Congés : FOCom écrit à Stéphane Richard pour le maintien des droits

 » Monsieur le Directeur Général,

Le gouvernement a décidé l’état d’urgence sanitaire par une loi adoptée dimanche 22 mars, promulguée lundi 23 et qui sera mise en œuvre à travers des ordonnances qui devraient être publiées dans les tous prochains jours. Il a adopté une méthode qui nous semble surprenante : d’abord faire peur à la population tout en ne lui donnant pas tous les moyens de se protéger et finir par remettre en cause le droit du travail. FOCom vous demande d’appliquer la méthode strictement inverse pour décliner à Orange les dispositions de l’état d’urgence sanitaire. En cette période particulière, les personnels ont besoin d’être rassurés, d’avoir les moyens de se protéger et de voir leurs droits garantis.
En effet, pour FO le coronavirus ne doit pas être instrumentalisé pour déroger aux règles du travail et réduire les droits des salariés. Nous attendons de vous une attitude sociale exemplaire en relation avec l’effort exceptionnel demandé au personnel pour assurer sa mission notamment en assurant le fonctionnement des infrastructures essentielles en particulier pour les secteurs indispensables tels que la santé, la défense, l’énergie, l’alimentaire, et en aidant à rompre l’isolement des personnes fragiles. Il serait incompréhensible que soit remis en cause notre système de congés au moment où il est fait appel à volontariat et où les salariés travaillent dans des conditions très difficiles, appelés à assurer la continuité de service, que ce soit sur le terrain avec le danger de contamination, confinés chez eux avec les risques liés à l’isolement, ou en cumulant travail et éducation des enfants.
Concrètement FOCom vous demande :

  • le report des dates limites pour déposer les CA et JTL,
  • de ne pas refuser l’annulation de congés (CA ou JTL) déposés pendant la pandémie, les salariés étant dans l’impossibilité de réaliser les projets de voyage et de séjours,
  • de ne pas modifier unilatéralement les dates de prise de congés payés, des JTL, ou encore les modalités d’utilisation du compte épargne temps.

Puisque la loi prévoit la nécessité d’un accord collectif pour que l’employeur puisse imposer 6 jours de congés payés pendant l’état d’urgence sanitaire, nous pouvons dès à présent vous dire que nous y sommes totalement opposés.
Espérant que vous serez sensible à nos arguments, nous vous prions de croire, Monsieur le Président Directeur Général, en l’assurance de nos sentiments les meilleurs.

Le 24/03/2020

Jean Marc Lis
Délégué Syndical Central »

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