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Négo sur les fins de carrière

Lors de la séance de négociation du 11 septembre sur l’intergénérationnel, la Direction a accepté la reconduction du TPS 3. L’accord éventuel couvrira donc une période de 3 ans, c’est-à dire les salariés éligibles à la retraite en 2022, 2023 et 2024.  La séance du 5 octobre nous a permis d’avancer sur d’autres points, cependant la Direction reste pour l’instant encore arc-boutée sur sa position de formule unique, à savoir un TPS 65% auquel elle rajouterait une prime d’entrée de 1,5 à 3 mois de salaire.

Nous avons obtenu que :
– les personnes à moins de 3 ans de leur retraite ne pourront faire l’objet d’une mobilité non souhaitée. Les situations particulières (fermeture de site, suppression d’activité…) seront prises en compte dans une négociation locale. En cas de mobilité exceptionnelle à l’initiative de l’entreprise, les seniors ages de 57 ans pourront bénéficier d’un accompagnement (télétravail ou changement de métier);
– les salariés en Temps Partiel Aidé et en TPS pourront prétendre au télétravail (présence au moins d’une journée par semaine dans l’équipe)
– les salariés de 55 ans et plus pourront passer à temps partiel (taux d’activité inférieur ou égal à 80 %) avec prise en charge par l’entreprise d’un complément de cotisation retraite (salariale et patronale) sur une base de 100 % pour la période du TPA. L’entrée en TPA ne modifie pas les conditions définies du temps partiel exercé auparavant si elle ne s’accompagne pas d’un changement de quotité travaillée ;
– les salariés entrant en TPS devront connaître, avant la signature du protocole ou de l’avenant à leur contrat, l’intégralité des mesures financières d’accompagnement définies dont la prime liée à la décision 51.

Concernant les conditions d’accompagnement il est prévu (si, comme pour le reste, l’accord est signé) :
– la possibilité sous conditions (raisons familiales, de santé…) de participation d’Orange à hauteur de 50% au rachat de trimestre au titre de certaines périodes d’études supérieures ou pour années incomplètes (jusqu’à 12 trimestres) ;
– le versement en une seule fois aux ayants droit des mesures financières d’accompagnement définies à l’entrée en TPS et non encore attribuées en cas de décès du salarié bénéficiaire ;
– la revalorisation de la prime de sur-rémunération à chaque date anniversaire de l’entrée dans le dispositif par application du taux directeur du dernier accord salarial signé ou décision unilatérale dans son entreprise à la date de l’entrée du salarié dans le dispositif ;
– le maintien de la part variable ou des augmentations individuelles pour les salariés éligibles (part variable managériale ou part variable vendeur) ;
– le calcul de la part variable et/ou des augmentations individuelles sur la base du taux moyen constaté pour leur niveau de classification dans l’entité de rattachement pendant le temps libéré ;
– le calcul pour la participation, l’intéressement et le plafond d’investissement dans le plan d’épargne Groupe sur la base du salaire réellement perçu, prime de sur-rémunération incluse ;
– la consolidation des avantages monétaires des accords 1990,1997 et 2013 ;
– l’éligibilité à l’obtention des échelons dits exceptionnels des fonctionnaires en TPS ;
– l’indemnité de départ en retraite des salariés de droit privé : la base de salaire à prendre en considération est le salaire brut versé par l’entreprise au cours des 12 derniers mois de présence. Elle sera calculée sur la base du salaire perçu par le salarié avant son entrée dans le dispositif si cela lui est plus favorable ;
– conformément aux dispositions de l’accord social du 9 janvier 1997, pour les salariés disposant de jours sur un Compte Épargne Temps « ancienne formule », l’abondement de 20% à la prise des congés pour départ en retraite, dès lors que la période jouxte un congé se poursuivant jusqu’à la retraite ;
– l’alimentation possible du CET jusqu’à l’entrée en temps libéré dans les conditions d’alimentation prévues ;
– la possibilité pour les salariés en TPS de transfert de jours de CET dans le PERCO du Groupe.

FOCom continue à revendiquer un TPS5, un TPS 3 ans 65 et 75% avec possibilité de mécénat ou non au choix du salarié et un TPS spécifique mécénat à 80%.

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Le réseau cuivre en perdition ? Pas une fatalité !

Lors de son intervention devant la Commission des affaires économiques mi septembre, Stéphane Richard avait reconnu une dégradation du réseau cuivre (affectant 600 000 clients !) suite à une série d’orages durant l’été et au fléau récurrent des vols de câbles. Plus grave, il a déclaré qu’il serait presque impossible d’entretenir ce réseau vétuste dont l’essentiel a été construit entre 1976 et 1978 et qui représente 30 millions de paires de cuivre, 21 000 nœuds de raccordement, 1 million de kilomètres d’artères, pour moitié en souterrain et pour moitié en aérien, et 15 millions de poteaux. Pour lui « les problèmes de qualité seront de plus en plus importants. Et ce sera un vrai défi de gérer en parallèle la montée en puissance de la fibre et ses investissements, et en même temps le maintien de la qualité du cuivre ». Pour FOCom il n’y a pas de fatalité. Délégataire du service universel, Orange doit permettre un accès de qualité au téléphone et à l’ADSL encore utilisé par 20,1 millions de Français. L’entreprise doit y mettre les moyens en renforçant l’emploi dans les UI au lieu de les vider. Et les autorités l’y aider au lieu de l’affaiblir par une régulation imbécile et des sanctions inappropriées.

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Conditions de travail : la direction dans le déni

Lors de la multilatérale Orange France du 5 octobre, en réponse à nos alertes concernant la dégradation des conditions de travail et du climat social dans de nombreux services, Fabienne Dulac a prévenu : « Nous ne sommes pas en crise sociale et soyons vigilants à ne pas faire de la surenchère. C’est notre responsabilité collective de bien diagnostiquer.” Le problème est que le diagnostic ne peut pas être partagé avec une direction campée dans le déni parce que obsédée par les économies à réaliser sur la masse salariale pour satisfaire les actionnaires. Ce sont les faits et il n’y a de surenchère ni de notre part ni de la part des professionnels de la santé lorsque nous dénonçons par exemple la situation des boutiques. Fabienne Dulac estime que le problème provient essentiellement de l’incivilité croissante des clients et qu’il ne faut pas hésiter à déposer des mains courantes. Analyse et solution qui ont l’avantage de ne pas mettre en cause les choix de l’entreprise : fermetures de boutiques et baisse des effectifs peuvent continuer! Nous pensons quant à nous qu’ils sont pour beaucoup dans le mécontentement des clients qui doivent faire des kms pour trouver une boutique et attendre 14:19 mns en moyenne pour être servis. Et qu’outre les relations avec les clients difficiles qui en résultent, le manque de personnel, la surcharge de travail et une reconnaissance insuffisante sont les principales causes de l’insatisfaction des salariés.

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