Orange

Le baromètre social.. moins social

La campagne 2017 du nouveau « baromètre salarié » sera lancée le 9 novembre sur une période de trois semaines. Construit en miroir de la promesse autour de trois groupes d’indicateurs, compétences, agilité et engagements, il se déclinera sur 49 questions (dont une ouverte) sur le périmètre Groupe et devrait refléter (nous citons), « la philosophie de la promesse Orange ».
Dans la continuité d’Essentiel 2020 et de son plan d’économie Explore 2020 accélérant les suppressions d’emplois, ce baromètre marque une rupture avec le précédent. Il sera moins axé sur l’humain et davantage la priorité de « faire vivre aux clients une expérience incomparable ». Si nous comprenons l’élargissement du périmètre de salariés sondés au niveau du Groupe, nous nous interrogeons sur la mesure qui pourra être faite de l’état d’esprit des personnels ainsi que de leurs aspirations, puisque le questionnement se fera essentiellement sur la mise en œuvre de la promesse employeur. Nous souhaitons donc qu’une information soit faite en CNHSCT afin d’avoir une vision plus axée « terrain » de la mesure de la performance sociale de l’entreprise. Seule une participation massive des salariés permettra une analyse exhaustive des problématiques constituant le quotidien de la force humaine de l’entreprise.

FOCom s’oppose à tout nouveau désengagement de l’État dans le capital d’Orange

Concernant la liste des cessions de titres que l’exécutif entend céder, le commissaire aux participations de l’État a annoncé mercredi lors d’une audition devant une commission  de l’Assemblée nationale que l’exécutif prendra sa décision dans le courant de l’automne. Ces opérations devraient alimenter un fonds de 10 milliards d’euros, dont les produits sont censés financer à hauteur d’environ 200 millions par an des investissements dans des secteurs innovants. En dehors d’ADP et d’Engie, les entreprises les plus souvent  citées sont la Française des Jeux, Renault, Safran et… Orange. FOCom rappelle sa totale opposition à toute nouvelle cession des parts détenues par l’État dans le capital d’Orange. L’opérateur historique fait partie, selon nous, des entreprises stratégiques dans le capital desquelles l’État entend rester. Il n’y a pas que la défense, l’énergie nucléaire ou les mines qui soient « stratégiques ». Le numérique et les télécoms, secteur innovant s’il en est,  constituent un enjeu majeur pour l’avenir économique du pays comme pour la sécurité (des réseaux, des serveurs, des données…).

Orange dans la première fournée des cessions de l’Etat ?

Les rumeurs vont bon train dans les milieux boursiers concernant la revente par l’État de ses participations dans un certain nombre d’entreprises. Selon ces bruits persistants, « la première cession d’envergure pourrait être Orange, qui présente le triple avantage d’afficher une valorisation correcte, des exigences réglementaires réduites et un enjeu politique modéré » (boursier.com du 7 août). Cette opération pourrait intervenir dès septembre. Nous réaffirmons que nous nous y opposons de toute notre énergie, avec le personnel d’Orange. Pour préserver l’opérateur historique, son personnel et sa place centrale dans le secteur.

Stop à la casse du réseau de distribution

Une étude récente sur le réseau de distribution physique des 4 opérateurs de télécoms montre qu’entre 2008 et 2016, le nombre total de boutiques a baissé de 29%. Orange est celui qui a le plus réduit son réseau exclusif : -43% (dont 282 Mobistore). Alors qu’en 2012, il comptait 1115 boutiques, en 2015 il n’en avait plus que 790 (dont 515 en Agence Distribution). En 2016, le nombre de boutiques d’AD est passé de 515 à 459. Et en 2017, une quarantaine de fermetures est prévue.
La direction d’Orange prévoit une réduction de 11% en 2018 et de 12% en 2019. Elle le justifie par le développement du digital, par la rationalisation du maillage et par la baisse de fréquentation.
Or tous ces pronostics sont démentis par la réalité :
– les actes commerciaux réalisés en AD ont augmenté de 3,5% entre 2015 et 2016 alors que l’effectif baissait de 0,6%
– la fréquentation des AD (-15% entre 2011 et 2016) a beaucoup moins diminué que le nombre de boutiques (-23 %).
Pour FOCom, il faut arrêter immédiatement de fermer des boutiques et créer les emplois nécessaires. L’enjeu est bien sûr commercial mais concerne aussi les conditions de travail… très dégradées, comme l’a d’ailleurs pointé l’enquête triennale du CNPS sur le stress de 2016.

FOCom reçue par le Ministre du numérique

FOCom a été reçue mercredi 12 juillet par Mounir Mahjoubi, Secrétaire d’État chargé du Numérique. Dans ce premier contact, nous avons pu développer notre analyse de l’état de la filière des télécommunications en France, des conséquences catastrophiques de la politique d’hyper-concurrence, de la régulation déséquilibrée et incohérente et de l’invraisemblable gabegie du plan France Très Haut Débit. Sur ce dernier point, nous avons mis en évidence les résultats désastreux du schéma des RIP et de la balkanisation des réseaux THD. Surcoûts démesurés, retard de plusieurs années, incompatibilités techniques, différences de prix d’un territoire à l’autre, constitution de monopoles locaux et de barrières à l’entrée, politique opaque des opérateurs de RIP, etc. Le Ministre a été attentif à nos arguments et n’a pas contesté l’existence de difficultés dans le déploiement du plan THD. Nous avons également demandé la réactivation du Comité Stratégique de la Filière Numérique. Nous avons été écoutés, nous espérons avoir été entendus.