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Plan de départs chez Orange Espagne : FO Com s’indigne

drapeau_espagneSuite à la fusion d’Orange Espagne et de Jazztel, la Direction du Groupe a annoncé un plan « d’ajustement » et de « départs volontaires » concernant 550 personnes.
Des négociations se sont ouvertes avec les syndicats espagnols le 10 février afin de fixer les conditions de départ (préretraites, indemnités de départ…). Ces négociations devraient durer un mois en conformité avec les lois espagnoles. La Direction d’Orange s’était engagée lors du Comité Groupe Monde de juin 2015 à ce que l’impact de la fusion sur l’emploi soit résiduel. Malgré l’embauche en parallèle de 300 personnes sur d’autres sites, avec un taux de chômage de 21 % en Espagne, la situation des 550 personnes concernées n’a rien de « résiduelle ». Le Groupe publie des résultats en hausse constante, obtenus grâce à l’implication de tous ses personnels. FOCom réitère son exigence : les consolidations, rachats et réorganisations doivent se réaliser sans aucune casse sociale. FOCom exprime sa solidarité avec les collègues espagnols et s’associe à eux pour que les négociations en cours aboutissent à des solutions dignes satisfaisant l’ensemble des salariés concernés. n

Le rachat de Jazztel doit se faire sans licenciements

Le rachat de Jazztel par Orange a finalement été autorisé moyennant d’importantes concessions.
Orange devrait céder le réseau optique de la société espagnole (700.000 prises FTTH) et louer à un concurrent son réseau ADSL (à un tarif réglementé). Ces conditions imposées par l’autorité “anti trust” européenne rendent l’opération économiquement beaucoup moins intéressante. Mais surtout, et c’est ce qui nous préoccupe prioritairement en tant que syndicat, 400 licenciements seraient prévus en Espagne, à Madrid essentiellement. Nous réaffirmons que les consolidations doivent se réaliser sans casse sociale.

Jazztel conditionnel

Depuis novembre dernier, la Commission Européenne étudie l’offre d’Orange pour le rachat de l’opérateur espagnol Jazztel, ce projet pouvant, selon elle, nuire à la concurrence. Sans dire oui officiellement, Bruxelles donne sa permission, mais sous conditions. En contrepartie du rachat de Jazztel pour 3,4 milliards d’euros, Orange devra louer à des concurrents la quasi-totalité du réseau ADSL fraîchement acquis par Jazztel et céder le déploiement de la fibre dans 700 000 foyers parmi les 3,7 millions de son réseau. Ces exigences de Bruxelles entament l’intérêt de cette transaction car si Orange lorgnait Jazztel, c’était bien dans le but d’accélérer le déploiement de la fibre en Espagne, sans pour autant céder 700 000 foyers à la concurrence. C’est toujours la même logique libérale qui motive la Commission européenne : affaiblir les opérateurs pour préserver la sacro sainte concurrence ! FOCom sera en tout état de cause attentive à ce que cette opération ne pénalise en rien les personnels.

Le FMI pour le 9 avril ?

Deux économistes du très libéral Fonds Monétaire International, Florence Jaumotte et Carolina Osorio Buitron, viennent de sortir une analyse dans laquelle elles mettent en évidence “l’existence d’un lien entre la baisse du taux de syndicalisation et l’augmentation de la part des revenus les plus élevés dans les pays avancés durant la période 1980-2010″. Cette étude devrait en toute logique amener tous ceux qui s’alarment de l’accroissement des inégalités à aider au renforcement des syndicats et de leur influence. Ce n’est manifestement pas l’objet de la loi Macron qui vise essentiellement à restreindre les droits des salariés ni de la future “réforme du dialogue social” qui vise à limiter l’action des représentants du personnel. Alors comptons sur nous-mêmes en renforçant FOCom et en manifestant le 9 avril !

Qui perd… perd

La Commission européenne a adressé à Orange un relevé des griefs qu’elle oppose à son projet de rachat de l’opérateur espagnol Jazztel. Toujours sous le même motif : le rachat de Jazztel par le groupe français nuirait à la concurrence sur le marché de l’accès fixe à internet et des offres fixe-mobile en Espagne, avec un risque de hausse des prix. Décidément les dogmes européens les plus stupides ont la vie dure ! Concurrence et consumérisme ont déjà amplement montré leur nuisance pour le développement du secteur, la résistance aux prédateurs extra européens, l’investissement et les emplois. Et une fois de plus c’est l’opérateur historique qui est visé. Plus que jamais notre mot d’ordre est d’actualité pour défendre Orange et l’avenir de ses salariés : “touche pas ma boîte !”
Décision fin avril.