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Traité CETA, une lourde menace…

Le vote par l’Assemblée nationale du traité commercial signé en septembre 2017 entre l’Union européenne et le Canada (CETA) prévu par vote simple le 17 juillet a été reporté au 23 juillet sous forme d’un scrutin solennel qui oblige chaque groupe parlementaire à justifier son choix.
FO rappelle sa ferme opposition à ce nouveau projet de traité de libre échange qui menace l’agriculture et l’économie européennes et françaises. Celles-ci seraient en effet sacrifiées au nom d’un libéralisme sans barrière et sans régulation qui remet en cause les réglementations protégeant l’environnement, les droits sociaux et la santé. Le CETA prétend ainsi instaurer un système juridictionnel des investissements qui permet à une entreprise d’attaquer un Etat devant un tribunal arbitral d’exception si elle estime qu’une décision politique a lésé ses intérêts économiques (par ex. un Etat prenant des mesures contre le tabagisme pourrait être attaqué par une multinationale cigarettière). Outre l’invasion d’OGM, de pesticides et autres produits actuellement interdits dans nos régions, ce traité détruirait selon diverses études plus de 200.000 emplois en Europe…

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Rapport Delevoye sur les retraites : la grande décote

Le Haut-commissaire à la réforme des retraites a présenté le 18 juillet son rapport d’étape qui préconise le « prolongement de l’activité » par système de décote et l’instauration d’un système universel par points dont le principe même est rejeté par FO.

Libre à vous de clore votre carrière à 62 ans, mais ce sera, pour la plupart, à vos dépens, c’est-à-dire avec une retraite amputée par un malus suffisamment incitatif. Une éventuelle pension de réversion (réservée aux couples mariés), que l’on savait dans le collimateur, ne présentera même plus un espoir conséquent, avec la fusion des différents régimes que l’on n’imagine pas tirant les montants vers le haut. Ce sont quelques-unes des recommandations du rapport d’étape présenté par le Haut-commissaire à la réforme des retraites aux interlocuteurs sociaux, syndicats et organisations patronales, le 18 juillet 2019.

L’âge rabot
62 ans devient ainsi un âge rabot et 64 un « âge pivot », ou, toujours selon la nouvelle terminologie, un « âge d’équilibre », sous-entendant qu’il sert à équilibrer les comptes mais sans guère tenir compte de l’équilibre physique de bien des salariés à cet âge.
En effet, comme l’a rappelé le secrétaire général de FO Yves Veyrier l’espérance de vie en bonne santé « est aux alentours de 63 ans. Certes, on ne tombe pas gravement malade à 63 ans, mais on rencontre les premiers soucis de santé qui font que selon les cas, selon les professions, selon les métiers, il est très difficile de pouvoir continuer à travailler ».
Précédemment, il avait souligné à propos du malus visant à inciter, si ce n’est obliger, au prolongement de l’activité que, « outre le recul de l’âge pour tous », il « pénaliserait injustement tous ceux qui ne sont déjà plus en activité ».

Exit les meilleures années

Ce rapport est aussi et surtout la recommandation d’un « système universel » et par points, devant remplacer les 42 régimes existants et entrer en vigueur en 2025, faisant ainsi de ceux nés en 1963 les premiers concernés. Yves Veyrier dénonce :
« On nous l’avait présenté comme non destiné à réaliser à nouveau des économies, non destiné à toucher à l’âge de départ et on entend parler d’un âge pivot, d’un système de bonus-malus… En fait le système universel va absorber tous les régimes existants et surtout il va être une sorte de réforme paramétrique permanente entre les mains du gouvernement. Un régime universel par points conduirait incontestablement à dégrader les droits existants. Le niveau de pension serait en baisse pour beaucoup car il serait calculé sur toute la carrière et non plus sur les meilleures années, avec comme conséquence un âge effectif de départ retardé de fait pour celles et ceux ne pouvant bénéficier d’une pension suffisante le moment venu ».
Il a également souligné que de plus « à tout moment demain le gouvernement pourra agir sur la valeur du point à l’achat, comme sur la valeur du point au moment de la conversion en pension et agissant ainsi, il pourra jouer sur le niveau de la pension, et de fait vous inciter à travailler pour acquérir des points supplémentaires parce que votre retraite ne sera pas suffisante ».

21 septembre

De son côté le Medef, sans surprise, a annoncé qu’il « soutiendra les grands principes de cette réforme » tandis que la CFDT s’est félicitée du fait que ce rapport est la preuve que « la mise en place d’un système universel est possible », tout en estimant « totalement stupide de fixer un âge de liquidation de la retraite complète à 64 ans ».
Pour FO, « ce projet fait en réalité porter au système de protection sociale la responsabilité des défaillances des politiques économiques qui ont échoué à réduire le chômage de masse et la précarité et contraignent nombre de salariés à subir des emplois peu ou mal rémunérés, à temps partiel subi. De nombreux salariés ne sont d’ailleurs d’ores et déjà plus en activité au moment de faire valoir leurs droits à la retraite ».
FO a d’ailleurs décidé de multiplier les réunions d’information avec en perspective un rassemblement d’ampleur nationale à Paris le 21 septembre avec l’objectif de convaincre de la nécessité d’une mobilisation de l’ensemble des salariés à la hauteur de l’enjeu, son secrétaire général précisant : « Nous l’avons dit : s’il faut aller à la grève d’ensemble pour préserver la retraite et la protection sociale, FO y est prête et déterminée ».

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Préconisations de Delevoye sur les retraites totalement inacceptables !

Le Haut-commissaire aux retraites a rendu le 18 juillet ses préconisations et comme FO l’avait annoncé, elles représenteraient si elles étaient mises en œuvre un recul social historique.Rien ne justifie ce choix si ce n’est une volonté purement idéologique.
FOCom vous livre  une première analyse : FO rejette une réforme paramétrique permanente.

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