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Les congés bonifiés amputés par décret

Emmanuel Macron avait annoncé en juin 2018 une réforme des congés bonifiés qui avait cristallisé la colère des fonctionnaires concernés. La ministre des Outre-mer avait assuré que le gouvernement « prendrait le temps de la concertation ».
C’est par un décret, publié le 4 juillet et applicable dès le lendemain, que les droits des ultramarins se voient amputés sous prétexte de « moderniser le dispositif ». Alors que les congés bonifiés se composaient jusqu’à présent de 65 jours (35 jours de congé annuel et 30 jours de bonification) que les fonctionnaires pouvaient prendre d’affilée pour rentrer dans leur territoire d’origine tous les trois ans, ces congés ne pourront désormais pas excéder 31 jours consécutifs, tous les deux ans. Ceci acte la suppression des 30 jours de bonification. De plus, désormais seuls seront pris en charge le transport aérien du fonctionnaire, celui de ses enfants à charge, et celui de son conjoint si ses ressources sont inférieures à 18.552 € brut par an.
FO s’insurge contre une méthode « à la hussarde » et conteste toute remise en cause de droits légitimes accordés aux fonctionnaires ultramarins pour leur permettre de rejoindre leur famille et garder un lien avec le territoire.
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Reconnaissance de la COVID-19 en maladie professionnelle

Dès le début de la crise sanitaire, FO a revendiqué la reconnaissance de la COVID-19 en maladie professionnelle au travers de l’inscription au tableau des maladies professionnelles. Le gouvernement y répond, mais très partiellement.

Un décret va en effet instaurer un tableau de maladie professionnelle. Mais, si celui-ci concerne tous les personnels ayant effectué des travaux dans le secteur de la santé (établissements hospitaliers et médico-sociaux) et pas uniquement le personnel soignant comme cela était prévu à l’origine, il ne s’appliquera pas à l’ensemble des salariés ayant continué de travailler en présentiel pendant le confinement.

FO continue de revendiquer un élargissement de la prise en charge dans le cadre de ce tableau à minima pour tous les secteurs qui ont été considérés comme essentiels durant la crise sanitaire, et pas seulement durant le confinement.

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FOCom ne signe pas l’accord salarial

Nous prenons acte que la direction d’Orange refuse cette année de reconnaître la richesse produite par les salariés en 2019 et leur investissement exemplaire, qui se poursuit en 2020, malgré la période covid-19 particulièrement éprouvante.
Le comité exécutif n’a eu de cesse de mettre en avant le niveau du taux d’inflation, en occultant les bons résultats financiers et économiques de l’entreprise.

En bradant le budget des augmentations collectives et celui de la reconnaissance, en refusant de faire évoluer le budget égalité professionnelle et en négligeant la situation des fonctionnaires à Orange,  l’entreprise fait le choix d’une politique d’austérité particulièrement agressive pour le pouvoir d’achat, déjà fragilisé, de tous ses salariés.

Avec un refus de signature à l’unanimité, FOCom considère que la direction porte l’entière responsabilité de l’échec de cette négociation salariale.
Nous regrettons vivement ce mépris social tant vis-à-vis des personnels que vis-à-vis de ses représentants.

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Télétravail : la direction doit appliquer l’accord et rendre justice aux télétravailleurs occasionnels Covid-19

FOCom interpelle ce jour la direction des ressources humaines au sujet du télétravail :

« Depuis la fin du confinement de nombreux salariés nous remontent des difficultés quant à l’organisation de leur travail et en particulier la non application de l’accord télétravail. Pour tous ceux qui continuent à télétravailler, il est indispensable de clarifier la situation.

  1. Soit ils sont considérés comme étant dans la continuité du télétravail occasionnel «Covid-19», et dans ce cas, ils doivent bénéficier des même règles supposées s’appliquer jusqu’à la fin du confinement, à savoir :
    – une indemnité télétravail au prorata du nombre de jours télétravaillés : nous avions obtenu, au titre de l’accord télétravail, 30 € pour les deux mois de confinement. C’est, certes insuffisant, mais vous devez au moins les accorder pour la période actuelle et jusqu’à la fin du télétravail occasionnel « Covid-19 », au niveau de 30 € par tranche de deux mois,
    – une indemnité repas de 5,55 € par jour,
    – la prise en charge des frais et surcoûts,
    – des conditions de travail au niveau prévu par l’accord télétravail.
  2. Soit ils sont considérés comme télétravailleurs « réguliers » et c’est alors l’accord qui s’applique, avec les avenants et protocoles prévus.
    Or il apparaît aujourd’hui qu’aucune de ces situations ne soit admise par la Direction et que les droits les plus élémentaires des télétravailleurs leur sont refusés. Ainsi, vous avez unilatéralement décidé de ne plus signer  d’avenant ou de protocole de télétravail régulier.
    C’est contraire à ce qui est prévu dans nos accords et par conséquent illégal.
    C’est pourquoi nous vous demandons instamment :
    – de clarifier la situation de chaque télétravailleur : soit régulier, avec avenant ou protocole, soit occasionnel « Covid-19 » avec, a minima, l’accompagnement mis en œuvre pendant le confinement ;
    – de rouvrir, en application de l’accord, la possibilité d’exercer du télétravail régulier, avec avenant ou protocole, pour chaque télétravailleur ayant retrouvé une organisation du travail habituelle ;
    – d’appliquer tous les points de l’accord télétravail et de prolonger, jusqu’à un retour total à la normale, ce qui a été acté pour les télétravailleurs pendant le confinement. »
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