Orange

Orange gardens : « human inside » vraiment ?

Orange Gardens regroupe sur 72000m² d’un quartier en déshérence de Châtillon, 3000 salariés entièrement dédiés à la recherche et à l’innovation. La volonté affichée par Stéphane Richard de « toujours « mettre l’humain au centre » se doit justement de n’être pas que de l’affichage. Lors des négociations sur le projet de déménagement, FOCom a beaucoup oeuvré en amont pour obtenir des garanties quant aux conditions de travail et de transport ainsi que des mesures d’accompagnement concrètes. Les personnels impactés étaient en effet pour la plupart initialement implantés dans des lieux animés, commerçants et surtout mieux desservis par les transports. Ils avaient des habitudes de travail et avaient quelques appréhensions légitimes quant à un projet qui, au-delà des belles intentions de démultiplier les capacités d’innovation du groupe, allait (avant tout ?) diminuer ses coûts immobiliers.
Vitrine de la stratégie d’Open Innovation du Groupe cet ecocampus se veut un lieu ouvert et propice à la co-innovation favorisant décloisonnement des expertises, proximité, transversalité et agilité collective. Au delà des intentions affichées, il reste à écouter et accompagner concrètement les salariés d’Orange gardens dans leur quotidien. Ce que nos militants ne manquent pas de faire notamment dans la commission de suivi de l’accord.

Cacophonie gouvernementale sur la sortie du capital d’Orange

Le directeur de l’Agence des Participations de l’État (APE), Martin Vial, a déclaré mercredi 1er juin lors d’une audition devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale : « il n’y a pas aujourd’hui de projet de l’État de se désengager d’Orange (…) l’État souhaite conserver une minorité de blocage ». Il fait ainsi écho (dissonnant) aux propos d’Emmanuel Macron devant le Sénat. Pas vraiment de quoi nous rassurer toutefois sur l’avenir puisque l’AEP en charge de la gestion du portefeuille de l’État actionnaire annoncé des cessions pour 2016 notamment pour financer la montée au capital dans EDF et Areva. Parole d’un jour ne vaut pas toujours, telle semble être la doctrine gouvernementale. FOCom reste vigilante sur cette question stratégique qui engage l’avenir d’Orange et au-delà de l’ensemble de la filière.

Vente d’Orange par l’Etat : pour FOCom, le meilleur moment c’est : « JAMAIS »

Emmanuel Macron a affirmé mercredi 25 mai devant la commission des Finances du Sénat que l’État n’a « pas vocation à rester de manière pérenne au capital d’Orange ».
Pour FOCom, Le problème n’est pas d’attendre « des conditions de marché plus favorables » pour se désengager de l’opérateur Orange. L’État doit rester l’actionnaire de référence. Car comme le dit par ailleurs le Ministre de l’Economie dans cette même intervention : « Sur Orange, nous avons une préoccupation patrimoniale comme actionnaire, et sectorielle comme régulateur, pour l’investissement dans les infrastructures télécoms ».
Pour FOCom, ce n’est en aucun cas le cours de l’action qui doit être un facteur déterminant dans la participation de l’Etat au capital d’Orange. Celle-ci est indispensable afin de pouvoir relever le défi des enjeux du Numérique et des besoins de la filière.
FOCom est opposée à toute nouvelle cession du capital d’Orange par l’Etat.

Zones blanches : sanctions en vue pour Orange

A côté de l’injonction faite opérateurs de couvrir 40% des zones peu denses (18 % de la population et 63 % du territoire) en 4G, d’ici à janvier 2017 restait la question de la couverture en 2G de toutes les zones blanches au 1er janvier 2016. Selon l’ARCEP, à cette date, Bouygues Telecom s’était mis conformité mais il restait à équiper 5 centres-bourgs à Orange et 47 à SFR. Bien qu’Orange declare avoir depuis couvert les communes en question l’ARCEP dit réfléchir aux sanctions à infliger et aux possibles amendes associées… 

Contrôler les impacts de la révolution numérique

Selon l’OCDE, 9% des emplois en France présentent un « risque élevé de substitution » c’est à dire remplaçables par une machine, soit 2,4 millions d’emplois. Près de 30% des emplois devront, au minimum, évoluer sérieusement, les travailleurs devant faire face à un changement de la nature de leur travail. Ces emplois ne présentent pas un risque élevé d’automatisation complète, mais « ils comportent une proportion importante (entre 50% et 70%) de tâches automatisables ». Ils ne disparaîtront pas totalement mais seront réorganisés en profondeur et les travailleurs devront s’adapter aux changements. Pour FOCom cela confirme que s’il est difficile d’empêcher la « révolution numérique », il est impératif, en revanche, de prendre, le plus en amont possible et à tous les niveaux, les mesures pour protéger les salariés, leur emploi, leurs conditions de travail et leur statut. C’est la raison pour laquelle nous avons signé le « premier accord sur l’accompagnement de la transformation numérique d’Orange » qui fixe les premières mesures d’encadrement de la digitalisation du travail dans notre entreprise.