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Orange, opérateur multi-services

Nous apprenons par la presse qu’Orange va se lancer dans la télésurveillance après les services à l’international, Orange Bank, la cybersécurité et les objets connectés. L’entreprise prévoit de proposer au printemps 2019 des offres de télésurveillance de biens à ses clients fixes et mobiles grand public en France. Pour ce faire une société dénommée Protectline sera créée en partenariat avec Groupama. Ce partenariat permettra « à Groupama de renforcer son activité existante dans ce métier et à Orange de devenir un acteur à part entière sur ce marché » en s’appuyant sur sa base d’abonnés, sa marque, son réseau de distribution physique et digital. S’il ne perd pas de vue que le principal métier d’Orange est le réseau, à savoir le développement de la fibre, la généralisation de la 4G et l’arrivée de la 5G, Stéphane Richard est persuadé que « l’avenir des opérateurs se situe en partie hors des télécoms, un secteur régulé et hyperconcurrentiel où la croissance est marginale ». Ce que l’on peut comprendre. Reste la question de l’impact sur les salariés en termes de formation, d’accompagnement et de reconnaissance.

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Prime de 4000€ : c’est « niet » mais nous ne baissons pas les bras

Malgré les 4946 pétitions qui lui ont été remises ce 17 janvier, la Direction s’est montrée inflexible. Nos arguments concernant les excellents résultats d’Orange obtenus par le personnel dans des conditions de plus en plus difficiles, la part (très substantielle) attribuée au dividende ou les (généreuses) actions de performance octroyées  au top  management n’ont pas infléchi la posture de la DRH : « Orange a déjà distribué 17 millions d’euros sous forme de « prime Macron » versée au mois de décembre aux plus bas revenus ». Nous avons fait valoir que, si nous nous félicitons de l’attribution de cette prime, cette mesure n’épuise en rien notre demande d’une « prime pour tous » en relation avec les résultats de l’entreprise que nous réclamons depuis l’échec de la négociation salariale 2018 qui s’est traduit par une Décision Unilatérale a minima. Puisque blocage sur la prime, le RDV est maintenant à la négociation salariale qui va débuter mi-février. Que les choses soient claires, nous n’accepterons ni augmentations au rabais, ni mesures « peau de chagrin » concernant les promotions et les mesures de reconnaissance ! Et nous continuons à exiger le 13ème mois.

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L’ARCEP met une nouvelle fois Orange en demeure

L’Autorité de régulation des télécoms revient à la charge contre Orange. Fin octobre, elle lui avait reproché de ne pas respecter son obligation de qualité de service en tant qu’opérateur du service universel de téléphonie fixe. Dans une « décision » datée du 18 décembre 2018 et publiée le 16 janvier, l’Autorité la met maintenant en demeure de respecter ses obligations en termes de qualité sur les offres de gros à destination du marché entreprises et d’accès à la boucle locale.
Elle reproche à Orange de respecter la date de livraison d’une ligne de cuivre, dans le cas du marché de gros destiné aux entreprises, dans seulement 80% des cas durant l’année 2018, alors que l’objectif est à 90% et une qualité de service en baisse dans un certain nombre de cas. Or l’Autorité rappelle que l’opérateur historique « doit répondre aux demandes raisonnables d’accès au marché de gros des accès de haute qualité avec une qualité de service élevée, susceptible d’assurer l’effectivité de l’accès » aux autres opérateurs.
Le régulateur lui reproche également une « qualité de service dégradée de façon significative » sur la boucle locale, et des délais de dégroupages qui « atteignent des niveaux anormalement élevés », aux dépens des opérateurs concurrents. Orange est tenue « d’assurer l’effectivité de l’accès en garantissant aux opérateurs tiers la capacité de fournir leurs propres offres dans des conditions appropriées ».
FOCom s’inquiète de cette nouvelle mise en demeure. S’il n’y a pas, à ce stade, de menaces précises de sanctions financières, il existe un calendrier très contraignant avec une nécessité de respecter des valeurs intermédiaires dès le 1er trimestre 2019. Or, pour beaucoup, de l’aveu même de la direction d’Orange, les difficultés proviennent du manque de moyens, notamment en personnel dans les UI et les UPR… Il y a belle lurette que nous tirons la sonnette d’alarme. Si l’on ne peut pas grand chose contre les aléas atmosphériques et les nouvelles normes sur l’amiante, l’entreprise est en revanche responsable d’avoir laissé partir les compétences sans les remplacer, avec les conséquences prévisibles sur la qualité.

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