Les pères pas chauds pour le congé parental

A l’approche du 8 mars l’étude de l’OCDE tombe à pic. Elle montre que les pères rechignent à prendre un congé parental rémunéré. En France, ils ne représentent que 4% des parents qui prennent un congé parental, à peu près comme il y a dix ans. Cela conforte notre scepticisme quant aux effets de la réforme de janvier 2015. L’objectif, selon le gouvernement, était de mieux répartir le congé parental entre les deux parents. En le passant de six mois à un an pour un premier enfant, sous condition que les deux parents le prennent. Et à partir du deuxième enfant, en le laissant à trois ans mais reparti deux ans pour un parent, un an pour l’autre. Ces contraintes volontaristes de partage des congés ne règlent pas le problème de fond qui est essentiellement d’ordre financier.
Tant que les femmes gagneront moins que les hommes (et il y a encore 18,8 % d’écarts de salaires), les parents ne verront aucun intérêt à ce que ce soit les pères qui prennent le congé parental.  Pour augmenter la part des hommes en congé parental, l’OCDE suggère la mise en place de périodes de congé parental plus courtes, mais mieux rémunérées comme en Allemagne où depuis 2007 l’indemnisation des pères et des mères est proche de leur salaire. Il serait bon que la secrétaire d’Etat à l’égalité réelle s’en inspire.

A Orange, si le pourcentage des hommes par rapport au nombre de parents qui ont pris le congé parental à doublé depuis 2012, il reste très limité puisqu’il est de 6,18% en 2014.