Egalité pro

Une note pour lutter contre l’inégalité femmes/hommes

Avec un écart entre les femmes et les hommes de 25% sur les salaires et de 37% sur la retraite, l’égalité professionnelle reste à conquérir.
Parmi les mesures phares de la «loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel» du 5 septembre 2018, figure un index de l’égalité salariale que doivent mettre en œuvre les entreprises de plus de 1000 salariés. Celles qui auront obtenu moins de 75 points devant mettre en place des actions correctives avant le 1er mars 2022 pour redresser les écarts sous peine de sanctions pouvant aller jusqu’à 1% de la masse salariale.
Lors de la présentation de cette grille de notation par le gouvernement, FO avait considéré que la démarche constituait une avancée tout en relevant les «failles» du système de notation retenu. Sur une échelle de 100 points, l’absence totale d’écart salarial en rapporte 40, l’égalité devant les augmentations annuelles = 20 points, l’absence d’écart dans les promotions = 15 points, les mises à niveau de salaire au retour du congé maternité = 15 points, la présence des femmes parmi les plus hautes rémunérations = 10 points. Ce qui fait qu’une entreprise peut obtenir une «bonne note» tout en maintenant des écarts de salaire.
Orange a obtenu 94 points. Pour l’instant, c’est une des meilleures notes parmi les grandes entreprises qui devaient communiquer la leur à partir du 1er mars. FOCom est curieuse de connaître le mode de calcul de celle d’Orange.

Les femmes et le droit du travail

Du droit au travail aux droits du travail à l’égalité des droits
Contrairement aux idées reçues, les femmes ont toujours travaillé. Dans les champs, à domicile, dans les mines, les manufactures… Ainsi, en 1906, 44,8 % des femmes étaient actives. En 1914, les femmes représentent 36,7% de la population active.
Mais leur travail est longtemps demeuré économiquement invisible, non reconnu. Le droit au travail des femmes est récent. Elles travaillaient mais n’avaient pas droit au travail et, bien entendu, il en est découlé que leurs conditions de travail sont restées pires que celles de leurs homologues masculins.
La question du droit au travail des femmes fonde la question de leur statut social. Le droit au travail est une des clefs de leur émancipation, de la conquête de leur autonomie, notamment financière. L’accès au travail donne une existence sociale, permet un partage des valeurs et des responsabilités, mais surtout conditionne l’indépendance financière, socle de toutes les libertés. C’est la conquête de cette autonomie qui conditionne, in fine, toutes les autres. La maîtrise de leur fécondité, la contraception, l’IVG, l’autorité parentale partagée, le divorce par consentement mutuel, le droit de vote (2 novembre 1945) sont des conquêtes récentes liées à leur condition sociale. Il n’y a pas de vie sans autonomie, pas d’autonomie sans travail rémunéré. Même exploitées, même aliénées par un travail non qualifié, précaire et sous payé, les femmes ont conscience de l’importance de ce droit au travail chèrement, difficilement acquis…

Lire : Les femmes et le droit du travail

A partir du 6 novembre 15h35 les femmes travaillent gratuitement

C’est la traduction évocatrice des écarts moyens de salaire entre les femmes et les hommes en France. Le 7 Mars dernier, le gouvernement a présenté sa feuille de route se donnant pour objectif la suppression dans les trois ans des écarts de salaire injustifiés. Mais, entre déclarations d’intentions ambitieuses et réalisations concrètes, il reste, on le sait d’expérience, beaucoup de marge.
FO préconise la mise en place d’un outil national garantissant simplicité, transparence et égalité de traitement validé au préalable par l’ensemble des organisations syndicales notamment sur la pondération des critères retenus et sur la méthode de calcul des écarts. Et nous réaffirmons la nécessité de sanctions financières vraiment persuasives pour toute irrégularité constatée non résolue dans les trois ans.

inFOégalité d’octobre

vers l’égalité pro à orange

egalite-pro-oct-2018Depuis de nombreuses années, FOCom se bat, notamment lors des négociations salariales, pour faire de l’égalité professionnelle une réalité à Orange. Nous avons ainsi obtenu des mesures spécifiques afin de corriger les écarts salariaux : 1700 situations ont été traitées entre 2015 et 2017.
La direction reconnaît néanmoins qu’il demeure encore des situations individuelles d’écarts de salaires en particulier concernant les femmes des tranches d’âge supérieures à 45 ans. Nous y sommes attentifs.

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