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Voix et revenus : le retour

La crise sanitaire continue d’impacter fortement les usages des télécommunications avec un effet accru lors des confinements. Dans sa dernière publication l’Arcep souligne que, depuis le début de la crise sanitaire, la consommation vocale depuis les réseaux fixes et mobiles, hors messageries, progresse fortement alors qu’elle n’augmentait plus depuis plus de trois ans.
L’autorité montre également que, depuis le deuxième trimestre 2020, le revenu des opérateurs offrant des services fixes s’améliore, après dix années de baisse, grâce au regain de croissance du revenu lié à la vente des accès à haut et très haut débit. Après 8 années de recul, dont FOCom souligne régulièrement les effets désastreux pour l’investissement et l’emploi et pour tenir tête à la concurrence, le revenu des opérateurs connaît, globalement, une amélioration depuis le quatrième trimestre 2019. Et ce malgré la baisse importante des usages en roaming out liée aux déplacements limités suite à la crise sanitaire et malgré la fermeture des boutiques des opérateurs durant le premier confinement. A noter que depuis la réouverture des boutiques, l’activité a repris à un rythme supérieur ; ainsi, au quatrième trimestre 2020, le revenu issu de la vente de terminaux et équipements mobiles (1,1 milliard d’euros, soit 12% du revenu total du marché de détail) augmente de 4,1% en un an, soit un niveau trois fois plus important que celui du quatrième trimestre 2019. Ces derniers résultats nous confortent dans notre conviction qu’il est inepte de fermer massivement nos boutiques. A fortiori au moment du lancement de la 5G !

Rapport Arthuis : nouvelle dose d’austérité

La crise de la Covid a mis en lumière les effets désastreux de la baisse des dépenses publiques, en particulier pour l’hôpital et l’école. Pourtant le tout récent « rapport Arthuis pour l’avenir des finances publiques » persiste et appelle à un nouveau tour de vis contre les dépenses publiques, sans se préoccuper de leur utilité. Obsédé par la dette et le déficit, il n’évoque pas les baisses d’impôts sur les riches et les grandes entreprises (qui n’ont pourtant impulsé aucune croissance) mais propose d’anticiper la future règle budgétaire européenne en s’engageant à ce que la croissance des dépenses publiques soit obligatoirement inférieure à celle du PIB. Il y ajoute un plancher pour les dépenses d’avenir, ce qui veut dire que celles-ci, comme les restrictions budgétaires, se feraient au détriment des dépenses sociales alors que les besoins sont énormes en matière de retraite, de dépendance, de santé.
A FO nous plaidons pour une autre politique budgétaire dégageant les ressources nécessaires pour satisfaire l’ensemble des besoins sociaux et assurer une croissance durable et respectueuse de l’environnement, sans règles arbitraires préétablies.

Le cuivre sous haute tension

Dans un rapport publié jeudi 8 avril, l’Arcep dénonce à nouveau le caractère « vieillissant » du réseau cuivre d’Orange et une qualité de service « particulièrement dégradée à certains endroits ». Dans le même temps, une mission parlementaire signale « la colère montante issue des territoires, en particulier hyper-ruraux, qui subissent depuis des années la dégradation de l’entretien et de la maintenance du réseau historique sur cuivre ». Elle estime qu’Orange « est insuffisamment incité à remplir ses obligations avec sérieux » et propose d’instaurer un système de sanctions.
A FOCom nous déplorons depuis longtemps le manque de moyens internes dévolus au réseau et son abandon à la sous-traitance, responsables d’une dégradation inadmissible du service rendu aux clients. Mais nous dénonçons également les injonctions paradoxales dont l’opérateur historique est en permanence l’objet : déployer rapidement la fibre, sur fond de concurrence exacerbée, tout en maintenant, seul, un réseau cuivre fortement dégradé, extrêmement coûteux pour une population marginale, et voué à une extinction la plus rapide possible. Plus que de menaces et de nouvelles sanctions n’est-ce pas d’une politique de soutien à l’investissement et à l’emploi dont a besoin Orange, tournant enfin le dos aux orientations ultralibérales qui fragilisent  le secteur des télécoms ?

Face à la crise, FO plaide pour la redistribution des richesses

Alors que les salariés subissent parfois durement les effets de la crise sanitaire, cette nouvelle édition du Spécial impôts pour 2021 présente les principaux changements intervenus lors de l’adoption des dernières lois de finances dont les mesures les plus emblématiques pour la fiscalité des ménages sont la baisse du barème de l’impôt sur le revenu 2020 sur les premières tranches ou la poursuite de l’exonération de la taxe d’habitation pour les 20% des ménages restants jusqu’à sa suppression totale pour tous les contribuables au 1er janvier 2023.
La France a dû faire face, comme tous les pays occidentaux, à la plus forte chute de son PIB en 2020 en temps de paix. La question du niveau des finances publiques et de l’intervention de l’État dans ce contexte de crise sanitaire et économique a joué un rôle fondamental par la mise en place de stabilisateurs économiques visant à éviter la multiplication du nombre de faillites et l’augmentation du chômage (PGE, activité partielle, FSE, report de cotisations et impôts…). Mais Bercy souhaiterait déjà sortir au plus vite de cette politique du « quoi qu’il en coûte » et revenir rapidement à la surveillance étroite des finances publiques. Une fois la crise passée reviendront les vieux réflexes sur la maîtrise des dépenses publiques et les stratégies de réduction du déficit et de la dette publique. Le risque d’un retour à l’austérité n’est pas écarté. La fiscalité des entreprises et la baisse des impôts de production représentent un montant de 31 milliards d’euros d’ici 2022. Ces baisses d’impôts consenties aux entreprises sont sans commune mesure avec les augmentations d’impôts pesant depuis plus de dix ans sur les ménages, en particulier la hausse de la CSG et taxes indirectes (TVA, fiscalité environnementale, carburants, tabac…).
Or le gouvernement a largement négligé la relance par la consommation et le soutien aux salaires (revalorisation du SMIC, point d’indice dans la fonction publique), comme celui des investissements publics dans des secteurs clés (santé, éducation, transition écologique) ou l’augmentation des minimas sociaux pour les plus fragiles et notamment les jeunes.
Pour FO, il faut avant tout redéfinir des politiques de redistribution assises sur une réforme fiscale d’ampleur qui viserait à réhabiliter l’impôt progressif et son consentement tout en intégrant les nouveaux défis environnementaux, mais également renforcer les services publics en écartant les politiques d’austérité budgétaire inefficaces et contreproductives menées notamment après la crise financière de 2008. Retrouvez le Spécial Impôts FO 2021 en cliquant ici.