Orange

Résultats d’Orange : merci qui ?

L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) retraité du premier semestre a baissé de 4,3%, à 6,1 milliards d’euros, pour un chiffre d’affaires en recul de 4,9%, à 19,6 milliards.
Le recul de l’activité en France ralentit (-4,7% sur le semestre) et la forte dynamique en Afrique se poursuit (+9,2% au deuxième trimestre). Les ventes nettes de forfaits mobiles ont augmenté sur le semestre de 146.000 et le nombre d’abonnés aux services mobiles de l’opérateur progresse de 5%, à 178,7 millions, dont 7,6 millions en 4G.
Les investissements ont augmenté de 3,1%, à 2,5 milliards (4G et fibre optique), en visant une stabilisation sur l’année.
La dette nette a baissé de 3,3 milliards d’euros, à 27,4 milliards, grâce à l’émission de 2,7 milliards d’obligations hybrides assimilées à des fonds propres. La dette nette rapportée à l’Ebitda tombe ainsi de 2,37 au 31 décembre 2013 à 2,17 au 30 juin 2014.
Stéphane Richard a confirmé son objectif annuel d’un Ebitda compris entre 12 et 12,5 milliards d’euros et une stabilisation de la marge de profit. La dette nette rapportée à l’Ebitda devrait approcher un ratio de 2.
FOCom enregistre avec satisfaction ces résultats positifs maiss’insurge en revanche contre une nouvelle réduction des coûts (511 millions d’euros) que porte essentiellement le personnel et réclame que les bons résultats enregistrés servent à améliorer l’emploi, les rémunérations et les conditions de travail (plutôt que le dividende – qui est confirmé à 0,60€ par action).

Orange: FOCom dénonce la grande braderie estivale

Une nouvelle fois, l’Etat, profitant de la période estivale, se débarrasse d’une partie de ses parts dans Orange. Pour 800 millions d’euros, il vient de céder 2% du capital. Cette vente semble n’être que le début d’une grande braderie dans les semaines et mois qui viennent. FOCom dénonce cette politique d’abandon qui ne peut conduire qu’à un affaiblissement de l’opérateur historique et du pays dans le paysage du numérique européen et mondial. L’Etat doit maintenir sa place dans Orange afin de construire un vrai projet industriel dans les télécommunications et assurer la souveraineté française dans cette filière stratégique face aux prétentions des acteurs d’outre atlantique.

Un nouveau coup en préparation contre Orange

SFR réclame 1/2 milliard € de dommages et intérêts devant le tribunal de commerce, à Orange pour pratiques anti-concurrentielles sur le marché entreprises. L’aventurier Drahi veut engranger sans mette un sou sur la table : il déploie sur ce marché moins de 4% des moyens humains qu’engage Orange.
Parallèlement, la plainte portée en 2010 pour les mêmes motifs devant l’Autorité de la concurrence doit être jugée cet automne. Le gendarme de la concurrence pourrait infliger à Orange une amende record de plusieurs centaines de millions d’euros. Ce serait incontestablement un terrible coup porté à l’opérateur historique au moment où il a le plus besoin d’investir dans les nouveaux services pour soutenir la concurrence outre atlantique et dans le THD pour assurer sa mission auprès des citoyens. “Touche pas à ma boîte” reste pour FOCom complément d’actualité !

Orange, le cloud et le service public

L’État vient de confier à Orange la mise en place, la gestion et l’exploitation des nouveaux services informatiques dématérialisés, le “cloud” d’état, pour une durée renouvelable de deux ans.
Pour FO, la dématérialisation ne saurait être exclusivement motivée par une réduction des coûts au détriment des emplois de la fonction publique et du service public. Les services dus au public doivent rester accessibles à tous, dans les meilleures conditions. Il serait par exemple inacceptable que les citoyens n’ayant pas accès à Internet ne puissent déclarer leurs impôts. Les gains dégagés par la numérisation doivent servir à améliorer le service public et la dématérialisation se faire sans aggraver la fracture numérique.

La banque en ligne d’Orange : pas n’importe comment

Stéphane Richard a annoncé l’ouverture d’une banque “100% digitale et 100% innovante” pour 2016 qui permettra d’effectuer toutes les opérations bancaires courantes y compris du crédit immobilier. Il précise : “Orange est légitime pour devenir une banque : il dispose d’une marque forte, de 1000 points de vente et d’une base de 27 millions de clients qui lui font confiance sur deux points essentiels: la sécurité et la fiabilité”.
Si FOCom n’a pas de position de principe sur cette activité qui existe déjà en Pologne et en
Afrique, elle sera en revanche très vigilante sur les garanties données aux personnels en termes de formation, de rémunération et de charge de travail.