Orange

Un Tshirt qui fait débat

Beaucoup de salariés ont réagi à la réception d’un Tshirt noir estampillé d’un logo Orange Réseau Mobile N°1 assorti de 8 étoiles symbolisant notre classement de meilleur réseau mobile depuis 8 ans, envoyé par Fabienne Dulac en même temps que le mag. Alors que la direction a refusé la prime pour tous que nous réclamions en récompense des résultats obtenus, le seul « cadeau » d’un TShirt « de taille incertaine, en matière synthétique et sans forme » ça fait vraiment… peu !
D’autres collègues pointent la contradiction entre la perspective affichée par le PDG que « 2019 sera l’année de l’exercice ambitieux, serein, déterminé, de la responsabilité sociale, environnementale, globale, d’Orange » et la commande de milliers de Tshirt importés du Mexique et fabriqués au Bangladesh, pays constamment pointé du doigt par l’OIT (Organisation Internationale du Travail) pour les conditions de travail déplorables de ses travailleurs, notamment dans le textile. On se rappelle ainsi de l’effondrement de l’immeuble Rana Plaza qui avait provoqué en 2013 au moins 1 127 morts… et ça ne s’est pas arrangé depuis.

Arrêt des projets destructeurs

Le déménagement des salariés de DSI de Lyon est un exemple de ces projets mal traités qui mettent en cause nos modes de fonctionnement et impactent très négativement notre cadre de travail. Saisis par les salariés DSI Lyon1 de la Tour Part-Dieu et de Gailleton, les élus du CHSCT ont alerté la direction le 6 février sur plusieurs points concernant le transfert des équipes DSI Lyon1 des sites Lyon Tour Part-Dieu et Lyon Gailleton vers le site Lyon Sky56. En résumé ils ont relevé :
– une atteinte aux droits des salariés,
– des infractions au code du travail,
– le non respect de l’accord sur les moyens des IRP,
– des manquements graves et des atteintes à la sécurité.
En conséquence, ils ont demandé le report du déménagement (prévu lundi 11/02 pour la Tour Pare-Dieu et le 18/02 pour Lyon Gailleton). Ils ont également exigé l’arrêt du Flex office (aménagement dynamique) et le retour à des positions attitrées pour les salariés qui le veulent dans les locaux de Sky56 pour la DSI.

L’Arcep rejette toute scission d’Orange

Le gendarme de la concurrence a rejeté la demande pour avis adressée par l’OATA de scinder fonctionnellement les branches de détails et d’infrastructure d’Orange en deux entités distinctes. Les 45 opérateurs réunis au sein de l’AOTA envisagent désormais de se tourner vers Bruxelles pour faire valoir leur position.

Orange à nouveau menacée de démantèlement

Dans la foulée des 2 mises en demeure dégainées par l’ARCEP, l’AOTA, une association d’opérateurs alternatifs qui regroupe environ 45 acteurs, réclame le partage d’Orange en 2 entités : une dédiée à l’infrastructure et l’autre aux activités de service à l’image de la SNCF. Démanteler l’opérateur historique est un vieux rêve de tous les ultra-libéraux, qui refait surface dans le sillage des attaques du régulateur au nom de la sacro-sainte concurrence. FOCom ne laissera évidemment pas faire.

De l’argent pour les emplois c’est mieux que pour des amendes

Orange pourrait être sanctionné d’une amende maximale de 5 % de son chiffre d’affaires réalisé en France, soit près d’un milliard d’euros sur chacune des 2 récentes mises en demeure de l’Arcep. La première visait la qualité dégradée de son réseau cuivre. La deuxième concerne l’accès des autres opérateurs à ce réseau.
Pour répobdre à l’injonction du régulateur, Stéphane Richard avait annoncé fin novembre le recrutement de 200 techniciens supplémentaires et une hausse de 17% du budget de maintenance par rapport à celui de 2017 (environ 500 millions d’euros). Et 280 chargés d’étude sur le marché entreprise ont été recrutés depuis septembre, portant les effectifs de ces spécialistes des petites opérations d’infrastructure à destination des professionnels à 1.800.
Pas sûr (et c’est un euphémisme) que ces recrutements vont suffire à remettre en état un réseau de 30 millions de lignes cuivrées trop longtemps négligé et à améliorer les indicateurs de qualité des offres de gros. En effet, comme FOCom ne cesse de le dénoncer : le non remplacement des techniciens fragilise durablement notre force d’intervention et accélère la fuite irrémédiable de nos savoirs-faire. Si Orange ne parvenait pas à redresser la situation, il serait vraiment râlant d’avoir à payer les amendes colossales dont on est menacé. Cet argent aurait été mieux placé dans les milliers d’emplois que nous réclamons depuis des années !