre responsabilité collective de bien diagnostiquer.” Le problème est que le diagnostic ne peut pas être partagé avec une direction campée dans le déni parce que obsédée par les économies à réaliser sur la masse salariale pour satisfaire les actionnaires. Ce sont les faits et il n’y a de surenchère ni de notre part ni de la part des professionnels de la santé lorsque nous dénonçons par exemple la situation des boutiques. Fabienne Dulac estime que le problème provient essentiellement de l’incivilité croissante des clients et qu’il ne faut pas hésiter à déposer des mains courantes. Analyse et solution qui ont l’avantage de ne pas mettre en cause les choix de l’entreprise : fermetures de boutiques et baisse des effectifs peuvent continuer! Nous pensons quant à nous qu’ils sont pour beaucoup dans le mécontentement des clients qui doivent faire des kms pour trouver une boutique et attendre 14:19 mns en moyenne pour être servis. Et qu’outre les relations avec les clients difficiles qui en résultent, le manque de personnel, la surcharge de travail et une reconnaissance insuffisante sont les principales causes de l’insatisfaction des salariés.

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